L'ourse et l'oiseau

 

L'ourse et l'oiseau

de Marie Caudry

Mercredi 11 mars 2026 à 15h30

(sorti 18 février 2026 - 41min)

Goûter offert  par Vive le Cinéma à Muret

Synopsis: Quatre ours, quatre contes, quatre saisons: qu’ils soient immenses, ensommeillés ou gourmands, les ours savent aussi être tendres. À leurs côtés, un oisillon malicieux, un petit lapin friand de noisettes ou encore un oiseau sentimental vivent des aventures extraordinaires. Tout doucement, ils découvrent le bonheur d’être ensemble.


Interview:

M.C: Lors d’un voyage à Madrid, j’ai été marquée par unefresque découverte au musée du Prado. On y voit une ourse rouge flottant au-dessus d'un demi-cercle. Cette figure m’a longtemps hantée et j’ai réalisé une série de petites peintures mettant en scène ce personnage. Gauthier a eu envie de développer une histoire autour de ce fauve d’une grande douceur et a imaginé cette relation épistolaire retraçant le voyage de l’Ourse, qui souhaite rejoindre son Oiseau.

G.D: Lorsque nous vivions en Ardèche, nous étions très attentif·ves à notre relation avec les animaux sauvages, que nous croisions souvent en forêt. Les formes des collines, vues depuis les hauteurs, nous évoquaient des corps immenses de bêtes endormies. J’ai d’abord conçu l’intrigue, mais je souhaitais que Marie décide de l’itinéraire de l’Ourse en laissant libre cours à ses envies de dessin. L’écriture des lettres a découlé de ma découverte de ses dessins de paysages merveilleux.

Nous avons choisi de creuser la relation entre les deux personnages pour L’Ourse et l’Oiseau et de nous concentrer davantage sur le moment délicat de la séparation pour mettre en valeur cette amitié.

Dans L’Ourse et l’Oiseau, la question centrale est celle de la compréhension d’un être que l’on admire et que l’on aime, mais dont la culture et la manière de vivre diffèrent profondément des nôtres. L’animation permet d’accentuer ce contraste: l’Ourse, lourde, sédentaire et peu bavarde malgré sa force immense, et l’Oiseau, léger, volubile et voyageur. Ici, la différence devient un terrain d’attachement et de fascination, plutôt qu’un motif de rejet. Les difficultés naissent davantage de la physiologie des personnages et de la remise en question des habitudes propres à leurs univers. L’aventure dans le monde et la compréhension de l’autre sont au cœur de notre travail.


Biographie:

Marie Caudry a illustré une trentaine d’albums jeunesse pour des maisons d’édition françaises et étrangères. Elle aime semer dans ses dessins foisonnants des indices qui permettront une lecture sans cesse renouvelée.

Gauthier David est l’auteur d’une quinzaine d’albums et de romans jeunesse. Ensemble, les deux complices ont imaginé plusieurs albums dont Les Lettres de l’ourse et Coco Mocotte (Casterman). L’Ourse et l’Oiseau est leur premier film d’animation.

Marie et Gauthier prolongent également leur univers à travers des spectacles dessinés, des expositions et des ateliers.



 

La maison des femmes

La maison des femmes

de  Mélisa Godet
Avec Karin Viard, Laetitia Dosch, Eye Haïdara

Dimanche 8 mars 2026 à 10h30


Programme
  • 10h30 : Présentation de la matinée 
  • 10h35 : Chants par Les cinq continents
  • 10h50 : La Maison des Femmes de Mélisa GODET
  • 12h40 : Débat avec Du côté des femmes de la Haute-Garonne 
  • 13h20 : Apéro citoyen à l'étage
Modératrice : Virginie HOUADEC (sociologue)

Réservation

La maison des femmes
  • Synopsis : À la Maison des femmes, entre soin, écoute et solidarité, une équipe se bat chaque jour pour accompagner les femmes victimes de violences dans leur reconstruction. Dans ce lieu unique, Diane, Manon, Inès, Awa et leurs collègues accueillent, soutiennent, redonnent confiance. Ensemble, avec leurs forces, leurs fragilités, leurs convictions et une énergie inépuisable.



En savoir plus sur La maison des femmes

Naissance du projet

La naissance du projet remonte à fin 2016, lorsque Mélisa Godet a entendu, à la radio, la gynécologue obstétricienne Ghada Hatem parler de la Maison des Femmes qu’elle venait de créer à Saint Denis : "Des parcours de soin et des différents professionnels, médecins, psychologues, avocats, juristes, policiers, artistes parfois… qui y croisaient leurs compétences et leur énergie pour aider les femmes victimes de violence à se reconstruire."

"En tant que femme et citoyenne, je me suis dit que c’était formidable qu’un tel endroit puisse exister. Et, en tant que scénariste et réalisatrice, j’ai tout de suite pensé que ça ferait un sujet de film génial, le genre de sujet que j’avais envie de porter au cinéma. Un film choral, un film avec du fond sur un sujet important et un film lumineux aussi. Le sujet m’est resté en tête…"

Convaincre une héroïne réelle

Ghada Hatem était au départ réticente à l’idée de devenir un personnage de fiction. Ce n’est qu’en arrivant avec un traitement détaillé du film que la réalisatrice a réussi à la convaincre : "L’avantage est que, pour que cet endroit existe, Ghada a dû et doit encore faire beaucoup de bruit pour faire parler de la Maison des Femmes et de ce qui s’y pratique."

"J’avais donc accès à une énorme masse de documentation. Je suis venue la voir avec un premier traitement, comme base de discussion et gage de notre sérieux. Ghada s’est peu à peu laissé convaincre. En posant une condition : elle tenait à ce que le personnage qui allait la représenter soit complètement assumé comme un personnage de fiction."

Le prisme des soignants

L’approche du film, focalisée sur les soignants de la Maison des Femmes, constitue un choix narratif important. Mélisa Godet a pris la décision se centrer sur le prisme des soignants, ce qui laissait de côté la représentation directe de la violence : "Cette maison, j’avais envie de la montrer en fonctionnement, bouillonnante de vie et d’activités, avec des équipes rodées et des patientes à différents stades de leurs parcours de soin."

"J’avais une conviction : je ne filmerais pas de séquences de violence. Ce n’était pas l’endroit où je voulais aller. Je ne voulais pas faire de ces violences une matière esthétique", se rappelle la cinéaste.


Lieux de tournage

Les scènes dans le hall, dans le bureau des psys et dans la salle d’activité ont été tournées à la Cité Le Refuge, un centre social de l’Armée du Salut dans le treizième arrondissement de Paris. Mélisa Godet se souvient : "Et on a reconstitué le reste dans une entreprise désaffectée à Bry-sur-Marne. Je ne me voyais pas tourner à La Maison des Femmes en leur disant : « Poussez-vous ! On arrive ! On fait du cinéma ! ». Ces gens travaillent."

Préparation pour Karin Viard

En guise de préparation, Karin Viard s’est beaucoup nourrie d’interviews et de podcasts sur Ghada et son action. Par contre, la comédienne ne voulait pas la rencontrer par peur d’être dans l’imitation. Elle préférait proposer sa propre lecture du personnage : "Physiquement, Karin et Ghada ne se ressemblent pas du tout, mais Karin a très bien capté l’énergie et ce que pouvait être un bulldozer inarrêtable dans ce genre d’endroit", raconte Mélisa Godet. Elle ajoute :

"D’ailleurs, quand les équipes de Ghada ont vu le film, elles ont eu cette réaction : 'Mais c’est vraiment toi !'. Tout au long du tournage, l’équipe technique a été à l’unisson, dans la bonne énergie. Concentrée et silencieuse, en soutien total quand les actrices avaient à livrer des choses difficiles et trouvant vraiment de la joie à tourner les séquences de comédie. Tout le monde s’est retrouvé dans une gentillesse, une bienveillance généralisée et aussi beaucoup de drôlerie."

Dossier de presse

Soirée italienne - 10 mars 2026

Les associations Amici & Vive le Cinéma Muret vous invitent à une soirée italienne exceptionnelle le 10 mars 2026 à partir de 17h30, avec deux films en avant première et un repas italien.

À l’affiche :

  • 17h30 -  Il Maestro de Andrea Di Stefano (2h05 - sort le 11mars) en avant-première
  • Présentation : Marie-Hélène GHIONE
  • Synopsis :  un ancien joueur de tennis devient l’entraîneur d’un jeune talent timide, écrasé par les attentes de son père.


En savoir plus

Ce film est le quatrième long-métrage du réalisateur et acteur Andrea Di Stefano qui totalise plus de 20 films à son actif en 29 ans de carrière. Il a obtenu le Prix «David di Donatello» du meilleur réalisateur 2025 pour Dernière Nuit à Milan  en 2024. 

Il Maetro, c’est une rencontre improbable entre deux êtres en souffrance qui vont apprendre à s’apprécier pour ce qu'ils sont au plus profond d’eux-mêmes, apprendre à faire face ensemble aux exigences de la compétition sportive mais aussi de la société italienne de cette époque. 

La participation à des tournois de tennis les fera voyager à travers la belle Italie, sorte de road movie au cours duquel ils vont se livrer l’un à l’autre, faire ressurgir leurs faiblesses pour mieux les surmonter et sortir grandis des épreuves de la vie. 

Le film nous parle de transmission, de fragilité, d’humanisme, de société oppressante et dresse un portrait émouvant et sincère de ces deux êtres qui, au travers de leurs failles et secrets, vont se révéler pour transformer leurs blessures en force de vie. Porté par de très bons comédiens et une belle musique, Il Maestro met en avant les deux héros incarnés par le charismatique Pier Francesco Favino, impressionnant dans son rôle de coach sportif mais aussi de vie auprès du jeune tennisman joué par le talentueux Tiziano Menichelli, à l’avenir très prometteur.

20h – Dîner italien

  • Procecco (offert par AMICI)
  • Lasagne sauce blanche à la saucisse et à la trévise (inspiration Vénitienne) avec pain
  • Panna cotta sauce chocolat et biscuit italien.
  • Vin rouge ou vin blanc

21h –Vivaldi et moi  (1h50 - sort le 29 avril 2026) – en Avant-première

  • 21h00 Vivaldi et moi de Damiano Michieletto
  • Présentation : Jean-Louis FALCOU
  • Synopsis : Venise, XVIIIe siècle. Une jeune violoniste virtuose rencontre Antonio Vivaldi, qui bouleversera son destin.


En savoir plus

Tourné à Venise, ville natale de Vivaldi, et en studio à Rome, ce film est intitulé dans sa version originale Primavera (le printemps en italien). Il est librement adapté du roman Stabat Mater écrit en 2008 par le romancier vénitien Tiziano Scarpale. Mais, comme le suggère son titre français Vivaldi et moi, le film retrace surtout le parcours de la jeune Cécilia, violoniste prodige, dont la vie va être bouleversée grâce à l’enseignement prodigué par le célèbre prêtre roux, surnom donné à Vivaldi

Sous son mentorat, la jeune femme deviendra premier violon et trouvera dans la musique la force de se libérer d'un destin contraint, tout tracé, qui semblait pourtant inévitable (mariage forcé, poids de l’église et des inégalités sociales, …) 

Il fait le portrait d’une jeune femme en quête d’émancipation et de liberté qui incarne une résistance silencieuse mais déterminée face à sa condition. 

Reconnu mondialement pour ses mises en scène à l’opéra, Damiano Michieletto a travaillé dans des théâtres prestigieux comme la Fenice à Venise, la Scala à Milan et bien d’autres dans le monde. Il signe avec  Vivaldi et moi  son premier long métrage et filme sa ville natale en recréant la Venise authentique du début du 18 e siècle avec ses églises, ses marchés, ses gondoles et ses salles de concert.

Tarif : 35 € (comprenant les deux films + le repas) (repas complet)

Réservation obligatoire avant le 6 mars sur le site de Vive le Cinéma Muret (dans la limite des places disponibles). Un billet électronique vous sera envoyé par e-mail avec QR code. Il sera également possible d’acheter des places pour les films directement sur le site de Véo Muret.

Venez vivre une immersion italienne à travers le cinéma et la gastronomie !


The Apprentice en présence de Françoise COSTE

The apprentice

de Ali Abbasi
Avec Sebastian Stan, Jeremy Strong, Maria Bakalova

Dimanche 15 février 2026 à 10h30


En présence de Françoise COSTE
  • Ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure – Fontenay St Cloud, Françoise Coste est professeur d’études américaines à l’Université Toulouse-Jean Jaurès. Sa recherche porte sur l’histoire du conservatisme aux Etats-Unis depuis le XXe siècle. Elle a écrit de nombreux articles et chapitres de livre sur le droit des femmes aux Etats-Unis et sur l’histoire intellectuelle du conservatisme américain. Sa biographie consacrée au président Ronald Reagan (Reagan, Editions Perrin) a reçu en 2015 le Prix de la biographie politique de l’année. 
Réservation
Court métrage
  • Poisson rouge de Cédric Klapisch => Après la rupture avec son ami, une jeune femme sort de chez elle, portant dans ses bras un bocal contenant son poisson rouge. Alors qu’elle traverse la rue, le bocal tombe et se brise. Il lui faut trouver un moyen de sauver Kiki. En voyant l’enseigne d’une pharmacie, elle a une idée lumineuse.
The apprentice de Ali Abbasi
  • Synposis : Véritable plongée dans les arcanes de l'empire américain, The Apprentice retrace l'ascension vers le pouvoir du jeune Donald Trump grâce à un pacte faustien avec l'avocat conservateur et entremetteur politique Roy Cohn.



En savoir plus sur Ali Abbasi

Ali Abbasi est un cinéaste d’origine iranienne, installé en Scandinavie, dont l’œuvre est marquée par une interrogation constante sur le pouvoir, la violence sociale et la fabrication des monstres, qu’ils soient intimes, idéologiques ou politiques.

Il s’est fait connaître en 2018 avec Border, Prix Un Certain Regard à Cannes, un film étrange et profondément humaniste sur l’altérité et la norme. En 2022, il frappe à nouveau avec Les Nuits de Mashhad (Holy Spider), un thriller politique inspiré de faits réels, qui dénonçait la violence faite aux femmes et l’hypocrisie morale d’un système capable de tolérer l’intolérable.

Avec The Apprentice, présenté en compétition au Festival de Cannes 2024, Ali Abbasi s’attaque cette fois à une figure bien réelle et contemporaine : Donald Trump. Mais attention, il ne s’agit pas ici d’un biopic classique ni d’un film à thèse au sens traditionnel.

Le film se concentre sur les jeunes années de Trump, dans le New York des années 1970–80, et surtout sur sa relation avec son mentor, l’avocat Roy Cohn. Cette relation est au cœur du film : elle montre comment s’apprennent le cynisme, la domination, le mensonge comme stratégie, et l’absence totale d’empathie comme mode de réussite.

Ce que propose Abbasi, ce n’est pas un jugement frontal, mais une observation glaçante : comment un individu se construit dans un système où la loi, la morale et la vérité deviennent des outils malléables au service du pouvoir. En ce sens, The Apprentice est moins un film sur Trump que sur la fabrication d’un personnage politique, et plus largement sur les mécanismes qui permettent à certaines figures d’émerger et de prospérer.

Comme souvent chez Abbasi, le film dérange, interroge, et laisse volontairement le spectateur face à ses propres questions. Il nous oblige à réfléchir à notre époque, à la responsabilité des systèmes autant qu’à celle des individus.


Critiques de spectateurs

The Apprentice explore la transformation de Donald Trump, du fils d’un promoteur immobilier en magnat impitoyable. Le film retrace son ascension à travers son lien avec Roy Cohn, son mentor, qui l'a initié à des règles impitoyables : attaquer sans cesse, nier toute accusation et revendiquer la victoire à tout prix. Jeremy Strong incarne magistralement Cohn, tandis que Sebastian Stan, en Trump, adopte ses gestes et son style, donnant vie à cette métamorphose fascinante. Le réalisateur Ali Abbasi évite la caricature et dresse un portrait complexe de Trump, montrant un homme d’abord maladroit et en quête de reconnaissance, puis dévoré par l’ambition et prêt à tout pour réussir.

Ce film n’est pas un simple réquisitoire contre Trump. Au lieu de le réduire à une figure caricaturale, il explore la construction de son personnage public et privé, entre fascination et détestation. On y découvre un jeune homme qui, influencé par Cohn, se façonne une identité de « tueur » et non de « looser », prêt à manipuler et mentir pour atteindre ses objectifs. Abbasi cherche à comprendre la psyché derrière cet homme controversé, offrant un regard nuancé sur sa transformation personnelle et professionnelle.

Ainsi, The Apprentice ne se contente pas de relater l’histoire que tout le monde connaît, mais propose de la revisiter en révélant les origines de ce mythe américain, tout en mettant en avant les performances impressionnantes de ses acteurs.








Romance à travers les Âges

Romance à Travers les Âges

par Oriane Duthil

St-Valentin 2026


Expo viturelle avec Emaze


Photos d'Oriane

 

Portée par ma sensibilité

 d’Artiste / Photographe

J’ai souhaité évoquer dans cette exposition

Le temps que nous parcourons

à travers les âges

et dans le nôtre à tout un chacun

je vous invite à poser un regard complice

sur ces moments de vie qui semblent appartenir à tous les temps

Vous remonterez peut-être dans vos propres souvenirs

doux ou passionnés

Qui le sait... !

Ce soir , l’amour s’affiche sur les murs

  

Passion Pré-histoire

 
 DES ÊTRES SE RENCONTRENT AINSI DÉBUTE L'HISTOIRE
 
 

"Deux inconnus sur l'avenue..."

 

 

Chavire pour moi



Cœur à cœur




ANNÉE SUSPENDUE DANS LE TEMPS
LE TEMPS D'UN INSTANT DE VIE
LE MARIAGE DE DEUX CŒURS S’UNISSANT  
 
 

Soleil de miel

Amour ombre et Soleil


À travers les âges

"Je t'aime"

Joyeuse St-Valentin 2026 ! 

Rue Malaga - Saint Valentin 2026

Saint Valentin 2026

Rue Malaga

de Maryam Touzani 

Samedi 14 février 2026 

(accueil 18h45 - film 21h)


Organisation de la soirée
  • 18h45 : Accueil au 1er étage autour d'une coupe de Crémant Bio
  • 19h : Repas marocain avec animation
  • 21h : Danses marocaines
  • 21h15 : Film Rue Málaga
Réservation

Réservez en ligne jusqu’au 10 février 2026 – attention, plus que 4 places disponibles !

Repas marocain préparé par CAPECO
  • Crémant de Limoux bio
  • Briouat au fromage (feuilleté croustillant, façon samoussa)
  • Tajine de poulet aux légumes de saison (pommes de terre, navets, carottes…), accompagné de semoule fine
  • Mulhalbia, crème à la fleur d’oranger et cannelle
  • Vin bio rouge ou blanc
Quizz
  • Quiz et animation, avec des lots à gagner gracieusement offerts par Vive le Cinéma à Muret.
Rue Malaga de Maryam Touzani 

Synposis : Maria Angeles, une Espagnole de 79 ans, vit seule à Tanger, dans le nord du Maroc, où elle profite de sa ville et de son quotidien. Sa vie bascule lorsque sa fille Clara arrive de Madrid pour vendre l’appartement dans lequel elle a toujours vécu. Déterminée à rester dans cette ville qui l'a vue grandir, elle met tout en œuvre pour garder sa maison et récupérer les objets d'une vie. Contre toute attente, elle redécouvre en chemin l’amour et le désir.



Interview de la réalisatrice Maryam Touzani 

Rue Malaga est né de la douleur et du manque, ma mère étant décédée en février 2023 de manière totalement inattendue, juste avant la sortie de mon dernier film. Notre lien viscéral s’est vu alors tranché du jour au lendemain. Sans m’en rendre compte, j’ai continué à dialoguer avec elle dans ma tête, en espagnol, car c’était la langue qui nous liait au quotidien. D’où le fait que le film soit en espagnol. J’avais besoin d’entendre cette langue, et le personnage de Maria Angeles, très inspiré de ma grand-mère andalouse, Juana, s’est imposé à moi de manière naturelle et irréfléchie, me permettant de replonger dans mes souvenirs et apprivoiser ce que je ressentais. J’avais besoin de continuer à sentir les plats espagnols que ma mère cuisinait, de retrouver ses gestes à travers la tortilla ou les croquettas qu’elle adorait me préparer... 

Sentir ces odeurs sur le plateau, entendre à nouveau l’espagnol autour de moi, était une manière de panser mes plaies, de transformer ma douleur. Et puis, Rue Malaga est le premier long métrage que je tourne à Tanger. C’est bien sûr la ville où je suis née et où j’ai passé ma jeunesse, mais c’est surtout ma mère pour moi. Chaque coin de rue me rappelle un souvenir. 

D’une certaine façon, en choisissant Tanger comme cadre, je me suis imposée, inconsciemment, de faire face à son absence. Je pense que sans cela, je n’aurais pas eu le courage de continuer à aimer cette ville que j’aime si profondément. Je dirais même que ce film est une lettre d’amour à Tanger. C’est définitivement une ville à part. Une ville internationale qui, à une époque, a vu débarquer des gens du monde entier fuyant la rigidité de certains pays... Une ville de liberté et de création. Beaucoup d’artistes se sont ainsi mélangés à la population locale. C’était aussi un nid d’espions, avant, pendant et même après la Seconde Guerre mondiale... Je n’ai pas connu tout cela, bien sûr, mais l’empreinte de cette ville perdure, se mêlant au fantasme. Et puis la ville est située à seulement 14 km de l’Espagne. Les Tangérois de souche, surtout les anciennes générations, parlent tous espagnol. Les choses ont peut- être un peu changé avec l’industrialisation de la ville, l’exode vers Tanger depuis d’autres villes et campagnes, ou même avec l’arrivée de la parabole qui a permis aux gens de regarder autre chose que la télévision espagnole.



J’ai voulu raconter une autre vieillesse. Celle qui peut aussi être débordante de vie et échapper aux carcans qu’on essaie souvent de lui imposer. À travers Maria Angeles, j’ai souhaité questionner le regard de la société sur le vieillissement, les attentes et les idées reçues qui en découlent, ainsi que les cadres dans lesquels on cherche souvent à enfermer les personnes d’un certain âge. Et j’ai voulu que Maria Angeles fasse sauter ces verrous. En effet, je me suis souvent interrogée sur le décalage qui peut exister entre notre moi profond, dont l’étincelle ne s’éteint pas forcément avec l’âge, et notre corps vieillissant. Comment concilier les deux quand la société nous renvoie trop souvent à une image qui ne nous correspond pas ? Je pense que la vieillesse est belle. 

Et que c’est un luxe de vieillir, une chance: chaque ride qui se creuse sur notre visage est une consécration de la vie que nous avons eu le droit de savourer, avec son lot de joies et de souffrances. C’est pour cette raison que j’ai voulu célébrer la vie à travers cette femme. Et célébrer la vie, c’est aussi célébrer l’amour. Un amour qui est trop souvent perçu comme étant à la limite du respectable à un âge avancé. Comme si, une fois la vieillesse atteinte, on n’avait plus le droit de désirer, plus le droit d’aimer, en tout cas plus de la même manière. Comme si, avec la vieillesse, la sexualité devenait une chose vicieuse et malsaine qu’il fallait étouffer. Je pense qu’il existe un véritable tabou autour de la sexualité chez les personnes âgées. Cela me heurte et m’afflige. Dans mon film, Maria Angeles redécouvre sa sexualité à un âge avancé et en jouit. Cette redécouverte est aussi belle que naturelle.



Biographie:

Maryam Touzani est née à Tanger et y a passé son enfance avant de poursuivre des études de journalisme à Londres. Passionnée par l’écriture, elle est revenue au Maroc après l’obtention de son diplôme et a travaillé comme journaliste spécialisée dans le cinéma du Maghreb. Elle a rapidement ressenti le besoin de s’exprimer à travers ses propres films.

En 2012, elle écrit et réalise Quand ils dorment, son premier court métrage de fiction. Elle enchaîne en 2015 avec Aya va à la plage. La même année, elle acquiert une expérience supplémentaire en travaillant sur le film acclamé par la critique Much Loved (2015), réalisé par Nabil Ayouch. Elle contribue au développement du scénario et participe à différents aspects de la production. Peu après, elle coécrit le long métrage Razzia d’Ayouch, dans lequel elle interprète également l’un des rôles principaux, se retrouvant pour la première fois devant la caméra.

Le premier long métrage de Maryam Touzani, Adam, a été présenté en avant-première mondiale au Festival de Cannes dans la section Un Certain Regard. Le film a ensuite été sélectionné dans des festivals prestigieux tels que le Festival international du film de Toronto, a remporté plus de 30 prix et a été vendu dans plus de 20 pays. En 2019, Maryam Touzani devient membre de l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences. La même année, Adam est choisi comme candidat officiel du Maroc aux Oscars.

Son dernier film, Rue Malaga, avec Carmen Maura, intègre la sélection du festival de Venise - où il gagne le Prix du Public - et fait sa première américaine au festival de Toronto. Il représente également le Maroc aux Oscars et sortira en France le 25 février 2026.


La Grande Rêvasion

 

La Grande Rêvasion

de Rémi Durin

Mercredi 11 février 2026 à 15h30

(sorti 28 janvier 2026 - 45min)


Goûter offert  par Vive le Cinéma à Muret
 
Projection suivie d'une animation lecture de l'album Frédéric

Synposis : Avoir le trac avant de monter sur scène et s’inventer un monde, découvrir un objet bien mystérieux ou ce qui se cache dans une grande boîte, ces court-métrages éveilleront l’imaginaire et aideront les jeunes spectateurs à trouver la confiance en eux.

 

 

À propos du film:

«Je me suis adressé à deux dessinatrices, Marie de Monti, illustratrice jeunesse, et Morgane Simon, réalisatrice et animatrice avec qui je travaille au studio l’Enclume depuis la fin de ses études. Toutes deux ont travaillé ensemble sur des croquis et des recherches préparatoires des personnages et elles ont proposé le design plein d’humour et de légèreté. Je tenais à garder l’aspect croquis au stylo noir pour le rendu du film car j’aime la spontanéité et la finesse que cette approche confère au dessin. Pour ma part, je suis parti de ces recherches et cela m’a permis de réaliser des propositions couleurs afin de concrétiser le souhait que j’avais d’apporter au film et au rendu final les tonalités aquarelles qui imprègnent les images de douceur, de nuances, de transparences et de vivacité. J’avais le sentiment que je parviendrai à proposer un graphisme sensible et pictural et rendre un discret hommage à des grands artistes que j’admire et qui m’inspirent tels que Sempé ou Quentin Blake


 Rémi Durin fait ses études en Belgique au sein de l’atelier d’animation de La Cambre. À sa sortie de l’école, il co-fonde à Bruxelles l’Enclume: collectif devenu studio d’animation. Rémi a réalisé de nombreux court-métrages et a co-réalisé le long métrage Yuku et la fleur de l’Himalaya.

Après avoir été formée à l’analyse de scénarios dans une agence littéraire (USA), Valérie Magis a démarré sa carrière chez Cartoon, l’Association Européenne du Film d’Animation. C’est là qu’elle a pu observer tous les rouages de la production jeunesse et développer son réseau de contacts à l’international. Forte de cette expérience, elle est devenue Directrice de Production et Responsable des licences de la série Nouky & ses amis. C’est sur cette série, vendue dans plus de 160 pays, qu’elle a commencé à forger sa plume de scénariste. Surfant sur ce petit succès, elle a décidé de se consacrer à l’écriture et a depuis écrit près de 150 épisodes sur des séries d’animation telles que Ernest et Célestine, Chien Pourri… Elle a aussi co-écrit le long-métrage de SamSam sorti en 2020.