Au cœur des volcans: Requiem pour Katia et Maurice Krafft
Mardi 26 mai 2026 à 19h30
(sorti 24 septembre 2022 - 1h21)
Synposis : KATIA et MAURICE KRAFFT : deux mythes de l’exploration française. Passionnés de volcans, ils ont parcouru le monde pendant 20 ans. Couple à la ville et devant la caméra, Katia et Maurice ont filmé les plus spectaculaires éruptions du XXème siècle.
À 15h18, le 3 juin 1991, Kyushu, au Japon, un tsunami de cendres et de roches incandescentes dévale à plus de 500 km/h les pentes du Mont Unzen, détruisant tout sur son passage. La scène est filmée. Quarante-trois personnes sont tuées sur le coup. La catastrophe fait le tour du monde. Parmi les morts, les deux volcanologues français. Mythique, parfois mystique, puissante et captivante, leur passion les aura emportés.
Court métrage
En 1976, Herzog se rend en Guadeloupe alors que le volcan de La Soufrière menace d'entrer en éruption. D'après les sismographes, s'annonce une catastrophe inévitable dont la puissance pourrait être équivalente à celle de cinq bombes atomiques. 75 000 habitants sont alors évacués de Basse-Terre. Herzog part à la rencontre d’une poignée d’habitants qui ont choisi de rester, au péril de leur vie.

À propos du film:
Pour son film, Werner Herzog a puisé dans plus de 800 heures d’images filmées et 300 000 photos, restaurées, scannées et remasterisées en 4K pour la première fois. Il a bénéficié de l’aimable collaboration d’André Demaison (auteur de Les Diables des Volcans, Maurice et Katia Krafft), le plus proche ami et biographe de Maurice Krafft, et du soutien de son frère aîné, Bertrand Krafft.
Ce film est le reflet d’une réelle attraction de Werner Herzog pour les volcans et son immense admiration pour le travail des Krafft. Il complète ainsi son œuvre documentaire consacrée aux volcans, commencée en 1977 avec La soufrière et poursuivie en 2016 avec Au fin fond de la fournaise. Il met ici son sens de la narration et son goût pour le sublime au service d’une célébration de la vie de ces deux grands scientifiques qui ont tant de fois trompé la mort et défié les éléments. Ce qui intéresse le cinéaste, c’est aussi la manière dont les Krafft se mettent en scène, l’imagerie qu’ils déploient et la singularité de leur regard, depuis leurs premiers essais devant et derrière la caméra, jusqu’à de stupéfiantes séquences filmées par Maurice au plus près des éruptions : d’hypnotiques symphonies de couleurs tendant vers l’abstraction, des jaillissements de lave rouge en plan serré, des paysages désolés parcourus de fumerolles d’où surgit la petite silhouette blanche de Katia s’avançant au bord du gouffre. Enfin, il révèle le regard profondément humaniste de ces passeurs de science, qui, en se penchant sur le sort des victimes des éruptions, ont sensibilisé le monde entier à la prévention des risques volcaniques.
«Tout au long de ma vie, je ne me suis jamais posé la question de la motivation pour laquelle je faisais un film. Mon approche est saine et spontanée. J’ai toujours su capter l’évidence. Grizzly Man est un bon exemple : j’ai tout de suite perçu que l’histoire était exceptionnelle. Je suis un conteur, et en tant que conteur je ressens une onde de choc en moi quand je suis confronté à une histoire de grande ampleur. Le film sur les Krafft entre dans cette même catégorie.»
Biographie:
Originaire de Bavière, Werner Herzog est un cinéaste hors-norme. Son œuvre est monumentale et mêle documentaires, fictions, courts et longs métrages. Soit 66 films tournés sur tous les continents dont le fil conducteur est l’homme, sa place sur terre et son besoin toujours renouvelé de transcender une existence finie en dépassant les limites du corps, en créant, en rêvant. Représentant du nouveau cinéma allemand des années 1970, au côté de Rainer Werner Fassbinder ou Volker Schlöndorff, il a gagné rapidement la reconnaissance de ses pairs avec son premier long-métrage, Signes de vie, qui obtient l’Ours d’argent au festival de Berlin en 1968. Mais c’est en 1972 avec Aguirre, la colère de Dieu, tourné sur les rapides d’Amazonie, qu’il est reconnu internationalement, et notamment en France.
Il commence ici sa collaboration avec Klaus Kinski, avec lequel il tournera cinq films. Son film suivant, L’Énigme de Kaspar Hauser remporte trois prix au festival de Cannes, dont le Grand Prix du Jury. À partir des années 1990, il se tourne plus vers le documentaire, et travaille sur des personnages tels que le Dalaï Lama dans Wheel Of Time (2005) ou Timothy Treadwell, documentariste ayant vécu avec des ours bruns, dans Grizzly Man (2005). Habité par le voyage, aventurier tête brûlée, cinéaste de la nature, de la différence, de la démesure, il a fouillé les tréfonds de l’âme humaine, dans son rapport à la violence, à l’état sauvage, au travers de films dont les tournages ont été autant d’aventures.

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