Sérénade à trois
de Ernst Lubitsch
Avec Miriam Hopkins, Gary Cooper, Fredric March
Dimanche 18 janvier 2026 vers 18h
(sorti 23 février 1934 - 1H31)
Présentation : Jo LOUBET
Synposis : Deux artistes américains partageant un appartement à Paris tombent tous les deux amoureux de la belle et spirituelle Gilda Farrell qui ne peut se décider entre les deux prétendants. Ils décident alors d’emménager tous les trois.

À propos du film:
«Moins célèbre que The Shop around the corner ou La Huitième Femme de Barbe-Bleue, ce film est pourtant une merveille d’impertinence et d’élégance. Peu de dialogues, mais des silences qui en disent long et des sons bien plus efficaces qu’une déclaration. Roi de l’ellipse, Lubitsch élude toutes les scènes qui alourdiraient le propos ou ralentiraient l’intrigue. Gary Cooper, Miriam Hopkins et Fredric March n’appuient aucun effet. Pourtant, l’amour partagé du trio (drôlement culotté pour l’époque, vu les rigueurs de la censure) éclate à chaque instant sur l’écran.
C’est que, loin du marivaudage convenu que pourrait laisser envisager le sujet, Sérénade à trois distille avant tout une philosophie épicurienne et la recette du bonheur (comme du cinéma de Lubitsch): conjuguer l’art et le plaisir sans une concession à la facilité.»
Biographie: Ernst Lubitsch
Fils d'un tailleur berlinois, Ernst Lubitsch fait ses débuts d'acteur dans la troupe de théâtre de son lycée. Un poste de factotum aux studios Bioscope de Berlin lui ouvre la porte du cinéma en 1912, début d'une carrière fructueuse qui le verra cumuler les casquettes d'acteur-réalisateur-scénariste- producteur, passer d' Allemagne aux États-Unis, du muet au parlant, avec un succès public et critique international, aussi bien dans la comédie que la comédie musicale ou sur les planches.
C'est dans la dernière décennie de sa vie que Lubitsch tourne ses films les plus connus aujourd'hui, dont Jeux Dangereux où une troupe de théâtre joue les espions dans le camp Nazi, et The Shop around the corner (1940) avec James Stewart. Sous des dehors de comédie romantique se dessinent une certaine vision du sexe, de l'argent, de l'amour et des femmes moderne et libre.
En 1947 l'Académie des Oscars lui décerne une statuette pour ses 25 ans de contribution au cinéma. Il meurt un an plus tard d'une crise cardiaque, au début du tournage de La Dame au manteau d'hermine – Otto Preminger sera chargé de terminer le film.
A ses funérailles, Billy Wilder aurait déclaré: "Lubitsch n'est plus. Pire, il ne fera plus de films". Sa marque de fabrique, la "Lubitsch's touch", est encore utilisée aujourd'hui pour désigner une comédie sophistiquée.

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