dimanche 2 avril à 18h30 : Missing ( Costa Gavras)

Dimanche 2 avril à 18h30

ciné classique 

Missing( porté disparu) de Costa Gavras (2h02)



L'histoire : Au Chili, en 1973, Charles et Beth Horman, deux jeunes américains, participent à l'expérience socialiste que conduit le gouvernement de Salvador Allende. Charles, en visite à Vilna, s'y retrouve bloqué par le coup d'Etat qui renverse le président, le 11 septembre et il disparaît sans laisser de traces. Son père, citoyen américain plutôt conservateur, rejoint Beth pour tenter d'en savoir plus....



Notre avis : Missing a obtenu la Palme d’Or et le prix d’interprétation masculine pour Jack Lemmon à Cannes en 1982. 

Adapté du livre de Thomas Hauser (The Execution of Charles Horman, 1978) tiré d’un fait divers, le film de Costa-Gavras s’inscrit dans la lignée des films politiques américains des années 1970. 

Récit d’une disparition, puis de son enquête suite au coup d’État militaire de Pinochet , le film mélange habilement le thriller politique au drame intime dans le contexte réaliste des jours qui suivirent le coup d'état.

Film sur la dignité humaine, MISSING dénonce les effets destructeurs de toute dictature : les scènes de couvre-feu ont parfois des allures de films d’horreur et les bruits permanents de mitraillettes et d’hélicoptères en arrière-plan construisent un espace sonore à la fois suffocant et anxiogène. Tourné en secret à Mexico, le film livre son lot de scènes-chocs... 

À sa sortie, Missing a essuyé une polémique ; la presse américaine a fortement critiqué le réalisateur pour avoir accusé sans preuves. Le film rend en effet responsable les services secrets américains du renversement du Président Allende, et de l'installation de la dictature militaire du général Pinochet.

Ciné classique d'avril 2017 à juin 2017



dimanche 26 mars à 18h30 : ciné classique l'histoire officielle

Dimanche 26 mars à 18h30

Ciné classique

L'histoire officielle (Luis Puenzo 1985) (1h52)




L'histoire: 1983 - Alicia, professeur d'histoire dans un lycée de Buenos Aires, mène une vie tranquille et bourgeoise avec son mari, un industriel proche du régime, et la petite Gaby qu'ils ont adoptée. Dans sa vie professionnelle comme dans sa vie privée, elle a toujours accepté "la version officielle" mais la dictature militaire vacille, l'énorme mensonge se fissure, et Alicia se met à douter: et si Gaby était la fille d'un "disparu"? Débute alors un inexorable voyage à la recherche de la vérité...

Notre avis:



Au Festival de Cannes 1985, Norma Aleandro ( comédienne principale) obtint le prix d’interprétation féminine et le film remporta le prix du jury oecuménique. En 1986, il obtint l’Oscar du meilleur film étranger. Le film a attiré 1 800 000 spectateurs en salle à sa sortie.

Le tournage a commencé en janvier 1984 avec la collaboration des Grands-mères de la place de Mai, une organisation fondée en 1977, pour retrouver les enfants volés par la junte et les rendre à leur famille légitime. À l’époque, elles avaient réussi à retrouver trois petits-enfants et elles viennent de retrouver le 121eme... 

Le film de Luis Puenzo met en lumière trois histoires officielles remises en cause. C’est d’abord l’Histoire passée enseignée par Alicia . S’y ajoute l’Histoire contemporaine revue et corrigée par la dictature. Enfin, la propre histoire d’Alicia, basée sur des faits ignorés, va s’avérer profondément ébranlée. L'itinéraire d'Alicia, dont les yeux se dessillent peu à peu, est celui de tout un pays. Il y a certes eu la brutalité d'un régime mais aussi la complicité de citoyens qui ont préféré se taire.

Vingt ans après, L'Histoire officielle reste un film nécessaire et inoubliable, témoignage précieux sur la transition démocratique en Argentine. Et, dans la lignée des meilleurs Costa-Gavras, il a gardé sa puissance dramatique de film-dossier solidement écrit, réalisé avec efficacité et joué avec les tripes.

L'autre côté de l'espoir au cinéma Véo

L'autre côté de l'espoir ( Aki Kaurismaki)

Sortie Nationale au cinéma Véo Muret

à partir du 15 mars



L'histoire:

Helsinki. Deux destins qui se croisent. Wikhström, la cinquantaine, décide de changer de vie et d'ouvrir un restaurant. Khaled est un jeune réfugié syrien, échoué dans la capitale par accident. Il voit sa demande d’asile rejetée mais décide de rester malgré tout. Un soir, Wikhström le trouve dans la cour de son restaurant....

"Avec ce film, je tente de mon mieux de briser le point de vue européen sur les réfugiés considérés tantôt comme des victimes objets de notre apitoiement, tantôt comme des réfugiés économiques qui avec insolence veulent prendre notre travail, nos femmes, nos logements et nos voitures"

Aki Kaurismaki
Notre avis:



Ours d'Argent à Berlin 2017:

Voici un film nécessaire, une ode magnifique à la fraternité, une sorte de " Les temps modernes" réalisé par un Chaplin contemporain..... « en suivant le parcours d’un réfugié syrien échoué en Finlande, le Finlandais Aki Kaurismaki, au sommet de son art, renoue avec ce comique désespéré qui fait de lui le digne héritier de Charlie Chaplin » Le Monde

"Kaurismaki traite du problème des réfugiés à sa manière : cocasse, décalée, chaleureuse, entre musique et table partagée : un antidote jouissif à la xénophobie et à la désespérance."

"Si le blues de sa musique n’est jamais loin du désespoir, Aki Kaurismäki a l’art de nous faire oublier qu’il ne traite que de choses terribles."

"L'Autre Côté de l'espoir" est un film plus juvénile que ses précédents, en même temps qu'il est très réfléchi, engageant sa vision du monde aujourd'hui. C'est le film de tous les partages."

ciné classique dimanche 19 mars à 18h10: Indochine

Dimanche 19 mars à 18h10

Ciné classique

Indochine ( Régis Wargnier) (1992) ( 2h35)







L'histoire : En Indochine, en 1930, Eliane Devries dirige l'une des plus importantes plantations d'hévéas du pays. Elle ne s'est jamais mariée et vit avec Camille, sa fille adoptive. Alors que les révolutionnaires communistes multiplient les attentats, Eliane succombe au charme d 'un jeune officier de marine arrivé depuis peu à Saigon. Elle, d'ordinaire si froide, devient la maîtresse passionnée de ce jeune homme sûr de lui, prêt à conquérir le monde. Mais il lui échappe....

Notre avis :




Film à grand spectacle, "Indochine" est une superbe réalisation. L'histoire est pourtant fictive, et imaginée spécialement pour le film par trois écrivains bien inspirés Eric Orsenna, Louis Gardel et Catherine Cohen

En 1993, Indochine a remporté de nombreuses récompenses à travers le monde parmi lesquelles cinq César - meilleure actrice ( Catherine Deneuve), meilleur second rôle féminin, meilleure photographie, meilleurs décors et meilleur son , l'Oscar du meilleur film étranger ainsi que le Golden Globe du meilleur film étranger.

En jonglant habilement avec les conventions du romanesque, Régis Wargnier réalise son meilleur film et donne à Catherine Deneuve un de ses plus beaux rôles.

Le premier atout, le premier plaisir, c'est Catherine Deneuve... Quoi de plus mystérieux que ce visage, si pur, si parfait, si lisse ? On sent bien ce qu'il peut receler de pensées secrètes, de fêlures et d'inquiétudes, de troubles et d'emballements. . Elle a investi ce personnage avec une grâce, une délicatesse et une puissance confondantes, glissant littéralement d'une scène à l'autre, d'un sentiment à l'autre, aussi différents soient-ils. Elle est magique. C'est dans ces nuances, dans ces subtilités que se trouve le grand art. Le film n’a certes pas le souffle d’Autant en emporte le vent ou du Docteur Jivago dans sa dimension mélodramatique, mais Indochine excelle à dépeindre une petite communauté coloniale inconsciente des dégâts qu’elle commet et prise au piège d’une rébellion qui la dépasse.

rencontre avec Claudia Sainte-Luce jeudi 23 mars à 20h30

jeudi 23 mars à 20h30
Rencontre  Cinélatino ( film+débat avec la réalisatrice)
 JAZMIN ET TOUSSAINT 
Réalisation : Claudia SAINTE-LUCE › Mexique - France | 2016 | 1h41

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 À 60 ans, en raison d’une santé fragile, Toussaint doit s’installer chez sa fille Jazmín, qui vit à Mexico. D’origine haïtienne, Toussaint n’a jamais été capable de prendre racine nulle part. Il n’a pas été un père aimant et reste un parfait inconnu pour Jazmín. Au gré de cette cohabitation forcée, Toussaint recompose le puzzle de son passé sous le regard tantôt sévère, tantôt bienveillant de sa fille. Il permettra à Jazmín d’aller de l’avant avec sa propre vie. La réalisatrice confie qu’il y a une part importante d’autobiographie dans le récit de cette rencontre tardive entre un père absent et une fille qui s’est construite sans lui. Ce qui explique sans doute la justesse d’un film, émouvant mais sans pathos, nourri de regards et de silences. Ce deuxième film de Claudia Sainte-Luce a été sélectionné au festival de Toronto.
Note d’intention de la réalisatrice: ‘‘ Je ne me souviens pas avoir vu mon père à mon école, pour la remise des diplômes de fin d’année. Je ne me souviens pas non plus de lui lors de rencontres parents-professeurs ou tout simplement à la sortie de l’école, à la fin des cours. J’ai toujours senti son absence et je m’y suis habituée...."

 

 Claudia SAINTE-LUCE (Veracruz, 1982) a étudié les arts audiovisuels à l’Université de Guadalajara.   

Claudia Sainte-Luce est à la fois réalisatrice, scénariste et premier rôle de Jazmin et Toussaint. La jeune femme entretient elle-même une relation tumultueuse avec son père, qu'elle a véritablement appris à connaître lorsque celui-ci est tombé malade.

,Son premier long-métrage, Les Drôles de poissons-chats, a reçu le Prix de la critique internationale au festival de Toronto en 2013. Il était déjà autobiographique. Il racontait l'histoire d'une certaine Claudia, qui faisait la connaissance d'une femme lors de son hospitalisation pour une appendicite et trouvait ainsi une famille d'adoption.

dimanche 12 mars à 18h10: images de Marilyn+2 films

Dimanche 12 mars à 18h10

Guy-Claude Rochemont de la Cinémathèque de Toulouse fera revivre, à travers des extraits de films, Marilyn Monroe: "images de Marilyn"

A 18h30: Rivière sans retour(1h31) d'Otto Preminger ( 1954)


l'histoire:  En 1875 Matt Calder sort de prison et   récupére son fils, que Kay, chanteuse de saloon a pris en affection. Le père et le fils partent s'installer dans une cabane au bord d'une rivière sauvage.  Ils vont recroiser la route de Kay,  qui descend la rivière, embarquée sur un radeau par son petit ami. Le radeau chavire sous les yeux de Matt,qui leur sauve la vie....











Notre avis:  Cet unique western de Preminger, tourné en cinémascope dans des décors naturels grandioses, est porté par 2 stars, Robert Mitchum et Marilyn Monroe.
Ce "river movie" embarque pour une descente en radeau un curieux attelage, le père, le fils et une chanteuse de saloon, qui devront affronter les indiens, les courants de la rivière et leurs propres démons. "saisissante beauté de cet exaltant et très moral récit d'aventures".
Marilyn y est merveilleuse, à la fois femme-enfant, séductrice, maternelle et amante...

 A 21h: 7 ans de réflexion ( Billy Wilder 1956)  (1h45)




L'histoire: Richard Sherman, un publiciste, après avoir déposé à la gare femme et enfants, reste seul pour les vacances d'été dans son appartement new-yorkais.
Après sept ans de mariage, il fantasme allègrement sur les filles qu'il rêve de séduire. Sa solitude va vite être troublée par sa charmante voisine blonde du dessus. Il ne tarde pas à l'inviter chez lui pour prendre un verre..










Notre avisSans doute le film le plus célèbre de Marilyn Monroe, qui séduit ici sans le vouloir : la fameuse scène où sa jupe se soulève au-dessus de la grille d'aération du métro appartient à l'histoire du cinéma. Avec le personnage masculin, symbole des obsessions sexuelles et de la frustration du mâle américain, Wilder, toujours drôle, grinçant, burlesque, se moquait d'une Amérique qui découvrait la sexualité. Cette belle comédie de mœurs prouve que Wilder, qui sut  se jouer du code Hays ( code de bienséance), fut un caricaturiste incontournable de l’âge d’or hollywoodien. On n'est pas prêt d'oublier l'usage qu'il fit ici  du 2e Concerto pour piano de Rachmaninov....