Samedi soir, dimanche matin: dimanche 22 octobre à 18h30

Ciné classique
Dimanche 22 octobre à 18h30
Samedi soir, dimanche matin ( Karel Reisz 1960) ( 1h29)
L'histoire


Ouvrier tourneur dans une usine de Notthingham, Arthur Seaton oublie son travail abrutissant quand arrive le week-end. Là, il partage son temps entre le pub où la bière coule à flots et sa  maîtresse Brenda,  épouse de l'un de ses collègues. Il fait la rencontre  d'une jeune femme  très attirante; c'est alors que Brenda lui annonce qu'elle est enceinte de lui.....



Critique du film:  
1960: Le Free Cinéma vient de naître avec "Saturday Night and Sunday Morning" de Karel Reisz  d'après un scénario d'Allan Sillitoe,  qui écrivit également l'année suivante "La solitude du coureur de fond", réalisé par Tony Richardson, 
Samedi soir, dimanche matin se distingue  par un traitement frontal, et d’un réalisme alors inhabituel, de la sexualité et de l’avortement – ce qui lui valut une interdiction aux moins de seize ans à sa sortie.
 Ce film n'a véritablement pas pris une ride et s'avère encore aujourd'hui terriblement contemporain.



 Albert Finney: 
Premiers pas au cinéma d'un immense acteur....
Albert Finney, dans le rôle d'un ouvrier grognon et anarchiste qui refuse de se plier totalement à sa condition, crève littéralement l'écran de son immense charisme et de son indéniable présence. Venu du théâtre, ce jeune comédien  de 24 ans, débutant au cinéma, fut comparé à Brando dans ce rôle.     
En 1962, il tourne  Tom Jones, entre l'alcôve et la potence, comédie  picaresque dirigée par Richardson sur un scénario d'Osborne.
Parti pour une carrière internationale, on le retrouve dans "l'usure du temps" d'Alan Parker, "Au-dessous du volcan" de John Huston , " Erin Brockovich", "Traffic" de Soderbergh etc.... et en 2012 dans "Skyfall" de Sam Mendes. Il est aujourd'hui âgé de 81 ans.

la solitude du coureur de fond


Ciné classique


Dimanche 15 octobre à 18h30





L'histoire

Par un soir d'hiver, à Notthingham, Colin Smith et son comparse cambriolent une boulangerie et s'enfuient avec la caisse. Le jeune Colin est arrêté et aussitôt envoyé en maison de redressement. Là, le directeur va vite découvrir ses talents de coureur de fond et penser à exploiter cette aptitude. C'est pendant ces longues courses solitaires que le jeune homme s'évade en rêveries, déroule le film de sa vie passée, avec ses douleurs familiales et ses joies amoureuses.

Point de vue critique :



"Ce film-culte, éloge de l'insoumission, est ancré dans le Free cinéma anglais, mouvement proche de la Nouvelle Vague française.

Modernité de la mise en scène.

Déconstruction intelligente des codes de la narration, caméra très mobile, comédien désarmant de naturel, ce film concentre le meilleur du Free cinéma"



"Une œuvre unique, forte et dénonciatrice de la violence sociale d'un pays aux profondes inégalités".

"Cousin anglais d’Antoine Doinel dans Les 400 Coups, il annonce les personnages déshérités des œuvres de Frears, Lee et Loach, bien avant les ravages sociaux du thatchérisme. Poétique par son écriture cinématographique et politique par sa rage dénonciatrice, La solitude du coureur de fond est donc bien une date clef dans l’histoire du cinéma anglais"