L'association Vive le Cinéma à Muret est partenaire de Véo-Muret.
Tarifs préférentiels pour les adhérents 6,40 € - Tarif normal : 9,90€, tarif réduit : 7,30 €
Dimanches du Mermoz - un dimanche matin par mois - participation libre (voir programme)
Les associations Amici & Vive le Cinéma Muret vous invitent à une soirée italienne exceptionnelle le 10 mars 2026 à partir de 17h30, avec deux films en avant première et un repas italien.
À l’affiche :
17h30 - Il Maestro de Andrea Di Stefano (2h05 - sort le 11mars)en avant-première
Synopsis : un ancien joueur de tennis devient l’entraîneur d’un jeune talent timide, écrasé par les attentes de son père.
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Ce film est le quatrième long-métrage du réalisateur et acteur Andrea Di Stefano qui totalise plus de 20 films à son actif en 29 ans de carrière. Il a obtenu le Prix «David di Donatello» du meilleur réalisateur 2025 pour Dernière Nuit à Milan en 2024.
Il Maetro, c’est une rencontre improbable entre deux êtres en souffrance qui vont apprendre à s’apprécier pour ce qu'ils sont au plus profond d’eux-mêmes, apprendre à faire face ensemble aux exigences de la compétition sportive mais aussi de la société italienne de cette époque.
La participation à des tournois de tennis les fera à voyager à travers la belle Italie, sorte de road movie au cours duquel ils vont se livrer l’un à l’autre, faire ressurgir leurs faiblesses pour mieux les surmonter et sortir grandis des épreuves de la vie.
Le film nous parle de transmission, de fragilité, d’humanisme, de société oppressante et dresse un portrait émouvant et sincère de ces deux êtres qui, au travers de leurs failles et secrets, vont se révéler pour transformer leurs blessures en force de vie. Porté par de très bons comédiens et une belle musique, Il Maestro met en avant les deux héros incarnés par le charismatique Pier Francesco Favino, impressionnant dans son rôle de coach sportif mais aussi de vie auprès du jeune tennisman joué par le talentueux Tiziano Menichelli, à l’avenir très prometteur.
20h – Dîner italien (en construction)
21h –Vivaldi et moi (1h50 - sort le 29 avril 2026) – en Avant-première
21h00 – Vivaldi et moi de Damiano Michieletto
Synopsis :Venise, XVIIIe siècle. Une jeune violoniste virtuose rencontre Antonio Vivaldi, qui bouleversera son destin.
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Tourné à Venise, ville natale de Vivaldi, et en studio à Rome, ce film est intitulé dans sa version originale Primavera (le printemps en italien). Il est librement adapté du roman Stabat Mater écrit en 2008 par le romancier vénitien Tiziano Scarpale. Mais, comme le suggère son titre français Vivaldi et moi, le film retrace surtout le parcours de la jeune Cécilia, violoniste prodige, dont la vie va être bouleversée grâce à l’enseignement prodigué par le célèbre prêtre roux, surnom donné à Vivaldi.
Sous son mentorat, la jeune femme deviendra premier violon et trouvera dans la musique la force de se libérer d'un destin contraint, tout tracé, qui semblait pourtant inévitable (mariage forcé, poids de l’église et des inégalités sociales, …)
Il fait le portrait d’une jeune femme en quête d’émancipation et de liberté qui incarne une résistance silencieuse mais déterminée face à sa condition.
Reconnu mondialement pour ses mises en scène à l’opéra, Damiano Michieletto a travaillé dans des théâtres prestigieux comme la Fenice à Venise, la Scala à Milan et bien d’autres dans le monde. Il signe avec Vivaldi et moi son premier long métrage et filme sa ville natale en recréant la Venise authentique du début du 18 e siècle avec ses églises, ses marchés, ses gondoles et ses salles de concert.
Tarif : 35 € (comprenant les deux films + le repas)
Réservation obligatoire avant le 4 mars sur le site de Vive le Cinéma Muret (dans la limite des places disponibles). Un billet électronique vous sera envoyé par e-mail avec QR code. Il sera également possible d’acheter des places pour les films directement sur le site de Véo Muret.
Avec Sebastian Stan, Jeremy Strong, Maria Bakalova
Dimanche 15 février 2026 à 10h30
En présence de Françoise COSTE
Ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure – Fontenay St Cloud, Françoise Coste est professeur d’études américaines à l’Université Toulouse-Jean Jaurès. Sa recherche porte sur l’histoire du conservatisme aux Etats-Unis depuis le XXe siècle. Elle a écrit de nombreux articles et chapitres de livre sur le droit des femmes aux Etats-Unis et sur l’histoire intellectuelle du conservatisme américain. Sa biographie consacrée au président Ronald Reagan (Reagan, Editions Perrin) a reçu en 2015 le Prix de la biographie politique de l’année.
Réservation
Réservez en ligne – 10 premières places offertes par Vive le Cinéma à Muret
Court métrage
Poisson rouge de Cédric Klapisch => Après la rupture avec son ami, une jeune femme sort de chez elle, portant dans ses bras un bocal contenant son poisson rouge. Alors qu’elle traverse la rue, le bocal tombe et se brise. Il lui faut trouver un moyen de sauver Kiki. En voyant l’enseigne d’une pharmacie, elle a une idée lumineuse.
The apprentice de Ali Abbasi
Synposis :Véritable plongée dans les arcanes de l'empire américain, The Apprentice retrace l'ascension vers le pouvoir du jeune Donald Trump grâce à un pacte faustien avec l'avocat conservateur et entremetteur politique Roy Cohn.
En savoir plus sur Ali Abbasi
Ali Abbasi est un cinéaste d’origine iranienne, installé en Scandinavie, dont l’œuvre est marquée par une interrogation constante sur le pouvoir, la violence sociale et la fabrication des monstres, qu’ils soient intimes, idéologiques ou politiques.
Il s’est fait connaître en 2018 avec Border, Prix Un Certain Regard à Cannes, un film étrange et profondément humaniste sur l’altérité et la norme. En 2022, il frappe à nouveau avec Les Nuits de Mashhad (Holy Spider), un thriller politique inspiré de faits réels, qui dénonçait la violence faite aux femmes et l’hypocrisie morale d’un système capable de tolérer l’intolérable.
Avec The Apprentice, présenté en compétition au Festival de Cannes 2024, Ali Abbasi s’attaque cette fois à une figure bien réelle et contemporaine : Donald Trump. Mais attention, il ne s’agit pas ici d’un biopic classique ni d’un film à thèse au sens traditionnel.
Le film se concentre sur les jeunes années de Trump, dans le New York des années 1970–80, et surtout sur sa relation avec son mentor, l’avocat Roy Cohn. Cette relation est au cœur du film : elle montre comment s’apprennent le cynisme, la domination, le mensonge comme stratégie, et l’absence totale d’empathie comme mode de réussite.
Ce que propose Abbasi, ce n’est pas un jugement frontal, mais une observation glaçante : comment un individu se construit dans un système où la loi, la morale et la vérité deviennent des outils malléables au service du pouvoir. En ce sens, The Apprentice est moins un film sur Trump que sur la fabrication d’un personnage politique, et plus largement sur les mécanismes qui permettent à certaines figures d’émerger et de prospérer.
Comme souvent chez Abbasi, le film dérange, interroge, et laisse volontairement le spectateur face à ses propres questions. Il nous oblige à réfléchir à notre époque, à la responsabilité des systèmes autant qu’à celle des individus.
Critiques de spectateurs
The Apprentice explore la transformation de Donald Trump, du fils d’un promoteur immobilier en magnat impitoyable. Le film retrace son ascension à travers son lien avec Roy Cohn, son mentor, qui l'a initié à des règles impitoyables : attaquer sans cesse, nier toute accusation et revendiquer la victoire à tout prix. Jeremy Strong incarne magistralement Cohn, tandis que Sebastian Stan, en Trump, adopte ses gestes et son style, donnant vie à cette métamorphose fascinante. Le réalisateur Ali Abbasi évite la caricature et dresse un portrait complexe de Trump, montrant un homme d’abord maladroit et en quête de reconnaissance, puis dévoré par l’ambition et prêt à tout pour réussir.
Ce film n’est pas un simple réquisitoire contre Trump. Au lieu de le réduire à une figure caricaturale, il explore la construction de son personnage public et privé, entre fascination et détestation. On y découvre un jeune homme qui, influencé par Cohn, se façonne une identité de « tueur » et non de « looser », prêt à manipuler et mentir pour atteindre ses objectifs. Abbasi cherche à comprendre la psyché derrière cet homme controversé, offrant un regard nuancé sur sa transformation personnelle et professionnelle.
Ainsi, The Apprentice ne se contente pas de relater l’histoire que tout le monde connaît, mais propose de la revisiter en révélant les origines de ce mythe américain, tout en mettant en avant les performances impressionnantes de ses acteurs.