The Truman Show
Dimanche 12 avril 2026 vers 18h
(sorti 28 octobre 1998 - 1H43)
Synposis : Truman Burbank mène une vie calme et heureuse. Il habite dans un
petit pavillon propret de la radieuse station balnéaire de Seahaven.
Il part tous les matins à son bureau d'agent d'assurances dont il
ressort huit heures plus tard pour regagner son foyer, savourer le
confort de son habitat modèle, la bonne humeur inaltérable et le
sourire mécanique de sa femme, Meryl. Mais parfois, Truman étouffe
sous tant de bonheur et la nuit l'angoisse le submerge. Il se sent de
plus en plus étranger, comme si son entourage jouait un rôle. Il se
sent observé...
À propos du film:
Truman, vrai humain parmi des humains jouant des vrais humains de fiction rêve d’échapper au scénario parfaitement orchestré de sa vie quotidienne. Il rêve à son vrai amour dont il tente de reconstituer le visage à la manière de Zeuxis, peintre grec qui voulait peindre Aphrodite à partir des traits des plus belles femmes de Crotone. Mais à l’inverse de Zeuxis, il ne tente pas de recréer une icône à partir de femmes réelles, il veut retrouver la singularité de l’être aimé à partir des traits des icônes de la publicité. Car la publicité est devenue réelle dans cet environnement faux. Il ne faut alors pas se laisser prendre à l’immobilisme de ces images figées pour maintenir l’illusion de la perfection, il faut se mettre en mouvement, fuir et partir à la recherche des failles du système. La lumière se fait dans l’esprit de Truman, un projecteur tombe du ciel. Le ciel tombe sur la tête de Truman, il décide alors de s’emparer de l’obscurité pour s’échapper vers d’autres cieux. Car ne pas être vu, c’est pouvoir. Chose étrange pour un homme qui n’existe que parce qu’il est vu. Mais est-on vraiment vu lorsque nos faits et gestes sont mis en scène? Échapper à soi-même c’est alors provoquer l’imprévu en duel. Et quelle aventure ! Voici l’air ferme à l’horizon… Baudrillard n’écrivait-il pas sur Los Angeles, sur cette «ville d’une étendue fabuleuse, mais sans espace, sans dimension (…) cette ville {qui} n’est plus elle-même qu’un immense scénario et un travelling perpétuel». Le dôme, la demie-terre qui abrite la ville du Truman Show se trouve dans la ville du cinéma. Images, spectateurs, consommation, pour les saisir, Peter Weir a un beau coup de pinceau. Et au cas où Truman ne les revoyait pas, bonne après-midi et bonne soirée.
«Quand le producteur Scott Rudin est venu me voir, il m'a dit que Jim Carrey aimait le scénario. Et moi j'ai dit "ah bon, Jim Carrey, le mec des Ace Ventura ?", et en même temps j'ai vite senti qu'il avait cette énergie, ce visage très mobile, et que ça allait être vraiment intéressant. Puis j'ai vite compris au fil des discussions que Jim n'allait pas être disponible avant un an et demi. On m'a alors demandé si je voulais un autre acteur, et j'ai immédiatement répondu que non, c'était lui, il devait impérativement avoir le rôle.» Peter Weir
Biographie:
Après avoir bouclé ses études dans son Australie natale, Peter Weir s'envole pour Londres où il rédige et interprète des sketches satiriques en compagnie de sa compagne. De retour sur ses terres au milieu des années 60, il officie en tant que machiniste et régisseur de télévision, puis réalise de nombreux courts et moyens métrages.
C'est en 1974 que Peter Weir signe son premier long-métrage, la comédie burlesque et fantastique Les voitures qui ont mangé Paris, suivi du drame onirique Pique-nique à Hanging Rock et du film-catastrophe La Dernière Vague. Mais c'est en 1981, avec Gallipoli, qu'il ouvre son œuvre à un public international en recréant à l'écran la bataille du même nom.
De succès en succès, Peter Weir obtient la consécration mondiale avec Le Cercle des poètes disparus (1990), dans lequel Robin Wiliams s'illustre en professeur de littérature. N'hésitant pas à varier les registres, le cinéaste réalise l'année suivante la comédie romantique Green Card, portée par le duo Gérard Depardieu/Andie MacDowell, puis dirige Jeff Bridges en 1993 dans le drame État Second. Cinq ans plus tard, il donne à Jim Carrey son premier rôle dramatique avec le film d'anticipation The Truman Show, qui restera emblématique pour beaucoup et qui confirmera le talent du réalisateur pour dépeindre la nature humaine.
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