Soirée indienne - 23 mars 2026 - Une jeunesse indienne (Homebound)

Une jeunesse indienne  (2h) 

de  Neeraj Ghaywan

Lundi 23 mars 2026 à 19h

L'association Vive le Cinéma Muret et Véo-Muret vous invitent à une soirée italienne exceptionnelle le 23 mars 2026 à partir de 19h, avec un film en avant première et un repas indien.

À l’affiche :

  • 19h : Repas indien préparé par KOH-I-NOOR,  20 Av. Roger Tissandié, 31600 Muret
    • Entrée : Samosa légumes + viande
    • Plat : Poulet tikka masala + riz
    • Dessert : Crème de mangue
    • Parotha (Pain)
    • Thé indien prépare par AZRA
  • 20h30 : Film : une jeunesse indienne  (2h) de  Neeraj Ghaywan sort le 25 mars =>
    • Dans un village du nord de l’Inde, deux amis d’enfance tentent de passer le concours de police d’État, un métier qui pourrait leur offrir la dignité qu’ils n’osent espérer. Alors qu’ils touchent du doigt leur rêve, le lien précieux qui les unit est menacé par leurs désillusions...
  • Présentation et débat éventuel
    • Elona Llorans, Jury Jeune du Festival International du Film de Muret
    • Vanessa Frederique Bianchi, Festival des Cinémas Indiens de Toulouse


En savoir plus

Une jeunesse indienne (titre original : Homebound)

  • Réalisateur : Neeraj Ghaywan
  • Année : 2025 (présenté au Festival de Cannes)
  • Sortie en France : 25 mars 2026
  • Durée : 1 h 59
  • Avec : Ishaan Khatter, Vishal Jethwa, Janhvi Kapoor
  • Sélection : Festival de Cannes 2025 – section Un Certain Regard

L’histoire

Le film se déroule dans un village du nord de l’Inde. Deux amis d’enfance rêvent de réussir le concours de la police nationale. Pour eux, porter l’uniforme signifie bien plus qu’un simple emploi : c’est l’espoir d’une reconnaissance sociale, d’une dignité et d’une sortie de la pauvreté.

Mais à mesure que l’échéance approche :

  • les pressions économiques se font plus fortes,
  • les inégalités sociales apparaissent clairement,
  • et leur amitié est mise à l’épreuve par les compromis qu’ils doivent accepter.

Le film devient alors le portrait d’une génération confrontée à un avenir incertain, où la réussite individuelle peut entrer en conflit avec la loyauté et les valeurs personnelles.

Le réalisateur

Neeraj Ghaywan s’est fait connaître avec Masaan, présenté lui aussi à Cannes en 2015 et récompensé par le prix FIPRESCI.

Son cinéma se caractérise par :

  • un réalisme social très marqué,
  • une attention aux injustices de caste et de classe en Inde,
  • des récits intimistes centrés sur la jeunesse et les relations humaines.

Avec Une jeunesse indienne, il poursuit cette exploration de la société indienne contemporaine, loin des clichés de Bollywood.

Les thèmes du film

Le film aborde plusieurs thèmes importants :

  • L’ascension sociale dans une société très hiérarchisée
  • L’amitié masculine face à la compétition
  • Les rêves de la jeunesse rurale
  • Les fractures sociales en Inde
  • Le conflit entre réussite individuelle et solidarité

Le ton est plutôt réaliste et humaniste, proche du cinéma social.

Pourquoi le film est remarqué

La critique souligne que le film :

  • propose une chronique très réaliste de l’Inde contemporaine,
  • évite les clichés du cinéma commercial indien,
  • et repose beaucoup sur la relation entre les deux personnages principaux

    Avant-première "mystère"

    Avant-première "mystère" en présence des réalisateurs 

    Vendredi 6 mars à 20h30

    Place offertes aux adhérents de Vive le Cinéma à Muret en cliquant ici

    Pour en savoir plus .... Regarder la vidéo

    Le Vendredi 6 mars prochain, votre cinéma Véo Muret vous propose une séance exceptionnelle : une avant-première "mystère"  en présence des réalisateurs !

    Welcome to Europe

    Welcome to Europe


    de Thomas Bornot et Cyril Montana

    Mercredi 11 mars 2026 à 21h


    Présentation : en présence du réalisateur Thomas BORNOT

    Réservation

    Pour cette séance, 10 places gratuites sont proposées, attribuées dans l’ordre des réservations via le billet spécifique (Cliquer ici ou sur une image)

    Dossiers
    Welcome to Europe

    Synposis : Cyril, petit-fils de réfugié politique espagnol, décide de s'engager, en mémoire de son grand-père, aux côtés des exilés. Il entame alors un périple de Paris jusqu'aux frontières de l'Europe, à la rencontre de celles et ceux qui ont quitté leur pays, leurs proches, leur vie d'avant. 

    Dans son voyage, il se lie d'amitié avec Yadullah, un jeune Afghan arrivé à Paris en 2022. Croisant récits d'exilés et analyses politiques et scientifiques, « Welcome to Europe » combat les idées reçues et la xénophobie, pour démasquer ce qui se cache derrière la fiction de l'immigration.


    Une enquête intime devenue politique

    Welcome to Europe s’ouvre sur une démarche profondément personnelle. Cyril Montana, petit-fils de réfugié politique espagnol, cherche à comprendre si les conditions d’accueil en France ont évolué depuis plus de 80 ans. Il engage un périple de Paris jusqu’aux frontières de l’Europe, à la rencontre de celles et ceux qui empruntent aujourd’hui les chemins de l’exil.

    Le film prend racine dans l’histoire de l’exil républicain espagnol de 1939, lorsque des milliers de femmes et d’hommes, fuyant le régime fasciste de Franco, furent parqués dans des conditions effroyables sur les plages françaises, notamment à Argelès-sur-Mer. À l’époque, on ne parlait pas encore de “migrants”, mais les mécanismes de rejet, de peur et d’abandon étaient déjà à l’œuvre.

    Le grand-père du réalisateur, passé par ces camps, s’est pourtant parfaitement intégré à la société française, contribuant à sa richesse humaine, sociale et culturelle. Ce rappel historique constitue l’un des piliers du film : l’exil n’est pas une menace, il est une part constitutive de notre histoire commune.


    Les exilés d’aujourd’hui : continuité des violences, changement de vocabulaire

    En miroir de cette mémoire, le film montre la réalité contemporaine de l’accueil réservé aux personnes exilées en France et en Europe. À Calais comme sur les trottoirs parisiens, les migrants vivent dans une précarité extrême : expulsions répétées, absence de solutions durables, abris surpeuplés, stress permanent.

    Ces conditions de survie, imposées sur la durée, engendrent des conséquences humaines graves : épuisement psychique, recours à l’alcool ou aux drogues pour supporter l’angoisse, perte progressive de repères et de dignité. Le film met en lumière une violence institutionnelle souvent invisible, mais profondément destructrice.


    Yadullah : redonner un visage à l’exil

    Le voyage de Cyril Montana croise celui de Yadullah, jeune Afghan arrivé à Paris en 2022. Leur rencontre devient un fil conducteur essentiel du film.
    Yadullah n’est jamais réduit à une statistique ou à un dossier administratif : il est un jeune homme, avec ses espoirs, ses peurs, ses rêves, son humour et sa lucidité.

    Ce choix de mise en scène est fondamental. En incarnant l’exil à travers une relation humaine, Welcome to Europe déconstruit les représentations abstraites et anxiogènes qui nourrissent les discours politiques et médiatiques dominants.

    Frontières, sécurité et imposture politique

    Le film interroge avec force les politiques de fermeture des frontières, notamment à Calais, où des investissements colossaux sont consentis pour empêcher les passages vers l’Angleterre. Malgré ces dispositifs, les traversées continuent, révélant l’inefficacité structurelle de ces stratégies.

    Welcome to Europe démonte également la théorie dite de “l’appel d’air”, popularisée depuis plus de cinquante ans par l’extrême droite. Cette théorie, largement reprise aujourd’hui, affirme qu’un accueil digne attirerait davantage de migrants. Le film montre, analyses à l’appui, que cette idée est infondée, mais qu’elle continue de structurer les politiques publiques.

    Plus encore, le film souligne un paradoxe essentiel : plus on ferme les frontières, plus on enrichit les trafiquants et les réseaux de passeurs, sans jamais sécuriser réellement les populations vivant à l’intérieur des pays.


    Un laboratoire de la perte des droits humains

    Ce que révèle le film est inquiétant : l’Europe est devenue un véritable laboratoire de la régression des droits humains.

    Sous couvert de sécurité, elle renonce progressivement à ses valeurs fondatrices – hospitalité, fraternité, dignité – tout en nourrissant des discours qui rassurent artificiellement les populations internes sans répondre aux causes profondes des migrations.

    L’absurdité de ces politiques est mise à nu : les frontières, aussi militarisées soient-elles, finissent toujours par être franchies. Ce sont les êtres humains qui en paient le prix.

    Conclusion – Une projection nécessaire et un acte citoyen

    Au regard de son propos, de sa rigueur et de sa force humaniste, Welcome to Europe est un film que Vive le Cinéma à Muret veut faire connaître, accompagne et projette, lors d’une soirée spéciale.

    Dans la situation actuelle, il est plus que jamais nécessaire de dire les choses avec vérité et de retrouver les principes que nous défendons en interne comme dans l’espace public : la liberté d’expression, l’égalité, la fraternité.

    Des valeurs trop souvent malmenées dans le climat de brutalité sociale et politique dans lequel nous vivons, mais que le cinéma – lorsqu’il est exigeant, sincère et profondément humain – peut contribuer à réaffirmer.

    À ce titre, Welcome to Europe n’est pas seulement un film à voir : c’est un film à partager et à débattre.