La Ferme des Bertrand

Dimanche 21 janvier - 10h30

La Ferme des Bertrand

(89 minutes) 


Un film de Gilles Perret

50 ans dans la vie d’une ferme… Haute Savoie, 1972 : la ferme des Bertrand, exploitation laitière d’une centaine de bêtes tenue par trois frères célibataires, est filmée pour la première fois. En voisin, le réalisateur Gilles Perret leur consacre en 1997 son premier film, alors que les trois agriculteurs sont en train de transmettre la ferme à leur neveu Patrick et sa femme Hélène. Aujourd’hui, 25 ans plus tard, le réalisateur-voisin reprend la caméra pour accompagner Hélène qui, à son tour, va passer la main. A travers la parole et les gestes des personnes qui se sont succédé, le film dévoile des parcours de vie bouleversants où travail et transmission occupent une place centrale : une histoire à la fois intime, sociale et économique de notre monde paysan.





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Le roman d'un tricheur

Dimanche 14 janvier vers 18h

Le Roman d'un tricheur

(80 minutes) 


Avec Sacha Guitry, Marguerite Moreno, Jacqueline Delubac, Roger Duchesne, Rosine Deréan, Elmire Vautier, Serge Grave, Pauline Carton, Fréhel

Assis à la terrasse d'un café, un homme rédige ses mémoires : il raconte comment son destin fut définitivement scellé, à l'âge de douze ans, lorsqu'il fut privé de diner parce qu'il avait volé dans le tiroir-caisse de l'épicerie familiale pour s'acheter des billes. Le soir même, toute sa famille meurt empoisonnée en mangeant un plat de champignons. Voyant dans sa survie un signe du destin, il choisit de parvenir à ses fins en devenant tricheur et voleur professionnel.



Sacha multiplie les répliques brillantes et les personnages excentriques : irrésistible, Marguerite Moreno incarne, par exemple, une vieille comtesse, jadis folle de jeunes gens à qui elle offre, chaque fois, une superbe montre en échange de leurs bons et loyaux services... Le grand Orson Welles était fou de ce film (presque) sans dialogues, où le Narrateur semble, à chaque instant, faire naître les images, au gré de ses souvenirs. Du grand art. Télérama

20h30 – Projection du film « Roman d’un tricheur » de Sacha Guitry
(1936) suivie d’une conférence animée en présentiel par Ghislaine Lassiaz.

GHISLAINE LASSIAZ est intervenante en cinéma. Depuis près de 20 ans, elle conçoit et anime des ateliers d’initiation à l’analyse, l’histoire et l’esthétique du cinéma. Auprès du jeune public ou du public adulte, dans le cadre de dispositifs d’éducation à l’image ou de cycles de conférences proposés par les institutions culturelles, sa démarche vise une découverte active du cinéma. Ghislaine Lassiaz a été notamment conférencière pour le service pédagogique de la Cinémathèque française.

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Capelito fait son cinéma

Mercredi 10 Janvier à 15h

Capelito fait son cinéma

(38 minutes) 


Capelito, le petit champignon des bois, a tout d’un vrai génie : distrait, créatif et plein de malice, il trouve des solutions à tous les problèmes. Dans ces nouveaux épisodes, il met au service des arts son petit nez magique pour devenir cinéaste, danseur, chanteur, bref un vrai artiste.

8 courts métrages inédits de Rodolfo Pastor.



Capelito entre dans la danse, Rodolfo Pastor (Argentine / Espagne) – 5 min – Animation de marionettes en stop motion, Capelito veut apprendre à danser le tango, ce qui est très difficile pour un champignon car il n’a qu’un pied. Mais, grâce à son nez, Capelito réussit finalement à se fabriquer des bottes téléguidées qui en font un danseur exceptionnel.

Capelito a la tête dans les nuages, Rodolfo Pastor (Argentine / Espagne) – 5 min – Animation de marionettes en stop motion, Pour arroser son potager, Capelito décide de percer les nuages qui le survolent. Pour cela, il invente divers engins volants.

Capelito, un ténor bien trempé ! Rodolfo Pastor (Argentine / Espagne) – 5 min – Animation de marionettes en stop motion, Capelito tient le rôle de Papageno dans la Flute Enchantée. Mais il doit avoir recours à un subterfuge, car il ne chante bien que sous sa douche.

Capelito un peintre qui vole de ses propres ailes, Rodolfo Pastor (Argentine / Espagne) – 5 min – Animation de marionettes en stop motion. Capelito sauve un papillon de la pluie, et à l’aide de sa palette de peintre, il essaie de restaurer les couleurs délavées.

Capelito pêche en sculpture, Rodolfo Pastor (Argentine / Espagne) – 5 min – Animation de marionettes en stop motion. Capelito essaye de faire une sculpture mais le résultat est désastreux. Heureusement, l’argile adopte la forme d’un fauteuil confortable duquel il peut pêcher, merveilleusement à son aise.

Capelito troubadour, Rodolfo Pastor (Argentine / Espagne) – 5 min – Animation de marionettes en stop motion, Capelito donne une sérénade à la princesse du château mais il se trompe de balcon et réveille le roi et le bourreau, lesquels l’emprisonnent dans la tour pour pouvoir enfin dormir.

Capelito chef écrivain, Rodolfo Pastor (Argentine / Espagne) – 5 min – Animation de marionettes en stop motion, Capelito rêve d’être un écrivain célèbre, mais il finit par rencontrer le succès avec un livre de cuisine et sa délicieuse recette de soupe.

Capelito fait son cinéma, Rodolfo Pastor (Argentine / Espagne) – 5 min – Animation de marionettes en stop motion. Capelito et les petits champignons tournent un film d’animation dans lequel Capelito interprète le rôle d’un héroïque chevalier médiéval qui vainc un redoutable dragon en carton.

Matériels pédagogiques

Dons 2023

Grâce à vos dons, vous soutenez la diffusion du cinéma indépendant Art et Essai à Muret  !

Vive le Cinéma à Muret propose de nombreuses animations autour des films Art et Essai et des documentaires dans plusieurs cadres ; Dimanches du Mermoz, Festival décalé, Ciné-Classique, Jeudis de VCM, événements ponctuels sans oublier le jeune public avec les ciné-goûters. De plus, Vive le Cinéma à Muret anime le Parcours Laïque et Citoyen (PLC) impulsé par le Conseil Départemental et le Festival International du Film de Muret reconnu par le Conseil Départemental, le Conseil Régional et le Ministère de la Cuture (DRAC). 

Comment effectuer un don à Vive le cinéma à Muret ! 

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Pour être déductible en 2023, votre don doit être effectué avant le 31 décembre 2023. Vous recevrez au cours du premier trimestre 2024, une preuve de votre versement à fournir au service des impôts.

Merci par avance.

Bonnes fêtes de fin d'année. Prenez soin de vous et de vos proches.

Main Basse sur la Ville

Dimanche 17 décembre vers 18h 

Main basse sur la ville (1963) 


Cette oeuvre exceptionnelle, Lion d'or à Venise en 1963, a juste 60 ans est un thriller politique quasi intempore

Naples, début des années 1960. À l'approche des élections municipales, un chantier de démolition provoque l'effondrement meurtrier d'un immeuble mitoyen. Une commission d'enquête est alors constituée. Dans cette plongée captivante dans les rouages de la gestion d’une ville italienne, Rosi dénonce la spéculation immobilière et les arrangements entre politiques locaux et promoteurs véreux. 



L’entrepreneur Edoardo Nottola, par ailleurs membre du Conseil Municipal de Naples, s’est énormément enrichi grâce aux spéculations immobilières et à la construction d’édifices à bas coût. Jusqu’ici soutenu par la droite, qui profite de ses affaires, il cherche aussi, à l’approche des élections municipales, l’appui des groupes politiques centristes, afin d’avoir une plus grande marge de sécurité et de manœuvre. Mais lorsqu’un immeuble vétuste, mitoyen d’une nouvelle construction mise en chantier par Nottola, s’écroule dans la vieille ville, un scandale éclate devant les blessés et les morts, tous de pauvres gens. Nottola voit alors son prestige compromis…
   
Acteurs chevronnés ou non professionnels - le rôle de l’élu communiste De Vita est interprété par Carlo Fermariello, membre éminent du PCI - font preuve d’une justesse confondante. En homme d'affaires corrompu, Rod Steiger excelle.... Si le film a, aujourd’hui encore, la force d’un coup de poing, il le doit à la convergence de plusieurs facteurs. Une photographie qui sublime la ville de Naples et des séquences qu’on ne pourrait sans doute plus filmer aujourd’hui – je pense à l’écroulement, l’émeute dans la ruelle, les tracts en flammes. Ces images et les splendides plans rapprochés sont l’œuvre du grand directeur photo Gianni Di Venanzo – 8 ½ de Fellini ou Eva de Losey, c’est également lui – dont la longue collaboration avec Francesco Rosi n’a d’égale que l’amitié et l’estime qu’ils se sont portées mutuellement. Une musique à fleur de peau composée par Piero Piccioni, qui souligne et entretient la tension générale du flm. L’utilisation du son de prise directe, une anomalie dans le paysage filmique italien de cette époque, qui donne aussi son accent de vérité au film. 

 
 Des dialogues ciselés par le réalisateur avec son complice de toujours, Raffaele La Capria, napolitain comme lui. Et indéniablement, le face à face brutal entre morale et politique bénéficie aussi du jeu inspiré des acteurs. Cela est d’autant plus remarquable que Francesco Rosi a, pour ce film, fait jouer de nombreux non professionnels aux côtés de Rod Steiger, Guido Alberti et Salvo Randone : les journalistes intervenant dans la salle d’audience du Conseil sont de vrais journalistes, les employés de la Mairie sont de vrais employés (les décors sont les vrais lieux), et nombre de Conseillers municipaux jouent leur propre rôle. Au premier rang desquels l’incroyable Carlo Fermariello, le conseiller d’opposition De Vita, dans son propre fauteuil (il deviendra sénateur du Parti Communiste Italien quelques années plus tard). L’expression « plus vrai que nature » prend tout son sens.
 !

Une photographie qui sublime la ville de Naples et des séquences qu’on ne pourrait sans doute plus filmer aujourd’hui. Ces images et les splendides plans rapprochés sont l’œuvre du grand directeur photo Gianni Di Venanzo, dont la longue collaboration avec Francesco Rosi n’a d’égale que l’amitié et l’estime qu’ils se sont portées mutuellement. Des dialogues ciselés par le réalisateur avec son complice de toujours, Raffaele La Capria, napolitain comme lui.

Au panthéon du cinéma politique, il y a Francesco Rosi, qui remuait la boue du pouvoir.un cinéma engagé où réalisme quasi documentaire et efficacité narrative se mêlent avec bonheur.

Etre avec les abeilles

 Dimanche 17 décembre à 10h30

Depuis des millénaires, le peuple de la ruche entretient des relations étroites avec l’Homme. Aujourd’hui, les populations d’abeilles donnent des signes de disparition et cela inquiète.

Au-delà du miel, précieux nectar consommé par plus de 75% de la population française, les abeilles sont indispensables à l’Homme en assurant directement ou indirectement un tiers de son alimentation et sont nécessaires au maintien de la biodiversité. Elles nous lient aussi à la Nature.

Résolument tourné du côté des abeilles, ce film lance un cri d’amour pour une apiculture plus responsable où la priorité est portée sur le bien-être et la sauvegarde de ces insectes. Faisant intervenir des spécialistes, chercheurs, apiculteurs et associations, les réalisateurs Perrine Bertrand et Yan Grill, proposent des pistes concrètes pour un futur avec les abeilles et les pollinisateurs. En prenant le contre-pied des idées reçues, ils nous invitent à être avec les abeilles au nom de la biodiversité. « Changer notre regard sur la nature, travailler avec elle et non contre elle », un discours que Jupiter Films souhaite défendre pour éveiller les consciences et nous relier au vivant en conscience.

ciné-goûter: mercredi 13 décembre L'hiver d'Edmond et Lucy

Mercredi 13 décembre à 15h
L'hiver d'Edmond et Lucy 
(45 minutes) 

Edmond l'écureuil et son amie Lucy l'oursonne vivent dans un majestueux châtaignier, au coeur de la forêt. En famille et entre amis, ils jouent et grandissent dans une nature riche d'aventures. Même en hiver, quand tout est blanc et silencieux... 

Ils vont découvrir de belles surprises ! 


D’après l’oeuvre originale d’Astrid Desbordes et Marc Boutavant Edmond et ses amis, publiée aux Éditions Nathan © 2013 

Ce progamme de 45 minutes se compose de 4 courts métrages : 
  • L'hiver surprise 
  • Le jour le plus court 
  • La chasse aux surprises 
  • L'armée de l'hiver.
Ces quatre aventures de la série diffusée sur France Télévisions, compilées pour les salles, nous enchantent par une représentation attentive de la faune et de la flore forestières, et des paysages foisonnants. 

Dès 3 ans: Après projection et juste avant le goûter, Marion de la librairie A demi-mot lira aux enfants un des albums et proposera à la vente un choix d'albums jeunesse.

Matériels pédagogiques

Parfum de Femme : Dimanche 10 décembre à 18h20

Ciné classique Dimanche 10 décembre à 18h20

Parfum de Femme ( Dino Risi 1974) (1h43) 

avec Vittorio Gassman, Agostina Belli, Alessandro Momo


Il y a sept ans, Fausto a perdu sa main gauche et ses yeux dans un accident. Il recrute Ciccio, un jeune ordonnance, pour l’accompagner pendant une semaine jusqu’à Gênes. Fausto y retrouve Sara qui depuis l’adolescence se consume d’amour et d’adoration pour lui, mais il la rudoie, la repousse et l’humilie sans cesse.

En adaptant le roman de Giovanni Arpino " L'obscurité et le Miel", Risi en modifie le titre et reconnaît que " ce film est plus grave que d'habitude, qu'il commence comme l'histoire d'un aveugle et devient une histoire beaucoup plus vaste, celle de la solitude humain. Pour cette 10ème collaboration avec le cinéaste, Vittorio Gassman, dans ce rôle d'un aveugle, ancien militaire, déchiré entre l'envie d'aimer et le désir de mourir, a obtenu le prix d'interprétation au Festival de Cannes en 1975.

L'envoûtante bande son est composée par un collaborateur fidèle Armando Trovajoli.

"Dino Risi signe là un des plus grands classiques et un des plus beaux films de l'âge d'or du cinéma italien, et parvient à rendre sublime un scénario qui ne demandait qu'à tourner au mélo le plus sirupeux"

"Un grand film du désenchantement"

  

Pour cette 10ème collaboration avec le cinéaste, Vittorio Gassman, dans ce rôle d'un aveugle, ancien militaire, déchiré entre l'envie d'aimer et le désir de mourir, a obtenu le prix d'interprétation au Festival de Cannes en 1975.

L'envoûtante bande son est composée par un collaborateur fidèle Armando Trovajoli.

"Dino Risi signe là un des plus grands classiques et un des plus beaux films de l'âge d'or du cinéma italien, et parvient à rendre sublime un scénario qui ne demandait qu'à tourner au mélo le plus sirupeux"

Fantôme d'Amour de Dino Risi

Dimanche 3 décembre à 18h30 

A bord d’un autobus à Pavie, Nino Monti, expert fiscal installé, prête une pièce de cent lires à une dame à l’air déboussolé. Le soir même, cette dernière retrouve sa trace et lui téléphone en se présentant comme Anna Brigatti, une ancienne maîtresse que Nino a follement aimée, vingt ans auparavant. 

Comment cette femme si séduisante a-t-elle pu changer au point de devenir méconnaissable ? C’est alors qu’un vieil ami, médecin, lui assure qu’Anna est morte trois ans plus tôt d’une terrible maladie. Plus Nino cherche à démêler le vrai du faux, plus la réalité se trouble sous ses yeux…

 

Avec Romy Schneider, Marcello Mastroianni, Eva Maria Meineke, Wolfgang Preiss

VERSION RESTAURÉE 

 Présentation Julien LEMERCIER

Secrets Toxiques

Dimanche 3 décembre à 10h30 

SECRETS TOXIQUES

L'avènement de maladies chroniques, la chute de la biodiversité, la disparition des abeilles... Depuis quelque temps, les dégâts causés par l'usage excessif de pesticides ont ému l'opinion publique.

 

Comment expliquer ces effets sur la santé et la biodiversité, alors que la réglementation européenne proscrit l'usage de tout produit dont l'épandage pourrait engendrer des conséquences sur l'un ou l'autre ? 

En présence de Dominique MASSET co-Président de l'association Secrets Toxiques.

 

Court métrage 

La Parcelle de Michaël Guerraz Yves a accepté l’implantation d’une parcelle de maïs expérimental sur son exploitation. Cette décision permet à son couple de retrouver une meilleure santé financière. D’autant qu’un bébé s’annonce. 

 Débat suivi d'un apéro citoyen (chaque participant apporte à grignoter)

Poil de Carotte - Ciné Concert

VCM et le PJE vous proposent le 30 novembre un ciné-concert

Mardi 28 novembre à 20h40

L'enlèvement ( Marco Bellocchio) (2h15)


En 1858, dans le quartier juif de Bologne, les soldats du Pape font irruption chez la famille Mortara. Sur ordre du cardinal, ils sont venus prendre Edgardo, leur fils de sept ans. L’enfant aurait été baptisé en secret par sa nourrice étant bébé et la loi pontificale est indiscutable : il doit recevoir une éducation catholique. Les parents d’Edgardo, bouleversés, vont tout faire pour récupérer leur fils....

"Un chef-d’œuvre pamphlétaire contre l’obscurantisme, dans une mise en scène magistrale, au classicisme sublime."

Ce film sera  précédé d'un exposé sur le contexte historique de l'Italie à cette époque en marche vers l'unité proposé par l'association Amici.



Jeudi 30 novembre à 20h30

Le Prix du Jeune Ecrivain et Vive le Cinéma à Muret vous proposent 

Poil de Carotte (film muet de Julien Duvivier 1925) en ciné-concert accompagné au piano par Raphaël Howson

Ciné classique : Cher Papa dimanche 26/11 à 18h30

 Cher Papa ( Dino Risi 1979) ( 1h50)
avec Vittorio Gassman, Aurore Clément, Andrée Lachapelle, Stefano Madia

Dimanche 26 novembre à 18h30




Albino Millozza est le chef d’entreprise d’un grand fleuron industriel italien. Hâbleur, bavard et fier de lui, il exhibe comme autant de trophées son grand train de vie, sa villa suisse et sa maîtresse qui a le bon goût de s’entendre avec sa femme. Les relations avec ses enfants sont plus tendues: sa fille refuse de lui adresser la parole. Son fils Marco se montre cordial mais distant. Les choses se gâtent lorsque le père découvre le journal intime de son fils qui semble le relier aux Brigades rouges et à leurs actions violentes.
 


Sorti sur les écrans italiens en 1979, le film est réalisé par Dino Risi dans la foulée immédiate de « l’affaire Moro » – du nom d’Aldo Moro, président de laDémocratie chrétienne (DC) enlevé à Rome par les Brigades rouges et assassiné cinquante-cinq jours plus tard, dans un contexte politique trouble qui a profondément marqué le pays. Immense succès populaire, le film n’a pas pu être vu par les spectateurs de l’époque, autrement qu’à l’aune de cette tragédie nationale. Caro Papa, est un film sur la vie en commun difficile entre les générations, un film sur la peur des jeunes vis-à-vis des vieux et des vieux vis-à-vis des jeunes. Joué par un Gassman extraordinaire, ce film de Dino Risi est le portrait ; inédit, d’un père qui se souvient trop tard d’avoir une famille et l’une de ses œuvres les plus réussies, courageuse et inquiétante.
 


Un beau portait de relation filiale, culminant dans un final bouleversant. Présenté en compétition officielle au Festival de Cannes 1979, le film fut récompensé par le biais du jeune Stefano Madia, qui reçut le prix du meilleur second rôle.

Un sommet du cinéma de Dino Risi

Cambio de sexo : Ciné classique dimanche 22 octobre à 18h20

 Dimanche 22 octobre à 18h20

Cambio de sexo ( Vicente Aranda 1976) ( 1h48) 
avec Victoria Abril, Lou Castel, Fernando Sancho

Dans sa famille ou à l’école, José Maria, un adolescent de dix-sept ans, sensible et intelligent, ne trouve pas sa place et se voit rejeté et montré du doigt pour son manque de virilité. Il prend peu à peu conscience de son désir de devenir une femme...

En 1972, Vicente Aranda se lance avec  Joaquim Jorda dans l’écriture de cette fiction inspirée d’un fait réel . Mais Franco est toujours en vie : malgré plusieurs changements dans son scénario et passages devant le comité de censure, il est rejeté.

C'est en 1976 que le réalisateur  peut enfin commencer le tournage de Cambio de sexo. 

Pour le premier rôle, le cinéaste cherche une jeune actrice androgyne d'une beauté particulière. Il pense à certaines actrices de l'époque mais c'est Victoria Abril, vue dans un téléfilm, qu'il décide d'auditionner et qui le captive par son insolence naturelle. A 18 ans, pour ce premier grand rôle, Victoria s'y révèle d'une sensibilité à fleur de peau et d'une force fragile sans pareille.

  "Il est urgemment nécessaire de découvrir cet ovni d’avant-garde, objet cinématographique exceptionnel tant dans son scénario, son montage que son interprétation."

"Cette pépite arrive enfin en France, et 46 ans après, on ne peut faire que le constat de sa pertinence et son avant-gardisme"

"Le long métrage de V. Aranda, tourné au sortir de la période franquiste, étonne par sa manière frontale d’aborder la question du changement de sexe. Cambio de sexo saisit un moment politique et sociétal avec, dans le rôle principal, une Victoria Abril lumineuse."

Pierre Feuille Pistolet

Un van polonais sillonne les routes d’Ukraine. A son bord, Maciek Hamela évacue des habitants qui fuient leur pays depuis l’invasion russe. Le véhicule devient alors un refuge éphémère, une zone de confiance et de confidences pour des gens qui laissent tout derrière eux et n’ont plus qu’un seul objectif : retrouver une possibilité de vie pour eux et leurs enfants.

En présence d'Amnesty International, Dimanche 22 octobre à 10h30 au Véo Muret.



Hester street: ciné classique dimanche 15 octobre à 18h20

 Dimanche 15 octobre à 18h20

Hester street (1975 Joan Micklin Silver) ( 1h30)

Hester Street, New-York, 1896. Jake, juif immigré, a quitté la Russie il y a trois ans, laissant derrière lui sa femme Gitl et leur petit garçon. Travaillant dans un atelier de couture et fréquentant la belle Mamie, il fait tout pour s’intégrer. Installé, il peut désormais faire venir femme et enfant. Mais Gitl, attachée aux traditions orthodoxes, est déroutée par cette nouvelle vie…

Voici 3 bonnes raisons de découvrir ce film:

pour la comédienne Carol Kane, qui incarne Gitl. Elle livre une prestation d’une intense subtilité qui fut récompensée d’une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice en 1976. Personnage le plus fascinant de cette histoire,  elle est cette femme qui va chercher progressivement à s’émanciper, sans pour autant renier son identité juive profonde. 

pour sa représentation particulièrement réaliste de la communauté juive de Lower East Side. La cinéaste réussit à nous immerger dans l’effervescence d’Hester Street avec une maestria miraculeuse, notamment dans une scène de déambulation au marché, où les habitants passent d’échoppe en échoppe dans un joyeux brouhaha. Les costumes, les décors, tout semble avoir été pris sur le vif en 1896. 

pour la découverte de la  brillante cinéaste que fut Joan Micklin Silver Dans une interview donnée au American Film Institute en 1979, la réalisatrice ,cite cette phrase d'un directeur de studio : « Produire et distribuer un long-métrage coûte cher, une femme réalisatrice est un problème de plus dont on peut se passer. »  Hester Street  a finalement été produit par son mari, qui travaillait alors dans l’immobilier. 

  Personne ne voulait distribuer le film, jugé trop « ethnique »   mais il fut finalement sélectionné à la Semaine de la Critique de Cannes en 1975, ce qui  permit sa sortie aux États-Unis   
La carrière de la cinéaste  a  toutefois beaucoup souffert du sexisme et de l’antisémitisme d’une partie de l’industrie,


"Un  film universel sur le déracinement, le renoncement aux traditions, l’intégration… au fond, tout ce qui fonde l’Histoire multiculturelle des États-Unis. "
 .

« Un premier long métrage impressionnant. » CAHIERS DU CINÉMA

 

« La mise en scène, simple et belle, révèle le talent sans ostentation d’une réalisatrice. » TELERAMA