ciné classique dimanche 01/12 à 18h30 et lundi 02/12 à 14h: La Strada

Début d'un cycle consacré à Federico Fellini
dimanche 1 décembre à 18h30
La Strada (1954) ( 1h48)



La vie des pêcheurs est dure, sur cette plage d’hiver. Pour quelques lires, Gelsomina est vendue par sa mère à Zampano, un lutteur de foire. L’adolescente lunaire suit le colosse sur la strada (« la route ») et l’assiste dans ses spectacles. Incapable de s’avouer son amour pour elle, Zampano la maltraite. Gelsomina rencontre alors le Fou, un acrobate…



Entièrement tourné en extérieur dans des conditions infernales, ce film itinérant vogue au gré de la composition époustouflante des ­acteurs. Brusque et hâbleur, Anthony Quinn rend sa violence caressante. Avec sa cape de deuil et sa « face d’artichaut », Giulietta Masina oscille entre Charlie ­Chaplin et Stan Laurel. Roulements de tambour et trépignements : voilà un chef-d’œuvre.



"L'exploration documentaire du spectacle circassien et de sa puissance de fascination se teinte par moments d’une étrangeté toute visuelle. " 
"Fellini fait ainsi traverser par Gelsomina et Zampanò des espaces étrangement désolés, sortes de symétriques cinématographiques des paysages picturaux de Giorgio De Chirico. Tirant alors vers un surréalisme discret, La Strada quitte le registre de la chronique documentaire pour s’engager dans celui du conte métaphorique."



"Un vent de modernité souffle en rafale sur cette œuvre consacrée par une pluie de récompenses – Lion d’argent à Venise en 1954, Oscar du meilleur film étranger en 1957, consécration mondiale de Giulietta Masina – et une réception critique unanime. À partir de l’héritage néoréaliste, assumé par le choix de personnages issus de milieux populaires et marginaux – danseurs, troubadours et saltimbanques se perdent sur les routes d’un monde nu où ils répandent une poésie baroque – Fellini pose sur le monde un regard juvénile et plein d’espoir lui permettant de signer un film d’une force expressive désarçonnante."

Projection en partenariat avec l'association muretaine Amici
 autre séance lundi 2 décembre à 14h

Hommage à la Retirada

Hommage à la Retirada

jeudi 28 novembre à 20h30

2 films documentaires : un court métrage + un long métrage
Soirée animée par Jean-Claude Gouze d'Amnesty international




Aqui y Alli ( Emma Farinas) (15 minutes)
Aquí y allí (Ici et là-bas) est une histoire d’amour, celle de Lucía et Jordi, deux jeunes Espagnols qui s’aiment dans la Barcelone des années 1930. Sous forme épistolaire, ils se remémorent cette époque heureuse alors que Jordi fuit les bombardements de la guerre civile et tente de rejoindre la frontière. Lucia, déjà en France, relate quant à elle sa quête désespérée pour retrouver Jordi.

Et les vieilles photos noir et blanc défilent pour nous raconter cette histoire intime et universelle...




Armonia, Franco et mon grand-père (Xavier Ladjointe) (1h10)

Pourquoi et quand ses grand-parents sont-ils venus en France ? Le silence de sa mère pousse le narrateur à l'emmener en Espagne chez la famille espagnole. Entre interdits et émotions, la parole se libère mais cette quête vire bientôt à l'obsession de connaître la vérité sur ce grand-père, véritable mentor. 

Un film très émouvant ! Une enquête familiale dans l’Histoire ou comment la petite histoire conduit à la grande Histoire? magnifique !


Xavier Ladjointe

"J'ai eu le désir de mettre en images l'histoire de ma grand-mère dès qu'elle me la racontait: c'était l'histoire d'une femme de 20 ans, ma grand-mère, qui marchait pieds nus dans la neige des Pyrénées. Elle portait sur son dos une petite fille de 2 ans, ma mère. Elle fuyait les fusils franquistes pour retrouver mon grand-père qui l'attendait en France. C'était une vision très romantique de ce que vécurent en réalité mes grands-parents..."

Biographie

Xavier Ladjointe commence à réaliser des courts-métrages puis se forme au scénario à l’INA en 2011. Suit la réalisation d’un documentaire militant, Ma vie avec ATTAC 06. Il s’intéresse depuis 2 ans à la série télévisée et digitale et se forme au CEFPF (Centre Européen de Formation à la Production de Films). Le long-métrage documentaire Armonía, Franco et mon grand-père est une quête identitaire du jeune réalisateur, une introspection en même temps qu’une rétrospective sur le passé de sa famille et sur celui de l’Espagne tout entière.

BABEL PLAZA

Lundi 25 novembre à 20h30
Babel Plaza, une oasis dans l'exil ( 1h03)

en présence du réalisateur Jean-Jacques Cunnac (en partenariat avec l'ACREAMP)




Un îlot de vie au coeur de l’exode en plein centre d’Athènes : le City Plaza. Un ancien hôtel,une tour de sept étages, squattée par des réseaux associatifs, comme ultime acte de « solidarité agressive », pour permettre à plus de 420 réfugiés de vivre dans la dignité. Réfugiés, jeunes bénévoles européens, activistes grecs, hommes, femmes, enfants y partagent le quotidien et s’exercent à expérimenter un modèle, celui de l’auto-gestion, où chacun doit être acteur et participer. Dans cette bulle éphémère de vie, on vient chercher des solutions, de l’apaisement, un quotidien un peu plus léger malgré les menaces extérieures, la promiscuité et l’incertitude des lendemains, avant de reprendre la route.


C’est une alternative nécessaire et pertinente aux camps, à ces zones "d’apartheid" loin des centres villes où les réfugiés demeurent des "invisibles".

Enfin, un film qui nous parle de migrants sans misérabilisme mais en étant au plus près d'eux, de leurs préoccupations, de leurs espoirs et de leur recherche d'une vie meilleure: un film positif et chaleureux. 

Jean-Jacques Cunnac


Très jeune tombé dans la bricole des films expérimentaux et du montage, Jean-Jacques Cunnac finalise ses études à l’ESRA à Paris et monte la société de production Loin des Côtes. Il travaille pour la télévision depuis plus de 20 ans comme monteur et cadre technique (M6, NBC à Hong Kong, TSR à Genève, France 3). Réalisateur de plusieurs films institutionnels et d’entreprise, et de deux courts métrages de fiction, il est aussi pianiste et compositeur de musiques de films. En parallèle, il réalise des films de fiction et documentaires.

Ce film est co-produit par la Région Occitanie et a été sélectionné à Cinemed ( Montpellier)

Tout est possible





ciné classique :Souvenirs d'en France dimanche 24/11 à 18h30

Ciné classique

Souvenirs d'en France ( André Téchiné 1975)

dimanche 24 novembre à 18h30

séance présentée par Frédéric Thibaut de la Cinémathèque de Toulouse
(En partenariat avec l'ACREAMP)




Résumé :

Dans la France provinciale des années 1930, une fratrie bourgeoise à la tête d’une usine voit son monde bouleversé par l’arrivée de Berthe, blanchisseuse modeste qui, épousant l’un des deux frères, va peu à peu prendre les rênes de l’héritage familial…



Invisible depuis sa sortie en 1975, Souvenirs d’en France, deuxième film d’André Techiné, revient en salles. Cette fresque détonante contenait déjà, en germe, le caractère profondément romanesque d’une œuvre aussi discrète qu’indispensable dans le cinéma français.



S'agit-il en fait de Souvenirs d’enfance ?

"Oui, je raconte d’où je viens, mais je le fais d’un point de vue historique. Ce qui me guide, c’est l’évolution de la France pendant ces années-là, la manière dont mon roman familial s’écrit avec les différents tournants de l’Histoire."

Quelle distribution?

"Jeanne Moreau était une comédienne qui avait des nuances absolument infinies, Avec Marie-France Pisier il y avait un contraste qui servait leurs personnages. Et, autour d’elles, j’avais réuni des figures mythologiques pour moi... "

"Au coeur de cette histoire, le destin de deux femmes de caractère, insoumises, qui prennent le relais dans une famille patriarcale."



"Dans l’écrin de couleurs chatoyantes signées du grand chef opérateur Bruno Nuytten, Souvenirs d’en France est une belle façon de se plonger dans les débuts flamboyants d’André Téchiné."

"Une épopée familiale, sociale et historique dans la France du Sud, où André Téchiné donne déjà à voir sa formidable passion pour des personnages intenses et romanesques, interprétés entre autres par des actrices emblématiques."

"une œuvre qui n’a pas vieilli d’un pouce, et dont la modernité annonce déjà la force de l’œuvre entière d’André Téchiné."


Une autre séance : lundi 25 novembre à 14h


ciné classique : dimanche 10 novembre à 18h20 Hôtel des Amériques

ciné classique
dimanche 10 novembre à 18h20
Hôtel des Amériques ( A Téchiné)
(France 1981 - 1h35)

Dans un Biarritz filmé comme une ville morte, Hélène manque d'écraser Gilles. Elle loue un studio face à la mer, travaille comme anesthésiste, cherche en vain à endormir la douleur d'une disparition qui a mis fin à ses années heureuses. Lui est déjà une épave avant même d'avoir rien vécu de consistant. Gilles voit en Hélène la « septième plus belle femme de la ville ». Hélène place en Gilles l'espoir de retrouver un peu de joie de vivre....

"Un des plus beaux films français de tous les temps : le récit des amours tourmentées de Deneuve et Dewaere dans un Biarritz hanté."
 "la magnifique musique de Philippe Sarde contribue grandement à la beauté et au charme vaporeux qui parcourent le film."



" .....ce qui fait la valeur de cette expérience, tant du côté des personnages que du cinéaste, c’est cette nouvelle capacité à ouvrir une fenêtre sur les tourments de l’âme pour en matérialiser les contours"



 "Rencontre, amour passionné, mais aussi fatalité et solitude : Téchiné a écrit un scénario original afin de réunir à l'écran  2 comédiens d'exception, Patrick Dewaere et Catherine Deneuve."
"Une magnifique et ténébreuse histoire d'amour, avec une Deneuve et un Dewaere jouant à fleur de peau et une pléiade de seconds rôles magnifiques (Balasko en tête). Techiné distille les sentiments amoureux pour en extraire une quasi-pureté. Sublime."