L'association Vive le Cinéma à Muret est partenaire de Véo-Muret.
Tarifs préférentiels pour les adhérents 6,40 € - Tarif normal : 9,90€, tarif réduit : 7,30 €
Dimanches du Mermoz - un dimanche matin par mois - participation libre (voir programme)
Présentation et débat animé par Mustapha Elriz – Association Alissar
La projection sera suivie d’une présentation et d’un débat animés par Mustapha Elriz, de l’association Alissar, qui apportera son éclairage sur le contexte culturel et humain du film, ainsi que sur les réalités contemporaines du Liban et du Proche-Orient.
Synposis :Nino et Yasmina tombent amoureux dans la cour de leur école à Beyrouth, et rêvent à leur vie d’adulte, à un monde merveilleux. 20 ans plus tard, ils se retrouvent par accident et c’est à nouveau l’amour fou, magnétique, incandescent. Peut-on construire un avenir, dans un pays fracturé, qu’on tente de quitter mais qui vous retient de façon irrésistible ?
Le film réunit notamment Mounia Akl, Hassan Akil et Julia Kassar dans une œuvre sensible et profondément humaine, où l’intime rejoint les blessures collectives d’un pays en perpétuelle reconstruction.
À travers des personnages confrontés aux fractures du quotidien, aux souvenirs et à la nécessité de continuer à vivre malgré les drames, le réalisateur compose un récit à la fois délicat et universel. Le Liban y apparaît comme un territoire de contrastes : lumineux et douloureux, fragile mais habité par une formidable énergie de survie et de solidarité.
Le film interroge notre rapport à la mémoire, à l’exil, aux liens familiaux et à la capacité des êtres humains à préserver un peu de beauté dans un monde instable. Avec une mise en scène empreinte de douceur et une grande attention portée aux visages et aux silences, Un monde merveilleux et fragile s’inscrit dans cette tradition du cinéma libanais contemporain qui mêle poésie, engagement et regard profondément humain.
Au cœur des volcans: Requiem pour Katia et Maurice Krafft
de Werner Herzog
Mardi 26 mai 2026 à 19h30
(sorti 24 septembre 2022 - 1h21)
Présentation : Vive le Cinéma et Grand Angle 31 avec Henri TEISSEYRE
Synposis :KATIA et MAURICE KRAFFT : deux mythes de l’exploration française.
Passionnés de volcans, ils ont parcouru le monde pendant 20 ans.
Couple à la ville et devant la caméra, Katia et Maurice ont filmé
les plus spectaculaires éruptions du XXème siècle.
À 15h18, le 3 juin 1991, Kyushu, au Japon, un tsunami de cendres et
de roches incandescentes dévale à plus de 500 km/h les pentes du
Mont Unzen, détruisant tout sur son passage. La scène est filmée.
Quarante-trois personnes sont tuées sur le coup. La catastrophe fait
le tour du monde. Parmi les morts, les deux volcanologues français.
Mythique, parfois mystique, puissante et captivante, leur passion les
aura emportés.
Court métrage
En 1976, Herzog se rend en Guadeloupe alors que le volcan de La Soufrière menace d'entrer en éruption. D'après les sismographes, s'annonce une catastrophe inévitable dont la puissance pourrait être équivalente à celle de cinq bombes atomiques. 75 000 habitants sont alors évacués de Basse-Terre. Herzog part à la rencontre d’une poignée d’habitants qui ont choisi de rester, au péril de leur vie.
À
propos du film:
Pour son film, Werner Herzog a puisé dans plus de 800 heures
d’images filmées et 300 000 photos, restaurées, scannées et
remasterisées en 4K pour la première fois. Il a bénéficié de
l’aimable collaboration d’André Demaison (auteur de Les
Diables des Volcans, Maurice et Katia Krafft), le plus
proche ami et biographe de Maurice Krafft, et du soutien de
son frère aîné, Bertrand Krafft.
Ce film est le reflet d’une réelle attraction de Werner Herzog
pour les volcans et son immense admiration pour le travail des
Krafft. Il complète ainsi son œuvre documentaire consacrée aux
volcans, commencée en 1977 avec La soufrière et poursuivie
en 2016 avec Au fin fond de la fournaise. Il met ici son sens
de la narration et son goût pour le sublime au service d’une
célébration de la vie de ces deux grands scientifiques qui ont tant
de fois trompé la mort et défié les éléments. Ce qui intéresse
le cinéaste, c’est aussi la manière dont les Krafft se mettent en
scène, l’imagerie qu’ils déploient et la singularité de leur
regard, depuis leurs premiers essais devant et derrière la caméra,
jusqu’à de stupéfiantes séquences filmées par Maurice au plus
près des éruptions : d’hypnotiques symphonies de couleurs tendant
vers l’abstraction, des jaillissements de lave rouge en plan serré,
des paysages désolés parcourus de fumerolles d’où surgit la
petite silhouette blanche de Katia s’avançant au bord du gouffre.
Enfin, il révèle le regard profondément humaniste de ces passeurs
de science, qui, en se penchant sur le sort des victimes des
éruptions, ont sensibilisé le monde entier à la prévention des
risques volcaniques.
«Tout au long de ma vie, je ne me suis jamais posé la question
de la motivation pour laquelle je faisais un film. Mon approche est
saine et spontanée. J’ai toujours su capter l’évidence. Grizzly
Man est un bon exemple : j’ai tout de suite perçu que
l’histoire était exceptionnelle. Je suis un conteur, et en tant
que conteur je ressens une onde de choc en moi quand je suis
confronté à une histoire de grande ampleur. Le film sur les Krafft
entre dans cette même catégorie.»
Biographie:
Originaire de Bavière, Werner Herzog est un cinéaste
hors-norme. Son œuvre est monumentale et mêle documentaires,
fictions, courts et longs métrages. Soit 66 films tournés sur tous
les continents dont le fil conducteur est l’homme, sa place sur
terre et son besoin toujours renouvelé de transcender une existence
finie en dépassant les limites du corps, en créant, en rêvant.
Représentant du nouveau cinéma allemand des années 1970, au côté
de Rainer Werner Fassbinder ou Volker Schlöndorff, il
a gagné rapidement la reconnaissance de ses pairs avec son premier
long-métrage, Signes de vie, qui obtient l’Ours d’argent
au festival de Berlin en 1968. Mais c’est en 1972 avec Aguirre,
la colère de Dieu, tourné sur les rapides d’Amazonie, qu’il
est reconnu internationalement, et notamment en France.
Il commence ici sa collaboration avec Klaus Kinski, avec
lequel il tournera cinq films. Son film suivant, L’Énigme de
Kaspar Hauser remporte trois prix au festival de Cannes, dont le
Grand Prix du Jury. À partir des années 1990, il se tourne plus
vers le documentaire, et travaille sur des personnages tels que le
Dalaï Lama dans Wheel Of Time (2005) ou Timothy Treadwell,
documentariste ayant vécu avec des ours bruns, dans Grizzly Man
(2005). Habité par le voyage, aventurier tête brûlée, cinéaste
de la nature, de la différence, de la démesure, il a fouillé les
tréfonds de l’âme humaine, dans son rapport à la violence, à
l’état sauvage, au travers de films dont les tournages ont été
autant d’aventures.
Synposis :La forêt d’Edmond et Lucy est un monde à explorer sans fin !
Sentiers secrets, arbres centenaires, habitants mystérieux... À
chaque pas, la nature révèle ses richesses et ses mystères. Pour
nos deux explorateurs en herbe, l’aventure est partout. Il suffit
de se laisser guider par la forêt !
À
propos du film:
Dès l’origine d’Edmond et Lucy, nous avons souhaité que
l’imaginaire repose sur un socle scientifique solide. Parce qu’il
s’agit d’une série située en forêt, mettant en scène des
espèces identifiables, des écosystèmes précis et des phénomènes
naturels concrets, il nous semblait indispensable d’ancrer chaque
récit dans une connaissance rigoureuse du vivant.
«Lorsque nous avons décidé d’adapter pour la seconde fois
quatre épisodes pour le cinéma, je me suis replongé dans ce qui
guide Edmond et Lucy
depuis l’origine : donner à la forêt une présence réelle,
crédible, presque palpable.
La précision naturaliste qui traverse la série influe
directement sur la mise en scène. Elle impose un rapport juste aux
saisons, aux lumières, aux comportements des espèces. Si le film se
déroule au printemps, la lumière doit être celle du printemps. Si
un arbre est en floraison, il doit l’être au bon moment. Si un
animal apparaît, son attitude doit correspondre à sa réalité
biologique.
Ce lien étroit entre création artistique et validation
scientifique est pour moi central. L’émerveillement naît aussi de
la justesse. Lorsque les enfants observent un rouge-gorge, une
mousse, une flaque gelée, ils doivent pouvoir retrouver ces éléments
dans la réalité.
Avec ce programme, nous proposons une aventure. Mais une aventure
ancrée dans le réel. L’émerveillement naît aussi de la
justesse. Si les enfants reconnaissent ensuite un rouge-gorge, une
mousse humide ou la lumière d’un sous-bois au printemps, alors le
film aura prolongé son expérience au-delà de la salle.»
-François
Narboux
Biographie:
François Narboux, diplômé des Arts Appliqués, évolue dans
l’animation depuis une vingtaine d’années. Il a pu collaborer
sur une trentaine de projets en tant qu’animateur, chef animateur
puis réalisateur dont les séries Didou saison 3, Mouk
saisons 1 et 2, et Pirata et Capitano. Il est aussi le
coauteur et réalisateur de la série Edmond et Lucy produite
par MIAM ! Animation avec France Télévisions. Edmond et Lucy
est l’une des premières séries au format industriel produite en
3D temps réel. François a grandement contribué au développement
de ce pipeline de production innovant et a également assuré la
direction artistique de la série.