L'association Vive le Cinéma à Muret est partenaire de Véo-Muret.
Tarifs préférentiels pour les adhérents 6,40 € - Tarif normal : 9,90€, tarif réduit : 7,30 €
Dimanches du Mermoz - un dimanche matin par mois - participation libre (voir programme)
Synposis :Au cœur d'un jardin botanique d'une ville universitaire allemande médiévale, un majestueux Ginkgo biloba centenaire se dresse en témoin silencieux de l'histoire. Le film suit trois récits de vie interconnectés à travers le temps :
1908 : Une jeune femme déterminée lutte pour devenir la première étudiante en botanique de l'université.
1972 : Un étudiant est profondément bouleversé par une expérience sensorielle et sa connexion avec le monde végétal.
2020 : Un neurobiologiste de Hong Kong (interprété par Tony Leung) mène des recherches sur la perception et la conscience des plantes.
À travers ce prisme végétal, Ildikó Enyedi (réalisatrice de Corps et Âme) nous livre une réflexion bouleversante sur notre rapport à la nature, au temps et à la fragilité humaine.
Pourquoi venir à cette soirée ?
Cette projection s'inscrit dans le cadre du Festival Décalé, un rendez-vous privilégié pour les amoureux d'un cinéma qui sort des sentiers battus.
La séance sera animée et présentée par Jo LOUBET, membre passionné de l'association, qui nous éclairera sur l'esthétique singulière d'Enyedi et les thématiques spirituelles qui traversent cette œuvre magistrale. Comme toujours avec Vive le Cinéma, la rencontre se prolongera par un moment d'échange convivial.
Infos Pratiques
Date : 15 avril 2025
Heure : 20h30
Tarifs : Tarifs habituels du cinéma / Réductions pour les adhérents VCM (6€)
Adhésion : Pensez à renouveler votre adhésion à l'association Vive le Cinéma à Muret pour soutenir nos actions !
Venez nombreux partager ce moment de cinéma "décalé" et poétique !
Synposis :Truman Burbank mène une vie calme et heureuse. Il habite dans un
petit pavillon propret de la radieuse station balnéaire de Seahaven.
Il part tous les matins à son bureau d'agent d'assurances dont il
ressort huit heures plus tard pour regagner son foyer, savourer le
confort de son habitat modèle, la bonne humeur inaltérable et le
sourire mécanique de sa femme, Meryl. Mais parfois, Truman étouffe
sous tant de bonheur et la nuit l'angoisse le submerge. Il se sent de
plus en plus étranger, comme si son entourage jouait un rôle. Il se
sent observé...
À
propos du film:
Truman, vrai humain parmi des humains jouant des vrais humains de
fiction rêve d’échapper au scénario parfaitement orchestré de
sa vie quotidienne. Il rêve à son vrai amour dont il tente de
reconstituer le visage à la manière de Zeuxis, peintre grec qui
voulait peindre Aphrodite à partir des traits des plus belles femmes
de Crotone. Mais à l’inverse de Zeuxis, il ne tente pas de recréer
une icône à partir de femmes réelles, il veut retrouver la
singularité de l’être aimé à partir des traits des icônes de
la publicité. Car la publicité est devenue réelle dans cet
environnement faux. Il ne faut alors pas se laisser prendre à
l’immobilisme de ces images figées pour maintenir l’illusion de
la perfection, il faut se mettre en mouvement, fuir et partir à la
recherche des failles du système. La lumière se fait dans l’esprit
de Truman, un projecteur tombe du ciel. Le ciel tombe sur la tête de
Truman, il décide alors de s’emparer de l’obscurité pour
s’échapper vers d’autres cieux. Car ne pas être vu, c’est
pouvoir. Chose étrange pour un homme qui n’existe que parce qu’il
est vu. Mais est-on vraiment vu lorsque nos faits et gestes sont mis
en scène? Échapper à soi-même c’est alors provoquer l’imprévu
en duel. Et quelle aventure ! Voici l’air ferme à l’horizon…
Baudrillard n’écrivait-il pas sur Los Angeles, sur cette «ville
d’une étendue fabuleuse, mais sans espace, sans dimension (…)
cette ville {qui} n’est plus elle-même qu’un immense scénario
et un travelling perpétuel». Le dôme, la demie-terre qui
abrite la ville du Truman Show se trouve dans la ville du cinéma.
Images, spectateurs, consommation, pour les saisir, Peter Weir a un
beau coup de pinceau. Et au cas où Truman ne les revoyait pas, bonne
après-midi et bonne soirée.
«Quand le producteur Scott Rudin est venu me voir, il m'a dit que
Jim Carrey aimait le scénario. Et moi j'ai dit "ah bon, Jim
Carrey, le mec des Ace Ventura
?", et en même temps j'ai vite senti qu'il avait cette énergie,
ce visage très mobile, et que ça allait être vraiment intéressant.
Puis j'ai vite compris au fil des discussions que Jim n'allait pas
être disponible avant un an et demi. On m'a alors demandé si je
voulais un autre acteur, et j'ai immédiatement répondu que non,
c'était lui, il devait impérativement avoir le rôle.» Peter
Weir
Biographie:
Après avoir bouclé ses études dans son Australie natale, Peter
Weir s'envole pour Londres où il rédige et interprète des
sketches satiriques en compagnie de sa compagne. De retour sur ses
terres au milieu des années 60, il officie en tant que machiniste et
régisseur de télévision, puis réalise de nombreux courts et
moyens métrages.
C'est en 1974 que Peter Weir signe son premier long-métrage,
la comédie burlesque et fantastique Les voitures qui ont mangé
Paris, suivi du drame onirique Pique-nique à Hanging Rock
et du film-catastrophe La Dernière Vague. Mais c'est en 1981,
avec Gallipoli, qu'il ouvre son œuvre à un public
international en recréant à l'écran la bataille du même nom.
De succès en succès, Peter Weir obtient la consécration
mondiale avec Le Cercle des poètes disparus (1990), dans
lequel Robin Wiliams s'illustre en professeur de littérature.
N'hésitant pas à varier les registres, le cinéaste réalise
l'année suivante la comédie romantique Green Card, portée
par le duo Gérard Depardieu/Andie MacDowell, puis
dirige Jeff Bridges en 1993 dans le drame État Second.
Cinq ans plus tard, il donne à Jim Carrey son premier rôle
dramatique avec le film d'anticipation The Truman Show, qui
restera emblématique pour beaucoup et qui confirmera le talent du
réalisateur pour dépeindre la nature humaine.
La projection sera précédée d’un court
métrage documentaire de Audrey Espinasse, intitulé Vitusha & Sarujan.
Réservation: 20 premières places offertes aux adhérents de Vive le Cinéma à Muret (https://ouvaton.link/VI73Q1)
Présentation : Vive le cinéma à Muret
Synposis :En marge de Barcelone, Vallbona est une enclave entourée par une
rivière, des voies ferrées et une autoroute. Antonio, fils
d'ouvriers catalans, y cultive des fleurs depuis près de 90 ans. Il
est rejoint par Makome, Norma, Tatiana, venus de tous horizons… Au
rythme de la musique, des baignades interdites et des amours
naissants, une forme poétique de résistance émerge face aux
conflits urbains, sociaux et identitaires du monde.
Interview
réalisateur:
Le film commence en marchant et en observant. J’observe d’abord
avec la caméra Super-8, presque sans intervenir, dans une logique
observationnelle.
À Vallbona, on a trouvé des rues non asphaltées, des faubourgs
mêlés à des blocs, du linge suspendu, des gamins qui jouaient ou
se baignaient dans le ruisseau. C’étaient des scènes qui me
ramenaient aux années soixante ou soixante-dix, l’époque où j’ai
commencé à filmer en Super-8.
Pour moi, explorer un espace est très suggestif. J’ai l’impression
qu’on peut le lire à travers les signes qui l’habitent. Quand je
suis arrivé à Vallbona avec la petite caméra, j’ai eu le
sentiment de découvrir un territoire vierge. Je marchais attentif
aux traces et aux indices : des pierres dans un faubourg, des
fissures dans le pavé… Tout semblait contenir des histoires. Je
pense que le scénario est d’une certaine manière contenu dans
l’espace, et que filmer c’est l’interpréter.
Ensuite, avec le casting, apparaît la médiation de la parole, où
je découvre une série de mémoires et d’imaginaires qui,
confrontés à ce qui avait été observé, vont donner lieu au film.
En tout cas, c’est en analysant ces entretiens qui composent le
casting que s’est concrétisé le projet de faire un long-métrage.
Je ne comprends mon travail qu’à partir de l’éthique artisanale
: décider de chaque cadre, chaque coupe, chaque son. De là découle
mon goût pour le cinéma, pour son écriture, et ma manière de me
relier au monde.
Chaque film est un organisme singulier avec une logique et une
éthique particulière, qu’il faut découvrir. Il n’y a pas de
règles que tu puisses appliquer d’un film à l’autre, elles se
révèlent à chaque fois, dans le processus même de travail. C’est
pour ça que j’essaie de tourner en discontinuité, en alternant
des phases de tournage et de montage qui m’aident à découvrir
l’identité du film.
L’exigence de pénétrer les regards et les imaginaires
particuliers comme manière adéquate de comprendre le quartier nous
a conduits à privilégier des formes qui relient le passage entre
l’individuel et le collectif. Les reflets dans les fenêtres, ou la
profondeur de champ, jouent là un rôle crucial, tout comme le
montage sonore qui met en relation les différentes histoires.
Biographie
réalisateur:
«Comme je n'ai étudié dans aucune école de cinéma, ma seule
formation a été celle de spectateur, si bien que j'ai acquis un
imaginaire peuplé de cinéastes qui m'ont aidé à découvrir le
monde»
José Luis Guerin mène sa carrière cinématographique en
tant que réalisateur et scénariste de ses propres films, mêlant
fiction et documentaire, brouillant les frontières qui existent
entre les deux genres.
Il
débute à l'âge de 24 ans avec Los motivos de Berta (1984),
œuvre quasi mutique qu'il écrit, monte et produit tout à la fois.
Le film ne sera jamais distribué commercialement.
Six ans plus tard, le réalisateur part
sur les traces de L'Homme tranquille de John Ford, en
Irlande, afin d'y tourner Innisfree. Encore sept ans et il
réapparaît avec l'inclassable Tren de sombras, inspiré de
l'expérience vécue par l'écrivain russe Maxime Gorki,
décontenancé par les premières images du cinématographe projetées
à Nijni-Novgorod en 1896.
En 2001, il accède à une plus grande reconnaissance : En
construcción, situé dans sa ville natale, devient le
film-symbole d'une génération espagnole éprise de
documentaire-fiction.
Avec L'Académie des muses (2015), Guerín renoue avec ses
débuts : il prend la décision de produire, filmer et monter seul
son film.
Ses films ont été présentés dans de nombreux festivals tels que
Venise (Sélection officielle), Cannes (Un Certain Regard, Quinzaine
des réalisateurs), Berlin (Forum), San Sebastian (Compétition
officielle), plusieurs fois à Locarno, Rotterdam, Tokyo... Il est
peut-être l'un des cinéastes espagnols les plus loués par la
critique et par le public des festivals internationaux. En 2002, il
remporte le Prix national espagnol du cinéma en 2001 et prix Goya du
meilleur documentaire. Des rétrospectives lui ont été consacrées
lors de festivals et dans d'importants centres culturels comme le
Centre Georges Pompidou ou le Harvard Film Archive.
Histoires de la bonne vallée a remporté le prix du jury au festival
de San Sebastian.
Court-métrage:
Portrait
croisé de la jeune génération tamoule en France : Vitusha &
Sarujan. À travers leurs expériences personnelles de la migration à
la Courneuve et Pierrefitte-sur-seine, deux parcours se répondent,
se confrontent, et se rejoignent.
Pour
aller plus loin
Ce documentaire explore avec finesse les enjeux
identitaires d'une génération née entre deux cultures. À travers
les parcours de Vitusha et Sarujan en banlieue parisienne, les
réalisateurs dessinent les contours d'une jeunesse tiraillée entre
héritage sri-lankais et réalité hexagonale, et approchent avec une
écoute respectueuse la manière dont se construisent les identités
multiples dans la France contemporaine.