The Apprentice en présence de Françoise COSTE

The apprentice

de Ali Abbasi
Avec Sebastian Stan, Jeremy Strong, Maria Bakalova

Dimanche 15 février 2026 à 10h30


En présence de Françoise COSTES
  • Ancienne élève de l’Ecole Normale Supérieure – Fontenay St Cloud, Françoise Coste est professeur d’études américaines à l’Université Toulouse-Jean Jaurès. Sa recherche porte sur l’histoire du conservatisme aux Etats-Unis depuis le XXe siècle. Elle a écrit de nombreux articles et chapitres de livre sur le droit des femmes aux Etats-Unis et sur l’histoire intellectuelle du conservatisme américain. Sa biographie consacrée au président Ronald Reagan (Reagan, Editions Perrin) a reçu en 2015 le Prix de la biographie politique de l’année. 
Réservation
Court métrage
  • Poisson rouge de Cédric Klapisch => Après la rupture avec son ami, une jeune femme sort de chez elle, portant dans ses bras un bocal contenant son poisson rouge. Alors qu’elle traverse la rue, le bocal tombe et se brise. Il lui faut trouver un moyen de sauver Kiki. En voyant l’enseigne d’une pharmacie, elle a une idée lumineuse.
The apprentice de Ali Abbasi
  • Synposis : Véritable plongée dans les arcanes de l'empire américain, The Apprentice retrace l'ascension vers le pouvoir du jeune Donald Trump grâce à un pacte faustien avec l'avocat conservateur et entremetteur politique Roy Cohn.



En savoir plus sur Ali Abbasi

Ali Abbasi est un cinéaste d’origine iranienne, installé en Scandinavie, dont l’œuvre est marquée par une interrogation constante sur le pouvoir, la violence sociale et la fabrication des monstres, qu’ils soient intimes, idéologiques ou politiques.

Il s’est fait connaître en 2018 avec Border, Prix Un Certain Regard à Cannes, un film étrange et profondément humaniste sur l’altérité et la norme. En 2022, il frappe à nouveau avec Les Nuits de Mashhad (Holy Spider), un thriller politique inspiré de faits réels, qui dénonçait la violence faite aux femmes et l’hypocrisie morale d’un système capable de tolérer l’intolérable.

Avec The Apprentice, présenté en compétition au Festival de Cannes 2024, Ali Abbasi s’attaque cette fois à une figure bien réelle et contemporaine : Donald Trump. Mais attention, il ne s’agit pas ici d’un biopic classique ni d’un film à thèse au sens traditionnel.

Le film se concentre sur les jeunes années de Trump, dans le New York des années 1970–80, et surtout sur sa relation avec son mentor, l’avocat Roy Cohn. Cette relation est au cœur du film : elle montre comment s’apprennent le cynisme, la domination, le mensonge comme stratégie, et l’absence totale d’empathie comme mode de réussite.

Ce que propose Abbasi, ce n’est pas un jugement frontal, mais une observation glaçante : comment un individu se construit dans un système où la loi, la morale et la vérité deviennent des outils malléables au service du pouvoir. En ce sens, The Apprentice est moins un film sur Trump que sur la fabrication d’un personnage politique, et plus largement sur les mécanismes qui permettent à certaines figures d’émerger et de prospérer.

Comme souvent chez Abbasi, le film dérange, interroge, et laisse volontairement le spectateur face à ses propres questions. Il nous oblige à réfléchir à notre époque, à la responsabilité des systèmes autant qu’à celle des individus.


Critiques de spectateurs

The Apprentice explore la transformation de Donald Trump, du fils d’un promoteur immobilier en magnat impitoyable. Le film retrace son ascension à travers son lien avec Roy Cohn, son mentor, qui l'a initié à des règles impitoyables : attaquer sans cesse, nier toute accusation et revendiquer la victoire à tout prix. Jeremy Strong incarne magistralement Cohn, tandis que Sebastian Stan, en Trump, adopte ses gestes et son style, donnant vie à cette métamorphose fascinante. Le réalisateur Ali Abbasi évite la caricature et dresse un portrait complexe de Trump, montrant un homme d’abord maladroit et en quête de reconnaissance, puis dévoré par l’ambition et prêt à tout pour réussir.

Ce film n’est pas un simple réquisitoire contre Trump. Au lieu de le réduire à une figure caricaturale, il explore la construction de son personnage public et privé, entre fascination et détestation. On y découvre un jeune homme qui, influencé par Cohn, se façonne une identité de « tueur » et non de « looser », prêt à manipuler et mentir pour atteindre ses objectifs. Abbasi cherche à comprendre la psyché derrière cet homme controversé, offrant un regard nuancé sur sa transformation personnelle et professionnelle.

Ainsi, The Apprentice ne se contente pas de relater l’histoire que tout le monde connaît, mais propose de la revisiter en révélant les origines de ce mythe américain, tout en mettant en avant les performances impressionnantes de ses acteurs.





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