L'association Vive le Cinéma à Muret est partenaire de Véo-Muret.
Tarifs préférentiels pour les adhérents 6,40 € - Tarif normal : 9,90€, tarif réduit : 7,30 €
Dimanches du Mermoz - un dimanche matin par mois - participation libre (voir programme)
Synopsis :À la Maison des femmes, entre soin, écoute et solidarité, une équipe se bat chaque jour pour accompagner les femmes victimes de violences dans leur reconstruction. Dans ce lieu unique, Diane, Manon, Inès, Awa et leurs collègues accueillent, soutiennent, redonnent confiance. Ensemble, avec leurs forces, leurs fragilités, leurs convictions et une énergie inépuisable.
En savoir plus sur La maison des femmes
Naissance du projet
La naissance du projet remonte à fin 2016, lorsque Mélisa Godet a entendu, à la radio, la gynécologue obstétricienne Ghada Hatem parler de la Maison des Femmes qu’elle venait de créer à Saint Denis : "Des parcours de soin et des différents professionnels, médecins, psychologues, avocats, juristes, policiers, artistes parfois… qui y croisaient leurs compétences et leur énergie pour aider les femmes victimes de violence à se reconstruire."
"En tant que femme et citoyenne, je me suis dit que c’était formidable qu’un tel endroit puisse exister. Et, en tant que scénariste et réalisatrice, j’ai tout de suite pensé que ça ferait un sujet de film génial, le genre de sujet que j’avais envie de porter au cinéma. Un film choral, un film avec du fond sur un sujet important et un film lumineux aussi. Le sujet m’est resté en tête…"
Convaincre une héroïne réelle
Ghada Hatem était au départ réticente à l’idée de devenir un personnage de fiction. Ce n’est qu’en arrivant avec un traitement détaillé du film que la réalisatrice a réussi à la convaincre : "L’avantage est que, pour que cet endroit existe, Ghada a dû et doit encore faire beaucoup de bruit pour faire parler de la Maison des Femmes et de ce qui s’y pratique."
"J’avais donc accès à une énorme masse de documentation. Je suis venue la voir avec un premier traitement, comme base de discussion et gage de notre sérieux. Ghada s’est peu à peu laissé convaincre. En posant une condition : elle tenait à ce que le personnage qui allait la représenter soit complètement assumé comme un personnage de fiction."
Le prisme des soignants
L’approche du film, focalisée sur les soignants de la Maison des Femmes, constitue un choix narratif important. Mélisa Godet a pris la décision se centrer sur le prisme des soignants, ce qui laissait de côté la représentation directe de la violence : "Cette maison, j’avais envie de la montrer en fonctionnement, bouillonnante de vie et d’activités, avec des équipes rodées et des patientes à différents stades de leurs parcours de soin."
"J’avais une conviction : je ne filmerais pas de séquences de violence. Ce n’était pas l’endroit où je voulais aller. Je ne voulais pas faire de ces violences une matière esthétique", se rappelle la cinéaste.
Lieux de tournage
Les scènes dans le hall, dans le bureau des psys et dans la salle d’activité ont été tournées à la Cité Le Refuge, un centre social de l’Armée du Salut dans le treizième arrondissement de Paris. Mélisa Godet se souvient : "Et on a reconstitué le reste dans une entreprise désaffectée à Bry-sur-Marne. Je ne me voyais pas tourner à La Maison des Femmes en leur disant : « Poussez-vous ! On arrive ! On fait du cinéma ! ». Ces gens travaillent."
Préparation pour Karin Viard
En guise de préparation, Karin Viard s’est beaucoup nourrie d’interviews et de podcasts sur Ghada et son action. Par contre, la comédienne ne voulait pas la rencontrer par peur d’être dans l’imitation. Elle préférait proposer sa propre lecture du personnage : "Physiquement, Karin et Ghada ne se ressemblent pas du tout, mais Karin a très bien capté l’énergie et ce que pouvait être un bulldozer inarrêtable dans ce genre d’endroit", raconte Mélisa Godet. Elle ajoute :
"D’ailleurs, quand les équipes de Ghada ont vu le film, elles ont eu cette réaction : 'Mais c’est vraiment toi !'. Tout au long du tournage, l’équipe technique a été à l’unisson, dans la bonne énergie. Concentrée et silencieuse, en soutien total quand les actrices avaient à livrer des choses difficiles et trouvant vraiment de la joie à tourner les séquences de comédie. Tout le monde s’est retrouvé dans une gentillesse, une bienveillance généralisée et aussi beaucoup de drôlerie."
Présentation : en présence du réalisateur Cyril Montana
Réservation
Pour cette séance, 10 places gratuites sont proposées, attribuées dans l’ordre des réservations via le billet spécifique (Cliquer ici ou sur une image)
Synposis :Cyril, petit-fils de réfugié politique espagnol, décide de s'engager, en mémoire de son grand-père, aux côtés des exilés. Il entame alors un périple de Paris jusqu'aux frontières de l'Europe, à la rencontre de celles et ceux qui ont quitté leur pays, leurs proches, leur vie d'avant.
Dans son voyage, il se lie d'amitié avec Yadullah, un jeune Afghan arrivé à Paris en 2022. Croisant récits d'exilés et analyses politiques et scientifiques, « Welcome to Europe » combat les idées reçues et la xénophobie, pour démasquer ce qui se cache derrière la fiction de l'immigration.
Une enquête intime devenue politique
Welcome to Europe s’ouvre sur une démarche profondément personnelle. Cyril Montana, petit-fils de réfugié politique espagnol, cherche à comprendre si les conditions d’accueil en France ont évolué depuis plus de 80 ans. Il engage un périple de Paris jusqu’aux frontières de l’Europe, à la rencontre de celles et ceux qui empruntent aujourd’hui les chemins de l’exil.
Le film prend racine dans l’histoire de l’exil républicain espagnol de 1939, lorsque des milliers de femmes et d’hommes, fuyant le régime fasciste de Franco, furent parqués dans des conditions effroyables sur les plages françaises, notamment à Argelès-sur-Mer. À l’époque, on ne parlait pas encore de “migrants”, mais les mécanismes de rejet, de peur et d’abandon étaient déjà à l’œuvre.
Le grand-père du réalisateur, passé par ces camps, s’est pourtant parfaitement intégré à la société française, contribuant à sa richesse humaine, sociale et culturelle. Ce rappel historique constitue l’un des piliers du film : l’exil n’est pas une menace, il est une part constitutive de notre histoire commune.
Les exilés d’aujourd’hui : continuité des violences, changement de vocabulaire
En miroir de cette mémoire, le film montre la réalité contemporaine de l’accueil réservé aux personnes exilées en France et en Europe. À Calais comme sur les trottoirs parisiens, les migrants vivent dans une précarité extrême : expulsions répétées, absence de solutions durables, abris surpeuplés, stress permanent.
Ces conditions de survie, imposées sur la durée, engendrent des conséquences humaines graves : épuisement psychique, recours à l’alcool ou aux drogues pour supporter l’angoisse, perte progressive de repères et de dignité. Le film met en lumière une violence institutionnelle souvent invisible, mais profondément destructrice.
Yadullah : redonner un visage à l’exil
Le voyage de Cyril Montana croise celui de Yadullah, jeune Afghan arrivé à Paris en 2022. Leur rencontre devient un fil conducteur essentiel du film.
Yadullah n’est jamais réduit à une statistique ou à un dossier administratif : il est un jeune homme, avec ses espoirs, ses peurs, ses rêves, son humour et sa lucidité.
Ce choix de mise en scène est fondamental. En incarnant l’exil à travers une relation humaine, Welcome to Europe déconstruit les représentations abstraites et anxiogènes qui nourrissent les discours politiques et médiatiques dominants.
Frontières, sécurité et imposture politique
Le film interroge avec force les politiques de fermeture des frontières, notamment à Calais, où des investissements colossaux sont consentis pour empêcher les passages vers l’Angleterre. Malgré ces dispositifs, les traversées continuent, révélant l’inefficacité structurelle de ces stratégies.
Welcome to Europe démonte également la théorie dite de “l’appel d’air”, popularisée depuis plus de cinquante ans par l’extrême droite. Cette théorie, largement reprise aujourd’hui, affirme qu’un accueil digne attirerait davantage de migrants. Le film montre, analyses à l’appui, que cette idée est infondée, mais qu’elle continue de structurer les politiques publiques.
Plus encore, le film souligne un paradoxe essentiel : plus on ferme les frontières, plus on enrichit les trafiquants et les réseaux de passeurs, sans jamais sécuriser réellement les populations vivant à l’intérieur des pays.
Un laboratoire de la perte des droits humains
Ce que révèle le film est inquiétant : l’Europe est devenue un véritable laboratoire de la régression des droits humains.
Sous couvert de sécurité, elle renonce progressivement à ses valeurs fondatrices – hospitalité, fraternité, dignité – tout en nourrissant des discours qui rassurent artificiellement les populations internes sans répondre aux causes profondes des migrations.
L’absurdité de ces politiques est mise à nu : les frontières, aussi militarisées soient-elles, finissent toujours par être franchies. Ce sont les êtres humains qui en paient le prix.
Conclusion – Une projection nécessaire et un acte citoyen
Au regard de son propos, de sa rigueur et de sa force humaniste, Welcome to Europe est un film que Vive le Cinéma à Muret veut faire connaître, accompagne et projette, lors d’une soirée spéciale.
Dans la situation actuelle, il est plus que jamais nécessaire de dire les choses avec vérité et de retrouver les principes que nous défendons en interne comme dans l’espace public : la liberté d’expression, l’égalité, la fraternité.
Des valeurs trop souvent malmenées dans le climat de brutalité sociale et politique dans lequel nous vivons, mais que le cinéma – lorsqu’il est exigeant, sincère et profondément humain – peut contribuer à réaffirmer.
À ce titre, Welcome to Europe n’est pas seulement un film à voir : c’est un film à partager et à débattre.
Les associations Amici & Vive le Cinéma Muret vous invitent à une soirée italienne exceptionnelle le 10 mars 2026 à partir de 17h30, avec deux films en avant première et un repas italien.
À l’affiche :
17h30 - Il Maestro de Andrea Di Stefano (2h05 - sort le 11mars)en avant-première
Synopsis : un ancien joueur de tennis devient l’entraîneur d’un jeune talent timide, écrasé par les attentes de son père.
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Ce film est le quatrième long-métrage du réalisateur et acteur Andrea Di Stefano qui totalise plus de 20 films à son actif en 29 ans de carrière. Il a obtenu le Prix «David di Donatello» du meilleur réalisateur 2025 pour Dernière Nuit à Milan en 2024.
Il Maetro, c’est une rencontre improbable entre deux êtres en souffrance qui vont apprendre à s’apprécier pour ce qu'ils sont au plus profond d’eux-mêmes, apprendre à faire face ensemble aux exigences de la compétition sportive mais aussi de la société italienne de cette époque.
La participation à des tournois de tennis les fera voyager à travers la belle Italie, sorte de road movie au cours duquel ils vont se livrer l’un à l’autre, faire ressurgir leurs faiblesses pour mieux les surmonter et sortir grandis des épreuves de la vie.
Le film nous parle de transmission, de fragilité, d’humanisme, de société oppressante et dresse un portrait émouvant et sincère de ces deux êtres qui, au travers de leurs failles et secrets, vont se révéler pour transformer leurs blessures en force de vie. Porté par de très bons comédiens et une belle musique, Il Maestro met en avant les deux héros incarnés par le charismatique Pier Francesco Favino, impressionnant dans son rôle de coach sportif mais aussi de vie auprès du jeune tennisman joué par le talentueux Tiziano Menichelli, à l’avenir très prometteur.
20h – Dîner italien
Procecco (offert par AMICI)
Lasagne sauce blanche à la saucisse et à la trévise (inspiration Vénitienne) avec pain
Panna cotta sauce chocolat et biscuit italien.
Vin rouge ou vin blanc
21h –Vivaldi et moi (1h50 - sort le 29 avril 2026) – en Avant-première
21h00 – Vivaldi et moi de Damiano Michieletto
Synopsis :Venise, XVIIIe siècle. Une jeune violoniste virtuose rencontre Antonio Vivaldi, qui bouleversera son destin.
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Tourné à Venise, ville natale de Vivaldi, et en studio à Rome, ce film est intitulé dans sa version originale Primavera (le printemps en italien). Il est librement adapté du roman Stabat Mater écrit en 2008 par le romancier vénitien Tiziano Scarpale. Mais, comme le suggère son titre français Vivaldi et moi, le film retrace surtout le parcours de la jeune Cécilia, violoniste prodige, dont la vie va être bouleversée grâce à l’enseignement prodigué par le célèbre prêtre roux, surnom donné à Vivaldi.
Sous son mentorat, la jeune femme deviendra premier violon et trouvera dans la musique la force de se libérer d'un destin contraint, tout tracé, qui semblait pourtant inévitable (mariage forcé, poids de l’église et des inégalités sociales, …)
Il fait le portrait d’une jeune femme en quête d’émancipation et de liberté qui incarne une résistance silencieuse mais déterminée face à sa condition.
Reconnu mondialement pour ses mises en scène à l’opéra, Damiano Michieletto a travaillé dans des théâtres prestigieux comme la Fenice à Venise, la Scala à Milan et bien d’autres dans le monde. Il signe avec Vivaldi et moi son premier long métrage et filme sa ville natale en recréant la Venise authentique du début du 18 e siècle avec ses églises, ses marchés, ses gondoles et ses salles de concert.
Tarif : 35 € (comprenant les deux films + le repas)
Réservation obligatoire avant le 6 mars sur le site de Vive le Cinéma Muret (dans la limite des places disponibles). Un billet électronique vous sera envoyé par e-mail avec QR code. Il sera également possible d’acheter des places pour les films directement sur le site de Véo Muret.