Les inédits du Cinéma américain

A découvrir !

Samedi 31 mai à 18h

L’EVENTAIL DE LADY WINDERMERE (1h26)
De Ernst Lubitsch (USA 1925) VO

Avec May McAvoy, Ronald Colman, Irene Rich

Lady Windermere vit dans l’insouciance jusqu’au jour, où elle apprend que son mari s’intéresse à une femme au passé scandaleux. Une solution s’impose : le rendre jaloux pour le reconquérir ! Adaptation d’une pièce féroce d’Oscar Wilde, cette comédie pétillante, réalisée à l’apogée du cinéma muet, trouve grâce au génie de Lubitsch des équivalents visuels à la prose de l’auteur. Un moment de cinéma rare !! Le film fait partie de la collection du musée d’Art Moderne de New York et l’autorisation d’en faire circuler des copies est toute récente. C’est donc un évènement cinéphilique ! Il faut voir comment les objets trahissent les personnages ; ils sont souvent source de quiproquos et d’erreurs de jugement, tandis que le spectateur en perçoit la vraie signification ! jubilatoire !


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Samedi 7 juin à 18h
THE OFFENCE (1h52)

De Sidney Lumet (Grande Bretagne1972) VO


Avec Sean Connery, Trevor Howard,
Ian Bannen

Un inspecteur de police, marqué par les affaires de meurtres qu’il a traitées, dépressif, met la main sur un présumé coupable d’agressions sexuelles sur mineures. Il décide que cet homme est bien le coupable ; il s’ensuit un huis clos dans le commissariat féroce, barbare, sado-maso. Nous sommes dans la tête de l’inspecteur. Le film construit en flash back, nous entraîne dans un thriller dérangeant, angoissant, glauque ! Chef d’œuvre !! Ce film qui remet en question les frontières du Bien et du Mal, nous propose une autre palette plus sombre dans le jeu du comédien Sean Connery, ce qui ne collait avec son image lisse de James Bond. C’est pourquoi les distributeurs , un brin frileux, ont refusé pendant 25 ans de montrer ce film en France ! Pourtant, on y retrouve les thèmes chers au réalisateur talentueux de « Serpico », « Un après-midi de chien » ou « le verdict » et « 12 hommes en colère ». Humaniste lucide, il met en scène la liberté individuelle face aux machinations socio-politico-judiciaires avec le même talent ! Ce film est loin d’être un film mineur dans sa filmographie !


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Samedi 14 juin à 18h
LE MONDE, LA CHAIR ET LE DIABLE (1h35)

De Ranald MacDougall (USA 1959) VO

Avec Harry Belafonte

Bloqué 5 jours au fond d’une mine, Ralph Burton réussit à atteindre la surface. Toute trace de vie y a disparu après le passage d’un nuage radioactif. A New York, il traverse des avenues désertes, organise sa survie, tirant derrière lui un chariot au pied des gratte-ciels abandonnés. Est-il le seul survivant ? Filmé dans un noir et blanc magnifique, atypique dans la production de science-fiction des années 50, ce film singulier nous hante longtemps par son dépouillement et ses silences ! Un film oublié car évincé par tous les films catastrophes récents à effets spéciaux ! Pourtant les perspectives d’un Manhattan désert au sol jonché de papiers rappellent de façon troublante le 11 septembre ! Ici, tout a été tourné à l’aube au cœur de « la ville qui ne dort jamais », ce qui ne fut pas un mince défi ! C’est aussi le film à la distribution la plus courte de l’histoire du cinéma ! Instigateur du projet, Harry Belafonte y reste fidèle à ses engagements aux côtés de Martin Luther King : tout au long du film, son personnage appréhende l’idée de retrouver d’autres survivants et d’être victime de ségrégation raciale et du regard des autres !


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