Affichage des articles dont le libellé est Rendez-vous. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Rendez-vous. Afficher tous les articles

Avant-première "mystère"

Avant-première "mystère" en présence des réalisateurs 

Vendredi 6 mars à 20h30

Place offertes aux adhérents de Vive le Cinéma à Muret en cliquant ici

Pour en savoir plus .... Regarder la vidéo

Le Vendredi 6 mars prochain, votre cinéma Véo Muret vous propose une séance exceptionnelle : une avant-première "mystère"  en présence des réalisateurs !

Welcome to Europe

Welcome to Europe


de Thomas Bornot et Cyril Montana

Mercredi 11 mars 2026 à 21h


Présentation : en présence du réalisateur Thomas BORNOT

Réservation

Pour cette séance, 10 places gratuites sont proposées, attribuées dans l’ordre des réservations via le billet spécifique (Cliquer ici ou sur une image)

Dossiers
Welcome to Europe

Synposis : Cyril, petit-fils de réfugié politique espagnol, décide de s'engager, en mémoire de son grand-père, aux côtés des exilés. Il entame alors un périple de Paris jusqu'aux frontières de l'Europe, à la rencontre de celles et ceux qui ont quitté leur pays, leurs proches, leur vie d'avant. 

Dans son voyage, il se lie d'amitié avec Yadullah, un jeune Afghan arrivé à Paris en 2022. Croisant récits d'exilés et analyses politiques et scientifiques, « Welcome to Europe » combat les idées reçues et la xénophobie, pour démasquer ce qui se cache derrière la fiction de l'immigration.


Une enquête intime devenue politique

Welcome to Europe s’ouvre sur une démarche profondément personnelle. Cyril Montana, petit-fils de réfugié politique espagnol, cherche à comprendre si les conditions d’accueil en France ont évolué depuis plus de 80 ans. Il engage un périple de Paris jusqu’aux frontières de l’Europe, à la rencontre de celles et ceux qui empruntent aujourd’hui les chemins de l’exil.

Le film prend racine dans l’histoire de l’exil républicain espagnol de 1939, lorsque des milliers de femmes et d’hommes, fuyant le régime fasciste de Franco, furent parqués dans des conditions effroyables sur les plages françaises, notamment à Argelès-sur-Mer. À l’époque, on ne parlait pas encore de “migrants”, mais les mécanismes de rejet, de peur et d’abandon étaient déjà à l’œuvre.

Le grand-père du réalisateur, passé par ces camps, s’est pourtant parfaitement intégré à la société française, contribuant à sa richesse humaine, sociale et culturelle. Ce rappel historique constitue l’un des piliers du film : l’exil n’est pas une menace, il est une part constitutive de notre histoire commune.


Les exilés d’aujourd’hui : continuité des violences, changement de vocabulaire

En miroir de cette mémoire, le film montre la réalité contemporaine de l’accueil réservé aux personnes exilées en France et en Europe. À Calais comme sur les trottoirs parisiens, les migrants vivent dans une précarité extrême : expulsions répétées, absence de solutions durables, abris surpeuplés, stress permanent.

Ces conditions de survie, imposées sur la durée, engendrent des conséquences humaines graves : épuisement psychique, recours à l’alcool ou aux drogues pour supporter l’angoisse, perte progressive de repères et de dignité. Le film met en lumière une violence institutionnelle souvent invisible, mais profondément destructrice.


Yadullah : redonner un visage à l’exil

Le voyage de Cyril Montana croise celui de Yadullah, jeune Afghan arrivé à Paris en 2022. Leur rencontre devient un fil conducteur essentiel du film.
Yadullah n’est jamais réduit à une statistique ou à un dossier administratif : il est un jeune homme, avec ses espoirs, ses peurs, ses rêves, son humour et sa lucidité.

Ce choix de mise en scène est fondamental. En incarnant l’exil à travers une relation humaine, Welcome to Europe déconstruit les représentations abstraites et anxiogènes qui nourrissent les discours politiques et médiatiques dominants.

Frontières, sécurité et imposture politique

Le film interroge avec force les politiques de fermeture des frontières, notamment à Calais, où des investissements colossaux sont consentis pour empêcher les passages vers l’Angleterre. Malgré ces dispositifs, les traversées continuent, révélant l’inefficacité structurelle de ces stratégies.

Welcome to Europe démonte également la théorie dite de “l’appel d’air”, popularisée depuis plus de cinquante ans par l’extrême droite. Cette théorie, largement reprise aujourd’hui, affirme qu’un accueil digne attirerait davantage de migrants. Le film montre, analyses à l’appui, que cette idée est infondée, mais qu’elle continue de structurer les politiques publiques.

Plus encore, le film souligne un paradoxe essentiel : plus on ferme les frontières, plus on enrichit les trafiquants et les réseaux de passeurs, sans jamais sécuriser réellement les populations vivant à l’intérieur des pays.


Un laboratoire de la perte des droits humains

Ce que révèle le film est inquiétant : l’Europe est devenue un véritable laboratoire de la régression des droits humains.

Sous couvert de sécurité, elle renonce progressivement à ses valeurs fondatrices – hospitalité, fraternité, dignité – tout en nourrissant des discours qui rassurent artificiellement les populations internes sans répondre aux causes profondes des migrations.

L’absurdité de ces politiques est mise à nu : les frontières, aussi militarisées soient-elles, finissent toujours par être franchies. Ce sont les êtres humains qui en paient le prix.

Conclusion – Une projection nécessaire et un acte citoyen

Au regard de son propos, de sa rigueur et de sa force humaniste, Welcome to Europe est un film que Vive le Cinéma à Muret veut faire connaître, accompagne et projette, lors d’une soirée spéciale.

Dans la situation actuelle, il est plus que jamais nécessaire de dire les choses avec vérité et de retrouver les principes que nous défendons en interne comme dans l’espace public : la liberté d’expression, l’égalité, la fraternité.

Des valeurs trop souvent malmenées dans le climat de brutalité sociale et politique dans lequel nous vivons, mais que le cinéma – lorsqu’il est exigeant, sincère et profondément humain – peut contribuer à réaffirmer.

À ce titre, Welcome to Europe n’est pas seulement un film à voir : c’est un film à partager et à débattre.


Romance à travers les Âges

Romance à Travers les Âges

par Oriane Duthil

St-Valentin 2026


Expo viturelle avec Emaze


Photos d'Oriane

 

Portée par ma sensibilité

 d’Artiste / Photographe

J’ai souhaité évoquer dans cette exposition

Le temps que nous parcourons

à travers les âges

et dans le nôtre à tout un chacun

je vous invite à poser un regard complice

sur ces moments de vie qui semblent appartenir à tous les temps

Vous remonterez peut-être dans vos propres souvenirs

doux ou passionnés

Qui le sait... !

Ce soir , l’amour s’affiche sur les murs

  

Passion Pré-histoire

 
 DES ÊTRES SE RENCONTRENT AINSI DÉBUTE L'HISTOIRE
 
 

"Deux inconnus sur l'avenue..."

 

 

Chavire pour moi



Cœur à cœur




ANNÉE SUSPENDUE DANS LE TEMPS
LE TEMPS D'UN INSTANT DE VIE
LE MARIAGE DE DEUX CŒURS S’UNISSANT  
 
 

Soleil de miel

Amour ombre et Soleil


À travers les âges

"Je t'aime"

Joyeuse St-Valentin 2026 ! 

Rue Malaga - Saint Valentin 2026

Saint Valentin 2026

Rue Malaga

de Maryam Touzani 

Samedi 14 février 2026 

(accueil 18h45 - film 21h)


Organisation de la soirée
  • 18h45 : Accueil au 1er étage autour d'une coupe de Crémant Bio
  • 19h : Repas marocain avec animation
  • 21h : Danses marocaines
  • 21h15 : Film Rue Málaga
Réservation

Réservez en ligne jusqu’au 10 février 2026 – attention, plus que 4 places disponibles !

Repas marocain préparé par CAPECO
  • Crémant de Limoux bio
  • Briouat au fromage (feuilleté croustillant, façon samoussa)
  • Tajine de poulet aux légumes de saison (pommes de terre, navets, carottes…), accompagné de semoule fine
  • Mulhalbia, crème à la fleur d’oranger et cannelle
  • Vin bio rouge ou blanc
Quizz
  • Quiz et animation, avec des lots à gagner gracieusement offerts par Vive le Cinéma à Muret.
Rue Malaga de Maryam Touzani 

Synposis : Maria Angeles, une Espagnole de 79 ans, vit seule à Tanger, dans le nord du Maroc, où elle profite de sa ville et de son quotidien. Sa vie bascule lorsque sa fille Clara arrive de Madrid pour vendre l’appartement dans lequel elle a toujours vécu. Déterminée à rester dans cette ville qui l'a vue grandir, elle met tout en œuvre pour garder sa maison et récupérer les objets d'une vie. Contre toute attente, elle redécouvre en chemin l’amour et le désir.



Interview de la réalisatrice Maryam Touzani 

Rue Malaga est né de la douleur et du manque, ma mère étant décédée en février 2023 de manière totalement inattendue, juste avant la sortie de mon dernier film. Notre lien viscéral s’est vu alors tranché du jour au lendemain. Sans m’en rendre compte, j’ai continué à dialoguer avec elle dans ma tête, en espagnol, car c’était la langue qui nous liait au quotidien. D’où le fait que le film soit en espagnol. J’avais besoin d’entendre cette langue, et le personnage de Maria Angeles, très inspiré de ma grand-mère andalouse, Juana, s’est imposé à moi de manière naturelle et irréfléchie, me permettant de replonger dans mes souvenirs et apprivoiser ce que je ressentais. J’avais besoin de continuer à sentir les plats espagnols que ma mère cuisinait, de retrouver ses gestes à travers la tortilla ou les croquettas qu’elle adorait me préparer... 

Sentir ces odeurs sur le plateau, entendre à nouveau l’espagnol autour de moi, était une manière de panser mes plaies, de transformer ma douleur. Et puis, Rue Malaga est le premier long métrage que je tourne à Tanger. C’est bien sûr la ville où je suis née et où j’ai passé ma jeunesse, mais c’est surtout ma mère pour moi. Chaque coin de rue me rappelle un souvenir. 

D’une certaine façon, en choisissant Tanger comme cadre, je me suis imposée, inconsciemment, de faire face à son absence. Je pense que sans cela, je n’aurais pas eu le courage de continuer à aimer cette ville que j’aime si profondément. Je dirais même que ce film est une lettre d’amour à Tanger. C’est définitivement une ville à part. Une ville internationale qui, à une époque, a vu débarquer des gens du monde entier fuyant la rigidité de certains pays... Une ville de liberté et de création. Beaucoup d’artistes se sont ainsi mélangés à la population locale. C’était aussi un nid d’espions, avant, pendant et même après la Seconde Guerre mondiale... Je n’ai pas connu tout cela, bien sûr, mais l’empreinte de cette ville perdure, se mêlant au fantasme. Et puis la ville est située à seulement 14 km de l’Espagne. Les Tangérois de souche, surtout les anciennes générations, parlent tous espagnol. Les choses ont peut- être un peu changé avec l’industrialisation de la ville, l’exode vers Tanger depuis d’autres villes et campagnes, ou même avec l’arrivée de la parabole qui a permis aux gens de regarder autre chose que la télévision espagnole.



J’ai voulu raconter une autre vieillesse. Celle qui peut aussi être débordante de vie et échapper aux carcans qu’on essaie souvent de lui imposer. À travers Maria Angeles, j’ai souhaité questionner le regard de la société sur le vieillissement, les attentes et les idées reçues qui en découlent, ainsi que les cadres dans lesquels on cherche souvent à enfermer les personnes d’un certain âge. Et j’ai voulu que Maria Angeles fasse sauter ces verrous. En effet, je me suis souvent interrogée sur le décalage qui peut exister entre notre moi profond, dont l’étincelle ne s’éteint pas forcément avec l’âge, et notre corps vieillissant. Comment concilier les deux quand la société nous renvoie trop souvent à une image qui ne nous correspond pas ? Je pense que la vieillesse est belle. 

Et que c’est un luxe de vieillir, une chance: chaque ride qui se creuse sur notre visage est une consécration de la vie que nous avons eu le droit de savourer, avec son lot de joies et de souffrances. C’est pour cette raison que j’ai voulu célébrer la vie à travers cette femme. Et célébrer la vie, c’est aussi célébrer l’amour. Un amour qui est trop souvent perçu comme étant à la limite du respectable à un âge avancé. Comme si, une fois la vieillesse atteinte, on n’avait plus le droit de désirer, plus le droit d’aimer, en tout cas plus de la même manière. Comme si, avec la vieillesse, la sexualité devenait une chose vicieuse et malsaine qu’il fallait étouffer. Je pense qu’il existe un véritable tabou autour de la sexualité chez les personnes âgées. Cela me heurte et m’afflige. Dans mon film, Maria Angeles redécouvre sa sexualité à un âge avancé et en jouit. Cette redécouverte est aussi belle que naturelle.



Biographie:

Maryam Touzani est née à Tanger et y a passé son enfance avant de poursuivre des études de journalisme à Londres. Passionnée par l’écriture, elle est revenue au Maroc après l’obtention de son diplôme et a travaillé comme journaliste spécialisée dans le cinéma du Maghreb. Elle a rapidement ressenti le besoin de s’exprimer à travers ses propres films.

En 2012, elle écrit et réalise Quand ils dorment, son premier court métrage de fiction. Elle enchaîne en 2015 avec Aya va à la plage. La même année, elle acquiert une expérience supplémentaire en travaillant sur le film acclamé par la critique Much Loved (2015), réalisé par Nabil Ayouch. Elle contribue au développement du scénario et participe à différents aspects de la production. Peu après, elle coécrit le long métrage Razzia d’Ayouch, dans lequel elle interprète également l’un des rôles principaux, se retrouvant pour la première fois devant la caméra.

Le premier long métrage de Maryam Touzani, Adam, a été présenté en avant-première mondiale au Festival de Cannes dans la section Un Certain Regard. Le film a ensuite été sélectionné dans des festivals prestigieux tels que le Festival international du film de Toronto, a remporté plus de 30 prix et a été vendu dans plus de 20 pays. En 2019, Maryam Touzani devient membre de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences. La même année, Adam est choisi comme candidat officiel du Maroc aux Oscars.

Son dernier film, Rue Malaga, avec Carmen Maura, intègre la sélection du festival de Venise - où il gagne le Prix du Public - et fait sa première américaine au festival de Toronto. Il représente également le Maroc aux Oscars et sortira en France le 25 février 2026.


Dons 2025

Grâce à vos dons, vous soutenez la diffusion du cinéma indépendant Art et Essai à Muret  !

💻 Comment faire un don ?

Vous pouvez effectuer votre don en ligne, en quelques clics :

👉 Formulaire sécurisé : https://ouvaton.link/KbRxyu
(Merci d’indiquer clairement vos nom, prénom et adresse électronique utilisée auprès de Vive le Cinéma à Muret, afin de vous envoyer votre attestation fiscale.)


À Vive le Cinéma à Muret, nous faisons vivre toute l’année une programmation exigeante et accessible autour du cinéma Art et Essai : Dimanches du Mermoz, Festival Décalé, Ciné-Classique, Jeudis de VCM, Ciné-goûter, sans oublier nos nombreuses actions dédiées au jeune public.

Nous organisons également des séances scolaires en partenariat avec le Festival International du Film de Muret, un événement reconnu par le Conseil Départemental, la Région Occitanie et le Ministère de la Culture (DRAC).

🎬 Pourquoi faire un don ?

Votre soutien est essentiel pour nous permettre de :

  • Maintenir des séances à tarif réduit, voire gratuites pour certains publics ;
  • Employer deux jeunes en service civique, qui contribuent activement à nos actions culturelles et éducatives ;
  • Renforcer nos propositions artistiques et notre engagement pédagogique auprès de tous les spectateurs, petits et grands.

💡 Quels avantages fiscaux ?

En soutenant l’association, vous bénéficiez de réductions d’impôt :

Pour les particuliers

  • 66 % du montant du don est déductible de l’impôt sur le revenu (dans la limite de 20 % du revenu imposable).
    ➡️ Un don de 60 € ne vous revient qu’à 20 €.

Pour les entreprises

  • 60 % du don est déductible de l’impôt sur les sociétés (dans la limite de 0,5 % du chiffre d’affaires).
    ➡️ Un don de 300 € revient à seulement 120 €.

📅 À noter

Pour une déduction au titre de l’année 2024, votre don doit être réalisé avant le 31 décembre 2024.
Votre attestation fiscale vous sera transmise au premier trimestre 2025.


Merci pour votre fidélité, votre présence aux séances, et le soutien que vous apportez à la vie culturelle de notre territoire. Ensemble, continuons à faire vivre le cinéma à Muret.

Très chaleureusement,
L’équipe de Vive le Cinéma à Muret



FAMILIA

FAMILIA

de  Francesco Costabile

Samedi 22 novembre 2025 à 20h30

France (2h04) (sorti le 2( avril 2025)

Débat animé par du Côté des femmes 31

Synposis : Rome, début des années 1980. Licia élève seule ses fils Gigi et Alessandro, suite à une mesure d’éloignement de Franco, leur père dont la violence a marqué leur enfance. Gigi grandit en trouvant refuge auprès d’un groupe néofasciste et reproduit peu à peu le schéma paternel. Après dix ans d'absence, Franco réapparaît, bien décidé à retrouver sa place au sein de ce qu'il considère comme son foyer.
Interdit - 12 ans avec avertissement
D’après le livre de Luigi Celeste - Non sarà sempre così (Il n’en sera pas toujours ainsi).


Critique : Adapté d’un livre autobiographique de Luigi Celeste , le vrai "Gigi" , Francesco Costabile réalise là une oeuvre puissante sur la nature cyclique de la violence générationnelle associée à une Masculinité toxique ! 
Dans une mise en scène oppressante et éprouvante le réalisateur évoque sans fard la question des violences Conjugales et de ses conséquences , posant également la question de la transmission de la violence notamment à travers le parcours de l'un des fils ! capirex

Dès les premières images, Costabile nous happe dans ce tourbillon familial tragique qui tient autant du drame que du thriller psychologique. En quelques scènes, il nous montre l’horreur que fait vivre ce père violent à sa femme et vu par les yeux des enfants. Se déroulant sur une bonne décennie avec des ellipses admirablement négociées, « Familia » nous montre avec intelligence, l’atavisme de la violence et le cercle infernal qu’elle induit dans le noyau familial. Aussi bien un film sur l’emprise exercée par un mari sur sa femme et les violences conjugales qu’elle convoque qu’une démonstration d’une certaine généalogie de la violence - puisque Gio se complait plus tard dans un groupe ultra violent - le film frappe fort et juste sur tous les versants.

La mise en scène du cinéaste italien primé au Festival de Venise pour ce long-métrage d’une intensité étouffante est d’une précision chirurgicale rare. Le cadrage et les focales choisies avec cette caméra se rapprochant (et emprisonnant) ses personnages sont indubitablement marquants. Et la bande sonore, terriblement anxiogène et composée de cordes stridentes et de bruits oppressants, participe beaucoup à la tension distillée par le film. Le spectateur est constamment sur le qui-vive, balancé entre la peur que Gio rechute ou que ce père effrayant revienne distiller son poison au sein de la famille. Comme si on laissait entrer le loup dans la bergerie.

Pour que cela prenne, il fallait un quatuor d’acteur au firmament et c’est le cas. Le jeune Francesco Gheghi est d’une énergie tantôt positive, tantôt négative, mais toujours incroyable comme une cocotte-minute prête à exploser quand Francesco Di Leva est le père le plus tétanisant qu’on ait vu au cinéma depuis des lustres. Ils sont épatants, laissant des miettes à leurs partenaires, bien que Barbara Ronchi soit clairement à la hauteur.

On passe donc deux heures qui filent à une vitesse folle comme hypnotisé par cette tragédie à quatre qui parvient aussi bien à nous bouleverser qu’à nous angoisser. Plusieurs séquences sont véritablement oppressantes à tel point qu’on pourrait se croire dans un thriller policier ou un film d’horreur. Mais « Familia » montre également avec une efficacité et une clarté indéniable les mécanismes et les ravages de l’emprise, de la violence et de la manipulation psychologique. Un très grand film avec une réalisation au cordeau que seule l’épilogue pourrait paraître un peu grandiloquent quoique libérateur. Encore une preuve du renouveau d’un cinéma italien en pleine vitalité. Fiers R.







Au début des années 80, à Rome, Licia élève seule ses deux fils. Son mari, violent, contraint à l’éloignement revient pourtant quelques années plus tard, alors que Gigi, l’aînée, enchaîne bêtises et mauvaises rencontres. Avec ce film, Francesco Costabile raconte le drame et le traumatisme que provoquent les violences conjugales, et la peur qui paralyse les victimes. Un film choc bouleversant.Arthur Brondy


Classe Moyenne

Vive le Cinéma à Muret présente la saison 25/26 avec Classe Moyenne une comédie de Antony Cordier Vendredi 12 septembre à 21h en avant première avec Laurent LAFITTE, Élodie BOUCHEZ, Laure CALAMY, Ramzy BEDIA, Sami OUTALBALI, Noé ABITA, Mahia ZROUKI 

Places offertes aux 20 premières réservations pour les adhérents à jour (Accès ici) (voir procédures dans courriel)

Vendredi 12 septembre 2025 - 21h en avant première

Classe Moyenne

Mehdi a prévu de passer un été tranquille dans la somptueuse demeure de ses beaux-parents. Mais dès son arrivée, un conflit éclate entre la famille de sa fiancée et le couple de gardiens de la villa. Comme Mehdi est issu d’un milieu modeste, il pense pouvoir mener les négociations entre les deux parties et ramener tout le monde à la raison. Pourtant, tout s’envenime…


Classe moyenne a été présenté à la Quinzaine des Cinéastes au Festival de Cannes 2025, comme Douches froides en 2005. Antony Cordier se rappelle : "Il y a vingt ans, on venait vraiment de nulle part : les acteurs étaient inconnus, c’était un film fauché qui était mon premier film, le premier film du producteur, le premier film, le premier film du chef-opérateur… C’est une belle surprise d’être à nouveau sélectionné à la Quinzaine, de se dire que vingt ans plus tard j’ai encore la chance de tourner."

Une résonance autobiographique

Le personnage de Mehdi est directement inspiré du vécu du réalisateur, qui se décrit comme un "transfuge de classe". Il connaît de l’intérieur les contradictions et les complexes du personnage, ce qui a guidé toute sa mise en scène.

Un tournage express en 25 jours

Le film a été tourné rapidement, en seulement 25 jours. Cela a nécessité une grande réactivité de l’équipe, parfois en tournant dans le désordre.

C’est la quatrième fois que Antony Cordier tourne avec Elodie Bouchez après Gaspard va au mariage (2018), Happy Few (2010) et la série OVNI(s) (2022). Le metteur en scène explique : "Son personnage était un peu effacé dans le scénario d’origine et je tenais à ce qu’elle soit autre chose qu’une bourgeoise un peu snobinarde. Sur le tournage, il fallait placer le curseur au bon endroit, que la condescendance de son personnage se dissimule derrière son élégance."


Soirée 2025 courts-métrages


 🎬 Soirée Courts-Métrages – Vive le Cinéma à Muret

L’association Vive le Cinéma à Muret, en partenariat avec le cinéma Véo Muret et l’ENSAV (École Nationale Supérieure d’Audiovisuel), vous invite à une soirée exceptionnelle dédiée aux jeunes talents du cinéma.

📅 Vendredi 13 juin à 20h30
📍 Cinéma Véo Muret – 49, avenue d’Europe, 31600 Muret
🎟️ Tarif unique : 5 €
🎤 Présentation et animation : Marie Lacombe

À cette occasion, six courts-métrages réalisés par de jeunes cinéastes prometteurs seront projetés en leur présence. Chaque film sera suivi d’un échange avec le public, animé par Marie Lacombe.


Au programme :

🎞️ Ma sœur – de Marie Lacombe (23 min)
🎞️ Les Guerriers de l’arc-en-ciel – de Sylvie Ton Nu (8 min)
🎞️ Lorsque la nuit tombe – de Mathieu Chéreau (16 min)
🎞️ Woody – de Laurie Deboes (12 min)
🎞️ Les Lèvres bleues – de Laure Larguier (10 min)
🎞️ Montréal en deux – de Angélique Daniel (11 min)


🎬 Ces courts-métrages révèlent la créativité, la sensibilité et l’audace de la nouvelle génération de cinéastes. Fictions intimes, récits engagés ou expérimentations formelles : chaque œuvre est une fenêtre ouverte sur le regard singulier de son auteur.

💬 Après chaque projection, un temps d’échange permettra au public de dialoguer avec les réalisateurs et réalisatrices présents.

🍹 Une collation conviviale clôturera la soirée.

📲 Réservation conseillée : un lien avec QR code est disponible sur notre site pour réserver directement votre place.

Venez nombreux soutenir le cinéma émergent et partager cette soirée riche en émotions et en découvertes !

L’équipe de Vive le Cinéma à Muret

Penser à demain

Penser à Demain 
d'Olivier Goujon 

Documentaire (1h36) 

Débat animé par Tara HOPKINS, animatrice de la semaine du Bio, chambre d’agriculture de la Haute Garonne, conversion bio.


Découvrez l’agroécologie, la permaculture, la biodynamie et tant d'autres choses encore à travers l’expérience et le témoignage d’agriculteurs et d’associations de tous domaines et de tous âges. Comment grâce à leurs regards et leur amour de la Terre, ces héros du quotidien oeuvrent chaque jour à bâtir un monde meilleur. Plus qu’un travail ou qu’une initiative, c’est une philosophie de vie qui pense à demain.
   
 Le film, comme mentionné précédemment, offre un regard positif et inspirant sur l'avenir de l'agriculture durable. Il présente des exemples concrets et variés d'initiatives agricoles durables à travers le monde, illustrant la richesse et la viabilité de ces pratiques. 

Le débat, animé par Tara Hopkins et un agriculteur en reconversion bio, permettra d'approfondir les réflexions soulevées par le film et d'échanger sur les enjeux de l'agriculture durable dans notre région. 

Ce sera l'occasion d'entendre des témoignages concrets et de découvrir des solutions pour un avenir alimentaire plus sain et plus durable
.  
 Ne manquez pas cet événement important pour découvrir l'agriculture durable et ses enjeux pour notre avenir ! 

 En plus de la projection du film et du débat, d'autres événements seront organisés dans le cadre de la semaine du bio.

Histoire d'un regard

Histoire d'un regard

Documentaire de 
Mariana Otero

Mardi 28 mai à 20h30


La documentariste non seulement réussit l'analyse du travail exceptionnel de Gilles Caron, mais signe aussi un véritable film de cinéma par sa beauté graphique, qui se distingue de nombre de documentaires dont une seule diffusion à la télévision suffirait (France info).


Gilles Caron, alors qu’il est au sommet d’une carrière de photojournaliste fulgurante, disparaît brutalement au Cambodge en 1970. Il a tout juste 30 ans. En l’espace de 6 ans, il a été l’un des témoins majeurs de son époque, couvrant pour les plus grands magazines la guerre des Six Jours, mai 68, le conflit nord-irlandais ou encore la guerre du Vietnam. Lorsque la réalisatrice Mariana Otero découvre le travail de Gilles Caron, une photographie attire son attention qui fait écho avec sa propre histoire, la disparition d’un être cher qui ne laisse derrière lui que des images à déchiffrer. Elle se plonge alors dans les 100 000 clichés du photoreporter pour lui redonner une présence et raconter l’histoire de son regard si singulier.
   
Grand film sur la contextualisation de toute image, sur leur poids politique et l’inévitable responsabilité éthique qui en découle, où l’arrêt sur image devient aussi affaire de morale, "Histoire d’un regard" se fait également plus intime et poétique […]. (Positif)
   

Le Monde est à eux

LE MONDE EST À EUX
de Jérémie Fontanieu

Mercredi 24 avril 2024 à 20h30

En présence de Jérémie FONTANIEU

 

C’est l’histoire d’une classe d'un lycée de banlieue qui propose une méthode pédagogique collective. Basée sur une alliance entre les élèves, leurs parents et les professeurs, elle affiche 100% de réussite au baccalauréat depuis cinq ans. Tourné par les élèves et leurs deux professeurs principaux, Jérémie Fontanieu et David Benoît durant une année scolaire, le film suit ce parcours d’équipe inspirant qui leur permet de découvrir leurs potentiels et de s'ouvrir de nouveaux horizons.

Organisation
  • 20h - 20h30 : Signature de l'ouvrage L'école de la réconciliation dans l'espace de convivialité au cinéma Véo-Muret
  • 20h30 : Film Le monde est à eux (Réservation)
  • 21h45 : Débat animé par Jérémie FONTANIEU
  • 22h30 : Vente de livres et signatures


Carte postale 


Liens 

Journée internationale des droits des femmes (8 mars 2024)

Vive Le Cinéma à Muret sera présente le 8 mars 2024 avec des lectures des chansons,  un Film du Festival décalé HLM Pussy de Nora El Hourch, suivi d'un débat animé d’un débat animé par Virginie Houadec, sociologue et Claude Touchefeu, militante féministe.

  • 19h : Lectures et débat animé par la librairie À demi-mot au bistrot du ciné (restauration possible)
  • 20h30 : Debout les femmes par Les 5 Continents (Salle de cinéma)
  • 20h45 : HLM Pussy de Nora El Hourch (1h40) par Vive le Cinéma à Muret
  • Projection suivie d’un débat animé par Virginie Houadec, sociologue et Claude Touchefeu, militante féministe.





Dark Waters

Dark Waters 

Jeudi 1° février 2024 
de Todd Haynes 
avec Mark Ruffalo, Anne Hathaway, Tim Robbins 

Le Film

Robert Bilott est un avocat spécialisé dans la défense des industries chimiques. Interpellé par un paysan, voisin de sa grand-mère, il va découvrir que la campagne idyllique de son enfance est empoisonnée par une usine du puissant groupe chimique DuPont, premier employeur de la région.

 

Les PFAS, c’est quoi ? 

Les PFAS rassemblent près de 4000 composés chimiques synthétiques utilisés depuis des décennies pour leurs propriétés imperméabilisantes, antiadhésives et résistantes aux fortes chaleurs. Utilisés dans une multitude de secteurs : textiles, ustensiles de cuisine, emballages alimentaires, cosmétiques, etc.
   
Aussi appelés polluants éternels, leur problème est qu’ils se dégradent très peu et persistent donc dans l’environnement et les organismes vivants. On les retrouve donc absolument partout : aliments, air, sols, rivières, eau potable et même chez l’humain. 

Toute la population est exposée à différents niveaux en fonction de l’alimentation, des loisirs, du lieu ou mode de vie (même les nouveaux-nés à travers la grossesse et l’allaitement maternel). 

Or, les risques d’une exposition répétée et à long-terme sont multiples (système immunitaire, poids, taux de cholestérol, fonctionnement du foie) et leur caractère cancérogène n'est pas écarté. Les résultats sont éloquents ! 

A travers les territoires, nous sommes toutes et tous contaminées. Donc, nous sommes toutes et tous concernées! 

Le premier février 2024, Christine ARRIGHI et Nicolas THIERRY proposent de donner les résultats des 12 volontaires de la neuvième circonscription de la Haute Garonne, pour ces tests, lors du ciné-débat organisé autour de DARK WATERS de Todd Haynes au cinéma VEO -Muret.
   
Réservation

Réservez votre soirée à partir de 19 heures, le premier février au cinéma Véo-Muret. 
 

Sois belle et tais toi

Si le visage de Delphine Seyrig incarne de fait la Nouvelle Vague dans les années 1960, avec des rôles inoubliables chez Resnais (L'année dernière à Marienbad) Losey (Accident) ou Bunuel (Le charme discret de la bourgeoisie), durant les années 1970, elle s'implique dans les mouvements féministes. En se plaçant derrière la caméra, elle interroge dans Sois belle et tais toi 23 actrices françaises et américaines en leur posant 2 questions simples: « Auriez-vous choisi ce métier si vous aviez été un homme ? » et « Avez-vous déjà joué des scènes chaleureuses avec d’autres femmes ? » 

Delphine nous livre ainsi un témoignage bouleversant sur la condition des femmes et à fortiori de l'actrice, près de 40 ans avant #MeToo. 

Le dispositif pensé par Seyrig - un montage répété de ces voix d'actrices - donne à voir un récit polyphonique, une pluralité d'expériences d'aliénation, une passionnante réflexion sur le métier d'actrice, l'industrie cinématographique, et les luttes pour l'égalité entre les sexes, dans un discours dont l'acuité résonne encore profondément avec notre époque.

Présentation du Festival 2022

Présentation du Festival International du Film de Muret 10° édition

L'association Vive le cinéma à Muret a le plaisir de vous convier à la présentation de la 10ème édition du Festival International du Film de Muret

  • vendredi 21 octobre à partir de 18h
  • au cinéma Véo Muret
A cette occasion, vous découvrirez la sélection des 52 films d'auteur en avant-première 2022, les noms des réalisateurs invités ainsi que les membres des deux jurys (jeunes et adultes).
Cette présentation sera suivie d'une collation offerte (sur inscription)

Programme de la soirée

  • 17h45 : projection de courts métrages
  • 19h : présentation des jurys, de la sélection de films et des réalisateurs invités
  • 20h45 : collation
Catalogue