Fini de rire

Muret : peut-on encore rire librement du pouvoir dans les médias ?

Dimanche 27 septembre à 10h15, les Dimanches du Mermoz proposent au cinéma Véo Muret une séance particulièrement engagée avec Fini de rire ! L’humour politique au garde-à-vous. Soutenu par la Ligue des Droits de l’Homme, ce documentaire interroge la place de la satire politique dans les médias français et pose une question simple : jusqu’où peut-on rire du pouvoir ?

En présence de Mila Branco, journaliste d'investigation et coréalisatrice du film documentaire Fini de rire !

Réservation ici

Trente ans de satire politique passés au crible

Avec Fini de rire !, Matéo Larroque, Clara Menais et Mila Branco reviennent sur trois décennies d’humour politique à la télévision et à la radio. Des célèbres Guignols de l’info sur Canal+ aux chroniques de Guillaume Meurice sur France Inter, le film retrace le parcours d’humoristes qui ont parfois été écartés, marginalisés ou privés d’antenne lorsque leur parole devenait jugée trop dérangeante.

Car rire du pouvoir n’est jamais totalement anodin. Se moquer d’un ministre, d’un président ou d’un grand patron, c’est aussi mettre en lumière ses contradictions et contester, par l’humour, son autorité. Le documentaire montre ainsi comment la satire peut être volontiers acceptée lorsqu’elle reste légère, mais devenir beaucoup plus encombrante lorsqu’elle touche directement aux intérêts politiques ou économiques.

Médias, pouvoir et concentration économique

L’un des passages les plus éclairants du film revient sur Canal+ et les profondes transformations intervenues après la prise de contrôle du groupe par Vincent Bolloré. La disparition progressive de plusieurs émissions satiriques sert de point de départ à une réflexion plus large sur la concentration des médias entre les mains de quelques grands groupes industriels.

Une question qui dépasse largement le seul domaine de l’humour. Quels sujets sont traités ? Lesquels disparaissent des antennes ? Quelle place reste-t-il aux enquêtes sociales, environnementales ou politiques susceptibles de déranger les intérêts des propriétaires des médias ?

Le documentaire s’intéresse également au service public. Changements de direction, nominations, pressions politiques ou volonté d’éviter les polémiques peuvent favoriser une autre forme de restriction : l’autocensure.


Des archives, des témoignages… et beaucoup d’irrévérence

Guillaume Meurice, Bruno Gaccio, Sandrine Alexi, Audrey Vernon, Thomas VDB ou encore Adrien Dénouette apportent leurs témoignages et replacent leurs expériences dans l’évolution générale du paysage audiovisuel français.

Grâce à de nombreuses archives, le montage reste rythmé et souvent drôle malgré la gravité du sujet. Le film assume cependant clairement son point de vue. Certains pourront lui reprocher de rapprocher des situations très différentes et de ne pas donner davantage la parole aux responsables des médias mis en cause. Mais c’est aussi cette thèse affirmée qui devrait nourrir le débat à l’issue de la projection.

Une question profondément démocratique

Au-delà de l’histoire de quelques humoristes ou émissions disparues, Fini de rire ! défend finalement une idée essentielle : la qualité d’une démocratie se mesure aussi à sa capacité à supporter la moquerie et la contradiction.

En soutenant le film, la Ligue des Droits de l’Homme rappelle combien liberté d’expression, pluralisme des médias et liberté de création demeurent indissociables du débat démocratique.

Avec cette nouvelle séance des Dimanches du Mermoz, Vive le Cinéma à Muret invite donc les spectateurs à prolonger la projection par la discussion autour d’une interrogation plus actuelle que jamais : peut-on encore rire librement du pouvoir dans les médias français ?

Dimanche 27 septembre à 10h15 – Cinéma Véo Muret.

Trois adieux

Muret : « Trois adieux », quand Isabel Coixet transforme l’épreuve en désir de vivre

Vive le Cinéma à Muret poursuit ses rendez-vous placés sous le signe de la découverte et du partage avec Trois adieux, le nouveau film d’Isabel Coixet. Une projection proposée en partenariat avec AMICI, association italienne de Muret, autour d’un film profondément humain où la fragilité de l’existence devient une formidable invitation à vivre.

Réservation

Une séparation qui bouleverse une vie

À Rome, Marta et Antonio se séparent après une dispute presque banale. Lui, chef cuisinier en pleine ascension, se réfugie dans son travail et ses fourneaux. Marta, elle, s’enferme d’abord dans le silence. Elle perd l’appétit, ressent d’étranges symptômes et comprend peu à peu que son corps lui adresse un tout autre message que celui d’un simple chagrin amoureux. 

À partir de cette rupture, Isabel Coixet évite pourtant le mélodrame. La cinéaste espagnole préfère regarder son personnage retrouver, paradoxalement, le goût des choses au moment même où l’existence devient plus fragile. La nourriture retrouve ses saveurs, la musique prend une autre intensité, les rencontres comptent davantage. Face à l’épreuve surgit alors une question simple et universelle : qu’est-ce qui mérite vraiment d’être vécu lorsque le temps prend soudain une autre valeur?


Alba Rohrwacher, tout en fragilité et en force

Pour incarner Marta, Isabel Coixet retrouve cette manière très personnelle de filmer les êtres dans leurs moments de bascule. Alba Rohrwacher porte le film avec une remarquable retenue, face à Elio Germano, dans le rôle d’Antonio, et notamment à Galatéa Bellugi. Le film, coproduction italienne et espagnole tournée en italien, est adapté de Tre ciotole, l’œuvre de l’écrivaine italienne Michela Murgia, disparue en 2023.

Derrière la maladie et la séparation, Trois adieux parle surtout de liberté. Liberté de choisir ce que l’on veut encore vivre, de regarder différemment ceux qui nous entourent, de s’affranchir des habitudes et parfois des conventions. Un récit traversé par la douleur, mais également par l’humour, la sensualité et une étonnante lumière. Le film est sorti en France le 2 septembre et dure deux heures.


Le cinéma italien au cœur d’un partenariat à Muret

Cette projection prendra une dimension particulière puisqu’elle est proposée en partenariat avec AMICI, association italienne basée à Muret. Une nouvelle occasion pour Vive le Cinéma à Muret de faire du cinéma un lieu de rencontre entre les cultures, mais aussi un espace où le film se prolonge par l’échange et le plaisir de se retrouver.

Avec Trois adieux, il ne faut donc pas s’attendre à un film sombre sur la maladie. Isabel Coixet choisit au contraire de nous parler de l’urgence d’aimer, de ressentir, de goûter, d’écouter et simplement de vivre.

Un film sensible et généreux, porté par une grande actrice, à découvrir ensemble sur grand écran. Et peut-être, en sortant de la salle, avec une envie supplémentaire: celle de ne pas remettre à demain ce qui rend la vie plus intense.


Le goût des autres

Dimanche 27 septembre vers 18h – Ciné-classique

Le Goût des autres – Agnès Jaoui – 2000 – 1h52
Avec Jean-Pierre Bacri, Anne Alvaro, Alain Chabat, Agnès Jaoui et Gérard Lanvin

Séance présentée par Jean-Fabrice Janaudy, distributeur du film – Les Acacias

Il y a des films que l’on revoit vingt-six ans plus tard avec le sentiment qu’ils n’ont pas pris une ride. Le Goût des autres, premier long métrage réalisé par Agnès Jaoui, appartient incontestablement à cette catégorie.

Castella, chef d’entreprise plutôt hermétique à la culture, assiste presque à contrecœur à une représentation de Bérénice. Sur scène, Clara. Il est bouleversé par la pièce, mais aussi par la comédienne. Il va alors tenter de se rapprocher d’elle et de ce monde d’artistes dont il ignore les codes. Autour d’eux gravitent un chauffeur, un garde du corps, une serveuse, une épouse décoratrice… Des personnages et des univers qui, normalement, n’auraient peut-être jamais dû se rencontrer.


Voici trois bonnes raisons de revoir ce film qui n’a pas pris une ride

1. Pour le duo Jaoui-Bacri

Après avoir été comédiens puis scénaristes à succès, notamment pour Alain Resnais avec On connaît la chanson, Philippe Muyl avec Cuisine et Dépendances ou Cédric Klapisch avec Un air de famille, Agnès Jaoui et Jean-Pierre Bacri se lancent dans l’écriture de leur propre film, qu’Agnès Jaoui réalisera.

Ils veulent parler des préjugés, du mépris social et culturel, de notre difficulté à aller vers ceux qui ne nous ressemblent pas. Ils donnent ainsi vie à des personnages issus de milieux qui n’auraient jamais dû se rencontrer. Car on ne bouscule pas les cadres de référence, les habitudes et les barrières culturelles sans provoquer quelques étincelles…

2. Pour le formidable Jean-Pierre Bacri

Il est Jean-Jacques Castella, industriel grincheux, conservateur, parfois au bord de la vulgarité, capable de remarques blessantes ou homophobes. Et pourtant, Bacri réussit à rendre cet homme profondément attachant.

Derrière ses maladresses apparaît peu à peu un homme sincèrement ébloui par un univers qu’il ne connaît pas. Sa manière d’exprimer son admiration aux comédiens, face à un petit monde artistique qui peut lui-même se montrer snob et méprisant, produit quelques-unes des scènes les plus drôles et les plus émouvantes du film. Personne n’est tout à fait innocent, personne n’est définitivement condamné.

3. Pour le ton si particulier de cette comédie

Magnifiquement dialogué, Le Goût des autres ne ridiculise jamais vraiment ses personnages, même lorsqu’ils se rendent ridicules. Il ne les excuse pas davantage. Il les regarde simplement avec une extraordinaire justesse.

Agnès Jaoui observe les maladresses, les préjugés, les attirances, les incompréhensions et les petites lâchetés qui composent les relations humaines. Le film ressemble ainsi à un fragment de réalité que l’on aurait simplement placé devant une caméra.

Le public ne s’y est pas trompé : le film rencontre un immense succès, avec près de 4 millions de spectateurs, accompagné d’un accueil critique enthousiaste. On parle alors d’« acteurs épatants », de « coup de maître », d’un film « d’une justesse sidérante » ou encore d’une brillante satire des mécanismes d’exclusion.


Une rencontre avec Jean-Fabrice Janaudy

Cette séance de Ciné-classique aura une saveur particulière puisqu’elle sera présentée par Jean-Fabrice Janaudy, de la société Les Acacias, distributeur du film.

Grand défenseur du cinéma de patrimoine, il nous parlera du Goût des autres, mais aussi de ce travail essentiel qui permet de restaurer, ressortir et faire redécouvrir sur grand écran les films qui ont marqué l’histoire du cinéma.

Une belle occasion de revoir — ou de découvrir — cette formidable comédie humaine dans les conditions pour lesquelles elle a été conçue : ensemble, dans une salle de cinéma.

Rendez-vous dimanche 27 septembre vers 18h.

Et si vous pensez déjà connaître Le Goût des autres, venez le revoir : vingt-six ans après sa sortie, son regard sur nos préjugés, nos différences et notre difficulté à aller vers les autres reste étonnamment actuel.

Journée Ambroise Croizat

🎬 VENDREDI 18 SEPTEMBRE 2026

1945–2026 : plus qu’une histoire, notre quotidien

Une journée exceptionnelle autour de la Sécurité sociale, de la résistance et de l’engagement collectif

Le vendredi 18 septembre 2026, l’association LSR – Loisirs, Solidarité, Retraite, en partenariat avec Vive le Cinéma à Muret et le cinéma Véo Muret, vous invite à vivre une journée exceptionnelle, placée sous le signe de la mémoire, de la solidarité et de l’engagement citoyen.

À l’occasion de l’inauguration de la nouvelle salle de LSR, qui portera le nom d’Ambroise Croizat, nous aurons l’honneur d’accueillir :

⭐ Pierre Caillaud-Croizat, petit-fils d’Ambroise Croizat, grande figure fondatrice de la Sécurité sociale ;
🎥 Gilles Perret, réalisateur engagé ;
✍️ Marion Richoux, scénariste et autrice.

Tout au long de la journée, quatre films de Gilles Perret permettront de revenir sur l’histoire de la Sécurité sociale, la Résistance, le monde du travail et les luttes collectives qui continuent d’éclairer notre société actuelle.




🎞️ LE PROGRAMME DE LA JOURNÉE

✂️ INAUGURATION DE LA SALLE LSR – AMBROISE CROIZAT

📍10h – 11h30 Salle Pierre Satgé

Prises de parole des élus locaux et intervention exceptionnelle de Pierre Caillaud-Croizat, petit-fils d’Ambroise CROIZAT, de Gilles PERRET, d'André MANDEMENT

La cérémonie sera suivie de l’inauguration officielle de la salle

« Salle LSR – Ambroise Croizat »


Un hommage à celui qui fut l’une des grandes figures de la mise en place de la Sécurité sociale en 1945 et dont l’héritage continue de faire vivre les valeurs de solidarité et de progrès social.

🍽️ UN TEMPS DE PARTAGE ET DE CONVIVIALITÉ (repas, films, débat)

🎟️ RÉSERVER votre place pour les films et le repas

Réservation obligatoire – Nombre de places limité

📍 12h – 14h : Salle Pierre Satgé

🍴 Repas organisé par LSR – Loisirs, Solidarité, Retraite.

Un moment chaleureux pour prolonger les échanges et partager cette journée dans un esprit de convivialité.


☀️ AUX ORIGINES DE LA SÉCURITÉ SOCIALE (5€)

📍 15h - 18h : Cinéma Véo Muret


🎬 Projection du court-métrage La Chauffe, suivi de La Sociale de Gilles Perret.

🎤 Rencontre et débat avec Gilles Perret et Marion Richoux. Débat modéré par Christian Valade, pour l’association Vive le Cinéma à Muret.

En racontant l’histoire de la création de la Sécurité sociale, La Sociale rend hommage aux femmes et aux hommes qui ont porté ce projet ambitieux fondé sur la solidarité et la justice sociale.

✊ FIN D’APRÈS-MIDI – MÉMOIRE ET RÉSISTANCE (5€)

📍18h00 – 19h50 :Cinéma Véo Muret

🎬 Projection du film Walter, retour en résistance, de Gilles Perret.

À travers le parcours de Walter Bassan, ancien résistant, Gilles Perret interroge la transmission de la mémoire, l’engagement et la permanence des combats pour la liberté et la justice sociale.

La projection sera suivie d’un débat avec Gilles Perret et Marion Richoux.

Débat modéré par Christian Valade.

🎟️ RÉSERVER votre place pour WALTER, retour en résistance

Réservation obligatoire – Nombre de places limité

🌙 SOIRÉE – LE MONDE DU TRAVAIL FACE AUX DÉFIS D’AUJOURD’HUI (5€)

📍 21h00 – 23h20 Cinéma Véo Muret

🎬 Projection du film Reprise en main, de Gilles Perret.

Avec cette fiction sociale, à la fois engagée, humaine et pleine d’énergie, Gilles Perret raconte la mobilisation de salariés qui refusent de subir les décisions financières menaçant leur entreprise et leur avenir.

La projection sera suivie d’une rencontre avec Gilles Perret et Marion Richoux.

🎟️ RÉSERVER votre place pour Reprise en main

Réservation obligatoire – Nombre de places limité

🎟️ RÉSERVATION OBLIGATOIRE

Le nombre de places étant limité, il est vivement conseillé de réserver rapidement.

📅 Réservations ouvertes jusqu’au 15 septembre 2026 à minuit, dans la limite des places disponibles.

Après validation du paiement, vous recevrez un QR code personnel permettant l’accès aux projections et au repas.

⚠️ Un QR code est nécessaire pour chaque participant.


Une journée pour comprendre notre histoire, échanger et construire l’avenir

De La Sociale à Reprise en main, en passant par La Chauffe et Walter, retour en résistance, cette journée mettra en lumière les valeurs de solidarité, de résistance, de justice sociale et d’engagement collectif.

📅 Vendredi 18 septembre 2026
📍 Cinéma Véo Muret – Salle Pierre Satgé – Locaux de LSR

Une journée de cinéma, de rencontres, de débats et de partage à ne pas manquer !

Apocalypse now: dimanche 20 septembre à 17h30

 Apocalypse now( Final Cut)

Dimanche 20 septembre 2026 à 17h30

Au cœur de la guerre du Vietnam, le capitaine Willard remonte un fleuve jusqu’au Cambodge pour retrouver le mystérieux colonel Kurtz, devenu incontrôlable. Avec Apocalypse Now – Final Cut, Francis Ford Coppola livre une fresque hallucinée sur la guerre, la folie et la violence humaine. Un voyage hypnotique et monumental, porté par des images et une bande-son devenues mythiques.


Apocalypse Now – Le choc sur grand écran

Une jungle étouffante, une mission impossible, une guerre qui fait perdre tous les repères : Apocalypse Now – Final Cut est une claque visuelle et sonore. Coppola transforme le film de guerre en voyage halluciné, puissant et spectaculaire. Hélicoptères, musique mythique, tension permanente : un monument du cinéma à vivre au moins une fois sur grand écran.


Voici donc la troisième version proposé par Coppola de son film culte:

Après la version "raccourcie" cannoise (2h33) qui obtint la Palme d'Or (1979),  Coppola a des regrets et rétablit, quelques années plus tard, en 2001, tous les éléments supprimés dans une version longue,  Apocalypse now redux (3h22).  Cette version ne le satisfait toujours pas et, après quelques coupures discrètes, il donne enfin son final cut à cette version restaurée (3h02) en 2019.

En adaptant le roman de Joseph Conrad, Au coeur des ténèbres (1899), il situe l'action au coeur de la guerre du Vietnam: Le capitaine Willard (Martin Sheen) part donc en mission, à la demande des services secrets américains, pour mettre un terme à la carrière du colonel Kurtz (Marlon Brando)qui, au fond de la jungle cambodgienne, échappe à tout contrôle et commet des crimes de guerre.

Voici 3 bonnes raisons de revoir ce film:

  • parce que le tournage est, à lui seul, une aventure apocalyptique. Prévu aux Philippines pour durer 5 mois, il durera en fait 1 an et cumulera toutes les catastrophes: le comédien principal Martin Sheen fait un infarctus; les décors sont dévastés par un typhon; Marlon Brando, que le réalisateur souhaitait voir amaigri pour le rôle, arrive avec un surpoids de 15kg; les dépassements budgétaires, passant de 16 à 31 millions, obligent Coppola à investir sa propre fortune.
  • parce que la bande-son est exceptionnelle: outre les compositions originales de Carmine et Coppola, on y entend des morceaux d'anthologie ( the End des Doors, Satisfaction des Rolling Stones et La chevauchée des Walkyries de Wagner)
  • parce que ce film est un chef d'oeuvre opératique, bourré de séquences inoubliables: la remontée du fleuve en bateau, le ballet d'hélicos wagnériens, un Brando magnétique, du napalm embrasant l'horizon; la guerre du Vietnam devient un voyage hallucinatoire au coeur des ténèbres.

Bref, un spectacle complet porté par des comédiens d'exception, qui ne s'apprécie que face à un grand écran!



Histoires de la nuit de Léa Mysius

 

Saison 2026-2027 : Vive le Cinéma vous donne rendez-vous pour une soirée exceptionnelle en avant première

Vendredi 11 septembre à 20h30 au cinéma Véo-Muret, Vive le Cinéma à Muret vous invite à ouvrir avec nous une nouvelle saison de cinéma, de rencontres et de découvertes (réservation)

Les membres du bureau présenteront les grands rendez-vous de la saison 2026-2027 : projections, débats, Dimanches du Mermoz, actions en direction des scolaires, résidence de cinéaste et, bien sûr, le 14ᵉ Festival International du Film de Muret, qui se déroulera du 8 au 15 novembre.

Et pour commencer cette saison de la plus belle des manières, nous vous proposons de découvrir en avant-première Histoires de la nuit de Léa Mysius, quelques jours avant sa sortie nationale, prévue le 16 septembre. Le film a été présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 2026, où Esther Mysius a reçu le Prix CST de la Jeune Technicienne pour son travail sur les décors.


Histoires de la nuit : quand la fête bascule

Nora, Thomas et leur fille Ida vivent dans une ferme isolée, avec pour seule voisine Cristina, une peintre italienne. Une soirée d'anniversaire surprise se prépare pour Nora. Mais trois hommes rôdent autour de la maison. Lorsqu'ils s'invitent à la fête, les secrets du passé commencent à remonter à la surface…

Avec Hafsia Herzi, Bastien Bouillon, Benoît Magimel et Monica Bellucci, Léa Mysius construit un formidable thriller psychologique, à la fois inquiétant, sensible et profondément humain. Pendant près de deux heures, la tension s'installe progressivement et ne nous lâche plus.

Le film est adapté du roman de Laurent Mauvignier, paru en 2020. Léa Mysius en conserve la puissance des personnages, les non-dits et cette manière singulière d'étirer le temps jusqu'à rendre presque palpable la menace qui entoure cette famille. La réalisatrice explique elle-même avoir été fascinée par la difficulté de transposer au cinéma les sensations, les personnages et la montée du suspense propres à l'écriture de Mauvignier.

Léa Mysius, une cinéaste à suivre

À seulement trois longs métrages, Léa Mysius s'est imposée comme l'une des voix singulières du cinéma français contemporain. Après Ava en 2017 et Les Cinq Diables en 2022, elle poursuit dans Histoires de la nuit son exploration des secrets, de la famille, du désir et d'un passé qui revient bouleverser le présent. Elle est également une scénariste reconnue, ayant notamment travaillé sur Roubaix, une lumière, Les Olympiades ou encore Emilia Pérez. 

Avec Histoires de la nuit, elle signe un film de cinéma au sens fort : une mise en scène magnifique, une atmosphère saisissante et des comédiens remarquables, au service d'une histoire dont il vaut mieux ne pas trop savoir avant d'entrer dans la salle.

🎬 Vendredi 11 septembre – 20h30 – Véo-Muret

La soirée est ouverte à tous, au tarif habituel du cinéma. Réservation conseillée.

Pour fêter cette rentrée, Vive le Cinéma à Muret offre également 20 places uniquement aux adhérents à jour de leur cotisation 2026-2027.

Une belle occasion de nous retrouver, de découvrir la saison qui s'annonce… et surtout de partager ensemble un film magnifique.



Adhésions

Renouvelez votre adhésion à Vive le Cinéma à Muret !

Pour continuer à profiter de tous les avantages réservés aux adhérents (tarifs préférentiels, newsletters, invitations aux événements...), pensez à renouveler votre carte d’adhérent pour la saison 2026-2027.
  • Adhésion individuelle (15€)
  • Adhésion couple deux personnes (24€) avec possibilité d'adresses électroniques distinctes. Merci d'indiquer dans les remarques les noms et prénoms des deux personnes et leur adresses électroniques
  • Adhésion famille (27€) (une adresse électronique par membre des la faille est possible). Merci d'indiquer dans les remarques les noms et prénoms des membres de la famille et leur adresses électroniques.
  • Adhésion jeunes (5€) (-18 ans) 
Plusieurs options s’offrent à vous :

👉 En ligne sur le serveur Kananas

👉En ligne sur le site du Festival International du Film de Muret

👉 Sur place

  • En déposant votre bulletin d’adhésion (le téléchargement dans votre dossier est instantané après le clic) accompagné d’un chèque dans la boîte bleue de l’association, située dans le hall du cinéma Véo Muret
  • En venant nous rencontrer au Forum des associations, le dimanche 6 septembre 2026
Votre carte d'adhésion sera préparée et vous recevrez un email vous informant qu'elle est disponible à la caisse du cinéma Véo Muret. 

Merci pour votre fidélité et votre engagement à nos côtés pour faire vivre le cinéma à Muret !

P.S. : N'oubliez pas de consulter notre site internet et notre newsletter pour connaître les films à l'affiche et les événements à venir

Offre Service Civique

<a href="https://www.cine-mermoz.com/2025/04/offre-service-civique-vive-le-cinema.html">Offre Service Civique</a>

Rejoignez l’aventure du Service Civique avec Vive le Cinéma à Muret !

L'association Vive le Cinéma à Muret recherche deux volontaires en Service Civique pour la période du 1er septembre 2026 au 28 mai 2027.

Un engagement citoyen autour du cinéma

Le Service Civique, c’est bien plus qu’une mission. C’est une opportunité de :

  • vous engager sur un projet culturel et citoyen,
  • gagner en confiance et en autonomie,
  • découvrir le monde du cinéma à travers des festivals, des débats et des rencontres avec des professionnels,
  • travailler en équipe et proposer vos idées.
“J’ai été très chaleureusement accueilli au sein de l’association. L’intégration a été rapide, notamment grâce à l’effervescence du Festival en novembre. Cette expérience a été extrêmement enrichissante : je me suis engagé, j’ai testé, j’ai proposé des idées, j’ai gagné en confiance, et surtout, j’ai découvert le monde du cinéma à travers des rencontres passionnantes avec des professionnels. Travailler en binôme a aussi été un vrai plus ! Merci Vive le Cinéma !”
– Nicolas, volontaire 2024-2025
“Le service civique au sein de l’association Vive le Cinéma à Muret a été de loin ma meilleure expérience, tant professionnellement qu’humainement. L’association m’a directement plongée dans l’univers du cinéma, notamment avec le Festival International du Film de Muret en novembre dernier, une expérience plus qu’enrichissante que je recommande mille fois. J’ai été très bien accueillie et accompagnée tout au long de l’aventure. J’ai découvert des personnes chaleureuses et à l’écoute, qui ont su placer leur confiance en mes capacités, ce qui a largement contribué à mon épanouissement.”
– Lison, volontaire 2024-2025

👉 Pour en savoir plus sur la mission, venez vous informer, sans aucun engagement le 22 juin à 16h dans les locaux de l'association 

📩 Pour postuler, cliquez ici :

Capèle, Youssef et nous de Clara PETAZZONI

Capèle, Youssef et nous : les jeunes de Muret, leur quartier sur grand écran

Réalisé par Clara Petazzoni dans le cadre de sa Résidence de Cinéaste à Muret, le moyen métrage Capèle, Youssef et nous sera présenté en avant-première le vendredi 12 juin 2026 à 20h30 au cinéma Véo-Muret. Une soirée exceptionnelle qui réunira les jeunes participants au projet, leurs proches, la réalisatrice et l'ensemble des partenaires ayant accompagné cette aventure humaine et artistique.

Entrée gratuite sur réservation uniquement, dans la limite des places disponibles. Réservation en ligne : https://ouvaton.link/Xv3jPs

Pendant plusieurs mois, le cinéma est devenu un formidable outil d'expression pour de jeunes habitants des quartiers de la politique de la ville de Muret. À l'initiative de la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) Occitanie et de la Ville de Muret, la réalisatrice Clara Petazzoni a été accueillie en résidence afin de mener un travail artistique au plus près des habitants et particulièrement des jeunes.

La mission qui lui était confiée allait bien au-delà de la réalisation d'un film. Il s'agissait de créer une rencontre entre une artiste et un territoire, de permettre à des jeunes issus des quartiers de la politique de la ville de devenir acteurs d'un projet culturel ambitieux et de porter un regard sensible sur leur environnement et leur histoire.


Un film né de la mémoire d'un quartier

Au cœur de Capèle, Youssef et nous se trouve un événement qui a profondément marqué de nombreuses familles : la destruction de plusieurs immeubles devenus insalubres.

Pour ceux qui y ont vécu, ces bâtiments représentaient pourtant bien davantage que des murs de béton. Ils étaient le cadre de leur enfance, de leurs jeux, de leurs amitiés et parfois de leurs premiers rêves. Malgré les difficultés du quotidien et des conditions de vie parfois compliquées, beaucoup gardent une forme de nostalgie pour ces lieux qui ont contribué à construire leur identité.

À travers les témoignages, les souvenirs et les scènes imaginées avec les jeunes participants, Clara Petazzoni interroge cette mémoire collective et pose une question universelle : que reste-t-il lorsque les lieux qui ont façonné nos vies disparaissent ?

Le film explore avec délicatesse les notions d'appartenance, de transmission et de transformation d'un quartier en pleine évolution.

Une aventure collective

Durant plusieurs semaines de présence à Muret, entrecoupées de phases de préparation et de montage, Clara Petazzoni a multiplié les rencontres, les ateliers et les temps d'échange avec les jeunes.

Elle a été accompagnée dans cette démarche par la médiatrice artistique Camille, les animateurs Ahmed et Sidi, ainsi que par l'ensemble des équipes éducatives et associatives de Muret mobilisées autour du projet.

Les jeunes ont participé à toutes les étapes de la création : réflexion sur le scénario, travail d'écriture, tournage, jeu devant la caméra et découverte des coulisses de la réalisation audiovisuelle.

Le tournage a également bénéficié du soutien technique de l'association Vive le Cinéma à Muret, partenaire majeur de la résidence, ainsi que de la participation de lycéens du lycée Pierre-d'Aragon, venus découvrir, pendant leurs vacances, concrètement les métiers du cinéma et de l'image.


Une avant-première placée sous le signe du partage

La projection du vendredi 12 juin constituera un moment particulièrement fort pour tous ceux qui ont participé à cette aventure.

Les jeunes acteurs du film seront présents aux côtés de la réalisatrice pour découvrir l'œuvre terminée sur grand écran et partager avec le public leur expérience.

Cette soirée réunira également les représentants de la DRAC Occitanie, les services de l'État, des élus de la Ville de Muret, les équipes du cinéma Véo-Muret, les partenaires éducatifs et associatifs ainsi que les habitants qui ont suivi de près ou de loin cette résidence artistique.

Au-delà de la projection d'un film, cette avant-première célébrera une expérience collective démontrant combien la création culturelle peut favoriser la rencontre, l'expression et la valorisation des habitants d'un territoire.

Un premier rendez-vous avant les festivals

Cette projection marquera la première rencontre du film avec le public avant son parcours dans différents festivals. La réalisatrice espère notamment pouvoir le présenter lors d'une prochaine édition du Festival International du Film de Muret.

Pour les jeunes participants, cette avant-première représente déjà une belle récompense : celle de voir leur histoire, leurs souvenirs et leur regard sur leur quartier transfiguré et projetés dans la grande salle du cinéma Véo-Muret.

Au-delà de cette projection, cette expérience démontre tout l'intérêt des résidences artistiques menées au cœur des territoires. En donnant à des jeunes l'occasion de découvrir la création cinématographique de l'intérieur, de rencontrer des professionnels et de participer à une œuvre collective, ces projets ouvrent des horizons souvent insoupçonnés.

Il serait souhaitable que de telles initiatives puissent être renouvelées dans les années à venir. Elles permettent non seulement de révéler des talents et des vocations, mais aussi d'aider certains jeunes à construire un projet de vie et un projet d'avenir. Qui sait ? Parmi les participants à cette aventure se trouvent peut-être de futurs réalisateurs, techniciens, comédiens ou médiateurs culturels. Une ambition qui mérite d'être poursuivie au bénéfice des jeunes, de la culture et du territoire muretain.





Avant-première du film Capèle, Youssef et nous

Cinéma Véo-Muret – Grande salle
49 avenue de l'Europe – 31600 Muret

Entrée gratuite sur réservation uniquement, dans la limite des places disponibles.

Réservation en ligne : https://ouvaton.link/Xv3jPs

Le Berger et l'ours

 

Le Berger et les ours

de Max Keegan

Dimanche 14 juin 2026 à 10h30

(sorti 15 juillet 2026 - 1h41 - Documentaire) 


Réservation: 10 premières places offertes aux adhérents de Vive le Cinéma à Muret

Avant-Première

Synposis : Dans les Pyrénées françaises, la réintroduction d'ours dans une communauté pastorale ravive les tensions au sein d’un village de montagne. Certains sont pour la préservation d’autres découvrent leurs brebis tuées. Le film suit un berger vieillissant et un adolescent passionné par la nature et les animaux. Tous deux sont fascinés par ces ours et passent jours et nuits d’orage au cœur des massifs à les attendre, les épier, les surprendre…




Un film sur les ours... mais surtout sur les humains

Le film suit principalement Yves, berger expérimenté proche de la retraite, qui peine à trouver une relève dans un métier devenu difficile. Les attaques d'ours sur son troupeau renforcent son sentiment que tout un mode de vie est menacé. En parallèle, Max Keegan s'intéresse à Cyril, un adolescent passionné par la faune sauvage, fasciné par l'ours qu'il rêve d'observer et de protéger.

Cette double trajectoire constitue l'une des grandes réussites du film. D'un côté, la transmission d'un savoir pastoral ancestral ; de l'autre, une jeunesse attirée par la protection de la biodiversité. Entre les deux, une montagne qui semble ne plus savoir quelle place accorder à chacun.

Une remarquable immersion dans les Pyrénées

L'un des atouts majeurs du documentaire réside dans sa photographie. Les paysages d'altitude, les troupeaux progressant dans la brume, les nuits d'estive ou les orages de montagne sont filmés avec une beauté saisissante. 

La musique d'Amine Bouhafa accompagne cette immersion avec beaucoup de délicatesse, renforçant le sentiment d'une nature à la fois magnifique et inquiétante.

Un documentaire qui refuse les caricatures

Max Keegan ne présente ni les éleveurs comme des ennemis de la nature, ni les défenseurs de l'ours comme des idéologues déconnectés. Il montre les arguments des deux camps et laisse apparaître la complexité du problème. Les réunions publiques, parfois très tendues, révèlent un conflit où chacun a le sentiment de défendre quelque chose d'essentiel : son travail, sa culture, ou la biodiversité.

Cette approche équilibrée explique sans doute pourquoi le film suscite autant de réflexion. Le spectateur est constamment amené à s'interroger : peut-on protéger une espèce sans fragiliser davantage ceux qui vivent déjà dans ces territoires ?

Une réflexion plus large sur la disparition des mondes ruraux

Au-delà de la question de l'ours, Le Berger et les Ours parle surtout de la disparition progressive d'un mode de vie. Yves apparaît comme le représentant d'une génération qui voit s'effacer ses repères, tandis que les jeunes hésitent à reprendre des métiers exigeants et peu valorisés.

L'ours devient alors un symbole. Il n'est plus seulement un animal sauvage, mais le révélateur d'une tension entre tradition et modernité, entre territoires ruraux et décisions politiques prises à distance.


https://youtu.be/IkKgtOxcocU

Soirée Courts métrages 2026


 🎬 Soirée Courts-Métrages – Vive le Cinéma à Muret

L’association Vive le Cinéma à Muret, en partenariat avec le cinéma Véo Muret et l’ENSAV (École Nationale Supérieure d’Audiovisuel)et DEFI productions, vous invite à une soirée exceptionnelle dédiée aux jeunes talents du cinéma.

📅 Jeudi 18 juin à 20h30
📍 Cinéma Véo Muret – 49, avenue d’Europe, 31600 Muret
🎟️ Tarif unique : 5 €
🎤 Présentation et animation : Marie Lacombe

À cette occasion, Cinq courts-métrages réalisés par de jeunes cinéastes prometteurs seront projetés en leur présence. Chaque film sera suivi d’un échange avec le public, animé par Marie Lacombe.


Au programme :

🎞️ Mémoire d'une tour, Marilina Prigent, documentaire, (21’33), 2021, ENSAV Toulouse - France
🎞️ Christine en fuite, Asiia Sharipova, fiction, (15'21), 2020, École du Nouveau Cinéma de Saint-Pétersbourg – Russie.
🎞️ De sous le tapis, Maria Velasco et Haruka ONO, documentaire, (06’18)) 2025, ENSAV Toulouse
🎞️ Lilou, de Weronika Struska, documentaire, (16’01), 2024, ENSAV Toulouse
🎞️ Les ailes de Lilas, d’Annaëlle Laporte, fiction, (14'07), 2025, DEFI Production

🎬 Ces courts-métrages révèlent la créativité, la sensibilité et l’audace de la nouvelle génération de cinéastes. Fictions intimes, récits engagés ou expérimentations formelles : chaque œuvre est une fenêtre ouverte sur le regard singulier de son auteur.

💬 Après chaque projection, un temps d’échange permettra au public de dialoguer avec les réalisateurs et réalisatrices présents.

📲 Réservation conseillée : un lien avec QR code est disponible sur notre site pour réserver directement votre place.


Venez nombreux soutenir le cinéma émergent et partager cette soirée riche en émotions et en découvertes !

L’équipe de Vive le Cinéma à Muret

Retour au collège

Mardi 9 juin 2026 à 20h30

Retour au collège d’Antoine Fromental

En présence du réalisateur Antoine Fromental et de Christian Comès, chef d’établissement

L’association Vive le Cinéma à Muret vous propose une soirée exceptionnelle autour du documentaire Retour au collège, réalisé par Antoine Fromental, le mardi 9 juin 2026 à 20h30 au cinéma Véo Muret.

À l’issue de la projection, le public pourra échanger avec le réalisateur ainsi qu’avec Christian Comès, chef d’établissement au cœur du film, dont l’engagement humain et éducatif constitue l’un des fils conducteurs de ce documentaire particulièrement émouvant.


Un regard sensible sur l’école d’aujourd’hui

Dans un collège de banlieue parisienne, Sarah et Yasmine, deux élèves de troisième, risquent de comparaître devant un conseil de discipline. À quelques semaines de son départ à la retraite, Christian Comès, principal atypique et profondément investi auprès de ses élèves, doit prendre une décision qui pourrait avoir des conséquences importantes sur leur avenir. 

À travers cette situation, Antoine Fromental nous plonge dans le quotidien d’un établissement scolaire et donne la parole à celles et ceux qui le font vivre : enseignants, personnels éducatifs, agents, documentalistes, conseillers principaux d’éducation et bien sûr élèves. Le film dessine ainsi le portrait d’une école publique confrontée à de multiples défis mais portée par l’engagement de femmes et d’hommes qui refusent de renoncer à leur mission éducative.

Un documentaire humaniste et porteur d’espoir

Loin des clichés souvent véhiculés sur les collèges et les quartiers populaires, Retour au collège propose une immersion chaleureuse et profondément humaine dans le monde de l’éducation. Le documentaire met en lumière les tensions, les fragilités mais aussi les solidarités qui traversent l’école contemporaine. Il offre un regard nuancé et sensible sur la jeunesse, l’autorité, la transmission et la possibilité de construire des parcours malgré les difficultés. 

Après son précédent documentaire consacré à l’univers scolaire, Antoine Fromental poursuit son exploration des questions éducatives avec une œuvre qui interroge la place de l’école dans notre société et rappelle combien les rencontres humaines peuvent parfois changer une destinée.

Présentation de la séance

La rencontre sera présentée par :

  • Marjorie Buoro-Mur
  • Julia Zinutti

Informations pratiques

📍 Cinéma Véo Muret
49 avenue de l'Europe
31600 Muret

📍 Réserver votre place en cliquant sur une image ou le lien

📅 Mardi 9 juin 2026
🕣 20h30

🎤 Projection suivie d'un échange avec Antoine Fromental et Christian Comès

🎟️ Tarif unique : 6 €

Une soirée exceptionnelle pour découvrir un documentaire lumineux sur l’école, l’engagement éducatif et les parcours de jeunesse, suivie d’un débat avec les principaux protagonistes de cette aventure humaine.

Assemblée générale 11 Juin 2026



Le Gruffalo

 Ciné-Goûter 

Mercredi 10 juin à 15h30

Le cinéma Véo Muret et l’association Vive le Cinéma à Muret vous invitent à un après-midi plein de magie, de rires et de créativité avec la projection du film Le Gruffalo.



Adapté du célèbre album jeunesse, ce merveilleux film d’animation entraîne petits et grands dans une forêt enchantée où une petite souris rusée invente un monstre terrifiant pour échapper aux prédateurs… jusqu’au moment où le Gruffalo apparaît réellement !


Après et avant la séance, les enfants pourront prolonger l’aventure grâce à un atelier d’animation ludique et participatif animé par Bastien Magicien, pour découvrir les secrets des tours de cartes et autres et laisser libre cours à leur imagination.

Une séance idéale à partager en famille autour du cinéma, du jeu et d’un délicieux goûter !

https://youtu.be/AshvrAG-mC8

Un monde fragile et merveilleux

 

Un monde fragile et merveilleux

de Cyril Aris |

Mercredi 3 juin à 20h30

(sorti 18 février 2026 - 1h50) 

Présentation et débat animé par Mustapha Elriz – Association Alissar

La projection sera suivie d’une présentation et d’un débat animés par Mustapha Elriz, de l’association Alissar, qui apportera son éclairage sur le contexte culturel et humain du film, ainsi que sur les réalités contemporaines du Liban et du Proche-Orient.

Synposis : Nino et Yasmina tombent amoureux dans la cour de leur école à Beyrouth, et rêvent à leur vie d’adulte, à un monde merveilleux. 20 ans plus tard, ils se retrouvent par accident et c’est à nouveau l’amour fou, magnétique, incandescent. Peut-on construire un avenir, dans un pays fracturé, qu’on tente de quitter mais qui vous retient de façon irrésistible ?

Le film réunit notamment Mounia Akl, Hassan Akil et Julia Kassar dans une œuvre sensible et profondément humaine, où l’intime rejoint les blessures collectives d’un pays en perpétuelle reconstruction.

À travers des personnages confrontés aux fractures du quotidien, aux souvenirs et à la nécessité de continuer à vivre malgré les drames, le réalisateur compose un récit à la fois délicat et universel. Le Liban y apparaît comme un territoire de contrastes : lumineux et douloureux, fragile mais habité par une formidable énergie de survie et de solidarité.


Le film interroge notre rapport à la mémoire, à l’exil, aux liens familiaux et à la capacité des êtres humains à préserver un peu de beauté dans un monde instable. Avec une mise en scène empreinte de douceur et une grande attention portée aux visages et aux silences, Un monde merveilleux et fragile s’inscrit dans cette tradition du cinéma libanais contemporain qui mêle poésie, engagement et regard profondément humain.






Au cœur des volcans: Requiem pour Katia et Maurice Krafft

 

Au cœur des volcans: Requiem pour Katia et Maurice Krafft

de Werner Herzog

Mardi 26 mai 2026 à 19h30

(sorti 24 septembre 2022 - 1h21) 

 

Présentation : Vive le Cinéma  et Grand Angle 31 avec Henri TEISSEYRE

Synposis : KATIA et MAURICE KRAFFT : deux mythes de l’exploration française. Passionnés de volcans, ils ont parcouru le monde pendant 20 ans. Couple à la ville et devant la caméra, Katia et Maurice ont filmé les plus spectaculaires éruptions du XXème siècle.

À 15h18, le 3 juin 1991, Kyushu, au Japon, un tsunami de cendres et de roches incandescentes dévale à plus de 500 km/h les pentes du Mont Unzen, détruisant tout sur son passage. La scène est filmée. Quarante-trois personnes sont tuées sur le coup. La catastrophe fait le tour du monde. Parmi les morts, les deux volcanologues français. Mythique, parfois mystique, puissante et captivante, leur passion les aura emportés.

Court métrage

En 1976, Herzog se rend en Guadeloupe alors que le volcan de La Soufrière menace d'entrer en éruption. D'après les sismographes, s'annonce une catastrophe inévitable dont la puissance pourrait être équivalente à celle de cinq bombes atomiques. 75 000 habitants sont alors évacués de Basse-Terre. Herzog part à la rencontre d’une poignée d’habitants qui ont choisi de rester, au péril de leur vie.


À propos du film:

Pour son film, Werner Herzog a puisé dans plus de 800 heures d’images filmées et 300 000 photos, restaurées, scannées et remasterisées en 4K pour la première fois. Il a bénéficié de l’aimable collaboration d’André Demaison (auteur de Les Diables des Volcans, Maurice et Katia Krafft), le plus proche ami et biographe de Maurice Krafft, et du soutien de son frère aîné, Bertrand Krafft.

Ce film est le reflet d’une réelle attraction de Werner Herzog pour les volcans et son immense admiration pour le travail des Krafft. Il complète ainsi son œuvre documentaire consacrée aux volcans, commencée en 1977 avec La soufrière et poursuivie en 2016 avec Au fin fond de la fournaise. Il met ici son sens de la narration et son goût pour le sublime au service d’une célébration de la vie de ces deux grands scientifiques qui ont tant de fois trompé la mort et défié les éléments. Ce qui intéresse le cinéaste, c’est aussi la manière dont les Krafft se mettent en scène, l’imagerie qu’ils déploient et la singularité de leur regard, depuis leurs premiers essais devant et derrière la caméra, jusqu’à de stupéfiantes séquences filmées par Maurice au plus près des éruptions : d’hypnotiques symphonies de couleurs tendant vers l’abstraction, des jaillissements de lave rouge en plan serré, des paysages désolés parcourus de fumerolles d’où surgit la petite silhouette blanche de Katia s’avançant au bord du gouffre. Enfin, il révèle le regard profondément humaniste de ces passeurs de science, qui, en se penchant sur le sort des victimes des éruptions, ont sensibilisé le monde entier à la prévention des risques volcaniques.

«Tout au long de ma vie, je ne me suis jamais posé la question de la motivation pour laquelle je faisais un film. Mon approche est saine et spontanée. J’ai toujours su capter l’évidence. Grizzly Man est un bon exemple : j’ai tout de suite perçu que l’histoire était exceptionnelle. Je suis un conteur, et en tant que conteur je ressens une onde de choc en moi quand je suis confronté à une histoire de grande ampleur. Le film sur les Krafft entre dans cette même catégorie.»



Biographie:

Originaire de Bavière, Werner Herzog est un cinéaste hors-norme. Son œuvre est monumentale et mêle documentaires, fictions, courts et longs métrages. Soit 66 films tournés sur tous les continents dont le fil conducteur est l’homme, sa place sur terre et son besoin toujours renouvelé de transcender une existence finie en dépassant les limites du corps, en créant, en rêvant. Représentant du nouveau cinéma allemand des années 1970, au côté de Rainer Werner Fassbinder ou Volker Schlöndorff, il a gagné rapidement la reconnaissance de ses pairs avec son premier long-métrage, Signes de vie, qui obtient l’Ours d’argent au festival de Berlin en 1968. Mais c’est en 1972 avec Aguirre, la colère de Dieu, tourné sur les rapides d’Amazonie, qu’il est reconnu internationalement, et notamment en France.

Il commence ici sa collaboration avec Klaus Kinski, avec lequel il tournera cinq films. Son film suivant, L’Énigme de Kaspar Hauser remporte trois prix au festival de Cannes, dont le Grand Prix du Jury. À partir des années 1990, il se tourne plus vers le documentaire, et travaille sur des personnages tels que le Dalaï Lama dans Wheel Of Time (2005) ou Timothy Treadwell, documentariste ayant vécu avec des ours bruns, dans Grizzly Man (2005). Habité par le voyage, aventurier tête brûlée, cinéaste de la nature, de la différence, de la démesure, il a fouillé les tréfonds de l’âme humaine, dans son rapport à la violence, à l’état sauvage, au travers de films dont les tournages ont été autant d’aventures.