Le rat Célérat



Le cercle des petits philosophes





Enseignants :

Chahine encore et toujours dimanche 26 mai à 18H20 et dimanche 2 juin

Ciné classique
Dimanche 26 mai à 18h20
L'autre (1999 Youssef Chahine) ( 1h45)

Parti étudier en Californie, Adam, un jeune Egyptien, retrouve son pays. A l'aéroport l'attend Hanane, une jeune journaliste, d'origine modeste, intéressée par les projets immobiliers de son oncle. Un peu plus tard, les jeunes gens se retrouvent, s'avouent leur passion mutuelle et décident de se marier. Mais Margaret, la mère d'Adam, nourrit de plus hautes ambitions pour son fils....




"Un grand mélodrame sur les conséquences de la guerre du Golfe en Egypte, la montée de l’islamisme et le fossé grandissant entre ceux qui surfent sur Internet et ceux qui ont faim."

"Un raz de marée raconté avec efficacité et des acteurs absolument convaincants. Une vraie réussite."



"L'Autre, film au culot d'acier, qui ose et réussit tout : une féerie pour exprimer sa fascination angoissée devant un monde qui se déchiffre de moins en moins à mesure qu'il s'accélère."
"Avec une ingénuité rafraîchissante, Youssef Chahine décline tous les modes de l'"altérité" dans un film qui est lui-même, esthétiquement, un défi à l'étiquetage : tour à tour musical et burlesque, lyrique et militant, tragique et fantasque "

Dimanche 2 juin vers 18h
Alexandrie encore et toujours (1989)  (1H40)



A la suite d’une rupture avec Amr, son acteur fétiche, le cinéaste Yehia remet en cause son vécu et évoque leurs relations, les problèmes qu’a connu la profession avec l’infiltration du pétrodollar, mais aussi l’amour qu’il éprouve pour ses acteurs, cet amour dont la nature pourrait bien le transformer parfois en dictateur.


 "Il ne faut pas oublier que le musical américain reste l'une des plus tenaces obsessions du cinéaste. Perméable à toutes les influences, il va oser un mélange des genres de plus en plus débridé. Il n'ira au bout de son fantasme originel qu'à l'âge de 63 ans dans son vingt-neuvième film, Alexandrie encore et toujours, troisième volet de son autobiographie où, incarnant son propre rôle, il esquissera quelques pas de danse."
"Alexandrie encore et toujours (1990) plonge à nouveau dans les songes du cinéaste, ses engagements artistiques et ses élans amoureux. Sautant du gag au clin d'œil, en passant par la nostalgie, il y sublime sa passion pour son acteur fétiche par un cocktail kitsch : confession teintée de dérision, comédie musicale, péplum, dessin animé, documentaire social."

printemps du cinéma israélien en 2 films: lundi 20 mai dès 18h30


Printemps du cinéma israélien
en partenariat avec l'association Hebraïca

lundi 20 mai 2019

  • 18h30: Un havre de paix(avant-première)
  • 20h30: Les témoins de Lendsdorf en présence du réalisateur Amichai Greenberg et de 2 témoins de la Shoah
  • grignotage offert entre les 2 films

18h30: Un havre de paix (1h31) (Yona Rozenkier)






Trois frères se retrouvent pour enterrer leur père dans le kibboutz de leur enfance. Avishai, le plus jeune, doit partir deux jours plus tard à la frontière libanaise où un nouveau conflit vient d'éclater. Il sollicite les conseils de ses frères qui ont tous deux été soldats. Itai souhaite endurcir le jeune homme tandis que Ioav n'a qu'une idée en tête : l'empêcher de partir. Le testament du père va réveiller les blessures secrètes et les souvenirs d'enfance.



"Tourné dans le kibboutz même où le réalisateur-acteur et ses deux frères-acteurs ont vécu, Un havre de paix est son premier film et un film de famille - ce qui donne une dose supplémentaire de force et de sincérité à un film qui n'en manquait déjà pas."

20h30: Les témoins de Lendsdorf (1h34)(en présence d'Amichaï Greenberg, réalisateur et de 2 témoins de la Shoah)






Yoel est un historien juif chargé de la conservation des lieux de mémoire liés à la Shoah. Depuis des années, il enquête sur un massacre qui aurait eu lieu dans le village de Lendsdorf en Autriche, au crépuscule de la Seconde Guerre Mondiale. Ses recherches s’accélèrent lorsqu’il se voit assigner un ultimatum : faute de preuves tangibles des faits, le site sera bétonné sous quinzaine…



"Le réalisateur israélien Amichai Greenberg adopte la forme du thriller pour mettre en lumière le massacre de Rechnitz, en Autriche, en 1945"


"Amichai Greenberg, dont c'est le premier long métrage, fait preuve d'une grande efficacité narrative et d'un vrai sens du rythme. Sa mise en scène plaira à un large public, tandis que la complexité de son propos séduira les cinéphiles les plus exigeants."

Cette comédie grinçante et attachante a été primée à Locarno, Jérusalem, Toronto, au Festival des 3 Continents à Nantes.



"Un film-enquête sobre, efficace et poignant."

"Une réflexion passionnante sur la mémoire et le déni."



du silence et des ombres dimanche 12 mai à 18h10

Dimanche 12 mai à 18h10
Du silence et des ombres( R Mulligan)(2h09)(1962)

 Magnifique adaptation du roman Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur, superbe roman de Harper Lee et film préféré du comédien Grégory Peck, ce film a obtenu:
Trois  Oscars dont l'Oscar du meilleur acteur pour Gregory Peck
Trois  Golden Globe Award dont celui du  meilleur acteur pour  Gregory Peck
Ce film a été classé à la 25e place des meilleurs films américains de l'histoire.




Atticus, veuf, élève seul son fils, Jem, et sa fille, Scout. Le temps d'un procès, ces deux enfants vont faire l'expérience douloureuse du monde des adultes, qui comporte peu de figures aussi nobles que leur père. Atticus défend, seul contre tous, un ouvrier noir accusé du viol d'une Blanche. 




 "Nous sommes en 1932 dans le Sud, où l’on pratique allègrement le lynchage… Les trois enfants, lors de ce procès, vont découvrir à la fois la violence dont les hommes et la société peuvent se rendre coupables, et la noblesse morale d’un père qu’ils connaissaient au fond très mal."



"Plus Jem et Scout découvrent la peur, plus l'obscurité et la cruauté stimulent leur courage, et plus on pense à La Nuit du chasseur. Même noir et blanc soyeux, même atmosphère tendue, même talent des deux jeunes interprètes. Gregory Peck fait d'Atticus un tranquille et imprenable bastion d'humanité. "



"Humaniste par l'ambition affichée de son sujet, souvent perçu comme un vibrant plaidoyer contre le racisme, c'est lorsqu'il nous emmène de l'autre côté du décor, du côté des premiers frémissements d'une peur viscérale, que le film prend toute son ampleur."

the intruder : dimanche 5 mai à 18h30

Dimanche 5 mai à 18h30
The intruder( L'intrus) de Roger Corman (1962)  (1h24)

   Dans les années 60, à Caxton, charmante bourgade du sud des Etats-Unis, un homme élégant en complet blanc, descend du car et s'installe à l'hôtel.  Ce brillant tribun est en fait envoyé par un groupuscule d’extrême droite  proche du KKK;   il projette de ranimer la haine ségrégationniste et d'amener la population à s'opposer aux récentes lois d’intégration qui fixent des quotas d’étudiants noirs au lycée et à l'université.



"Fidèle à ses idéaux contestataires et à sa sympathie pour les marginaux, Roger Corman réussit un film politique audacieux de haute volée. "
"Petit film fauché réalisé avec brio, The Intruder a du culot : loin de la fresque lourdingue ou du film à thèse, il offre un équilibre efficace entre un portrait subtil et accrocheur d’un leader charismatique et ambigu, et une vision terrible d’une société américaine divisée et haineuse."



"Corman propose, à travers le portrait d’un démagogue, une réflexion d’une troublante actualité sur ce peuple qui donne des leçons de démocratie au monde entier tout en occultant la violence et les conflits sur lesquels lui-même s’est construit."

ROGER CORMAN:
« The Intruder a été le premier film que j’ai dirigé avec une profonde conviction sociale et politique. Ça a été de loin le plus grand risque commercial de ma carrière : un film en noir et blanc, à 80 000 dollars, sur la question raciale dans une petite ville. »