Ciné classique Tous en scène

Dimanche 28 mai 2017

Ciné classique

Tous en scène ( Minnelli 1953)





L'histoire: Oublié de tous, Tony Hunter, célèbre danseur d'avant guerre, débarque à la gare de New York. Surprise : une horde de journalistes attend sur le quai. Mais il s'agit d'une méprise. Tous sont venus pour la belle Ava Gardner. Désappointé, Tony retrouve deux de ses amis, qui forment son seul comité d'accueil ! Grâce à leur affection, il va reprendre le chemin du théâtre et connaître à nouveau le succès.....




Notre avis : "Après sa description personnelle et minutieuse du monde du 7ème Art dans le superbe et lyrique Les ensorcelés, Vincente Minnelli nous offre cette fois avec Tous en scène un touchant hommage au petit microcosme du théâtre et du spectacle à travers les enthousiasmes et les déceptions, les amours et les jalousies, les bonheurs et les malheurs, la camaraderie et les trahisons d’une troupe itinérante qui va de succès en échecs ou plutôt en l’occurrence d’échecs en succès.." 

"Produit par la MGM dans la foulée de cet immense classique avec Gene Kelly qu'est Chantons sous la pluie, Tous en scène partage avec ce dernier de nombreux points communs. Les deux films ont non seulement été produits par la fameuse Freed-Unity mais bénéficient aussi chacun du même duo de scénaristes. Les deux intrigues tournent plus ou moins autour de l’échec d’une production qu’il faudra tout faire pour relancer quitte à la revoir de fond en comble. "




"Avec humour, forte vitalité, humanité et poésie, Vincente Minnelli signe effectivement une véritable déclaration d’amour pour ce monde qu’il connait par cœur et nous fait cadeau d’un nombre étonnant de numéros musicaux tous plus réussis les uns que les autres."

"Chef d'oeuvre de légèreté porté par la grâce de Cyd Charisse et la classe de Fred Astaire, mais aussi par une somptueuse mise en scène de Minnelli et un scénario brillant, jouant intelligemment des mises en abîme, grand spectacle rafraîchissant, accompagné d'une remise en question du monde du spectacle et de l'art, ode à la comédie humble et honnête, Tous en scène est un véritable joyau."

Lumière, l'aventure commence

mardi 2 juin à 20h30

Lumière, l'aventure commence ! (film :1h30) 

La soirée à l'initiative conjointe de Vive le cinéma et de la compagnie "Le Bathyscaphe"est organisée en deux parties:
  • Qui êtes-vous Thierry Frémaux ? à partir de courts extraits de son livre"Sélection officielle", lecture d'anecdotes de Thierry Frémaux (responsable de la  "Sélection officielle" cannoise) par la compagnie Le Bathyscaphe.
  • Film Lumière, l'aventure commence 



Le sujet : En 1895, les frères Lumière inventent le Cinématographe et tournent parmi les tout-premiers films de l’histoire du cinéma. Mise en scène, travelling, trucage ou remake, ils inventent aussi l’art de filmer. Chefs-d’œuvre mondialement célèbres ou pépites méconnues, cette sélection de films restaurés offre un voyage aux origines du cinéma , guidé par la voix de Thierry Frémaux. Lumière, l’aventure du cinéma commence ! 



Notre avis : "Un complet ravissement." "Le spectacle est éblouissant. On a l'impression d'ouvrir une malle aux trésors pleine de surprises amusantes, émouvantes, captivantes." "Passionnant, émouvant, indispensable" "En voix off, posée à juste distance, tour à tour didactique, précis et drôle, Thierry Frémaux éclaire d’une intelligence accessible les images muettes, parlantes, au burlesque irrésistible, des premiers films" "Thierry Frémaux offre une œuvre de mémoire lumineuse et ludique, doublée d’une magnifique déclaration d’amour au cinéma." 

dimanche 21 mai à 18h20: Sous le soleil de Satan(Palme d'or en 1987)

Dimanche 21 mai à 18h20
Ciné classique
Sous le soleil de Satan (  1h43) (Pialat)


L'histoire: La jeune Mouchette, 16 ans, tue son amant. Tout le monde pense que le défunt s'est suicidé. Mais l'adolescente ressent le besoin de confier son crime à l'abbé Donissan, le vicaire du village. Une relation étrange, malsaine se noue entre eux....






Notre avis:  "Ce film, âpre et austère, parle de Dieu et d'absolu aux antipodes de toute image sulpicienne.  Pialat adapte librement le livre éponyme de Georges Bernanos, roman lucide et mystique, sur la solitude de la foi. Cette pesanteur, qui écrase les êtres et les paysages, permet à Pialat d'instiller une violence plus sourde mais aussi dévastatrice que dans le reste de ses films. La campagne du Nord se transforme en chaos de glèbe et de chaux, en univers silencieux où s'affrontent le bien et le mal, la foi et le doute."
Auréolé par la Palme d’or en 1987, Sous le soleil de Satan est un film puissant et passionné qui ne peut laisser indifférent. Sa mise en scène est sublime"



"Les magnifiques séquences de Donissan déambulant dans les plaines répondent  à celles situées en intérieur qui baignent dans des clairs-obscurs remarquables. De même,  la bande-son accentue cette sensation étrange qui se dégage de nombreuses scènes, clairement fantastiques – le moment du miracle, les différentes morts, la rencontre avec le diable. Une telle maîtrise de la mise en scène - lumières, décors, cadrage - émerveille..."  
Une Palme d'Or à Cannes sous les sifflets pour une réponse  célèbre de Pialat:
 "Je ne vais pas faillir à ma réputation : je suis surtout content ce soir pour tous les cris et les sifflets que vous m'adressez. Et si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus. »