semaine du 30 mars au 6 avril 2011

MA PART DE GÂTEAU


De Cédric Klapisch


(France 2011) (1h49)


avec Karin Viard,

Gilles Lellouche,

Audrey Lamy,

Zinedine Soualem


France, ouvrière, vit à Dunkerque, avec ses trois filles. Au chômage après la fermeture de son usine, elle décide de partir à Paris, où elle est engagée comme femme de ménage par Steve, un trader, qui travaille entre la City et La Défense. Cette comédie sociale grinçante, drôle, mordante, à la manière de Capra, est aussi un film politique déchirant et joyeusement libre, dont on sort revigoré !




TRUE GRIT

De Ethan et Joël Coen


(USA 2011) (1h50) VO (ou VF)


avec Jeff Bridges,

Matt Damon,

Josh Brolin,

Hailee Steinfeld


Mattie Ross, 14 ans, réclame justice pour la mort de son père abattu de sang-froid par Tom Chaney. Elle engage un Marshall à la poursuite du criminel et décide de l'accompagner dans une traque, qui les mène jusqu'en territoire indien.... Ce western viril, drôle, savoureux, nous fait vibrer au grondement des sabots, au son des coups de feu, sans jamais laisser de côté le trio attachant des personnages : un des meilleurs voyages de cinéma à entreprendre en ce moment !




LA PERMISSION DE MINUIT


De Delphine Gleize


(France 2011) (1h50)


Avec Vincent Lindon,

Emmanuelle Devos,

Quentin Challal


Une amitié hors normes lie David, 50 ans et Romain, 13 ans. Le premier, professeur en dermatologie soigne et opère le second depuis qu'il a 2 ans. Romain est, en effet, atteint d'une déficience génétique rare, qui lui interdit tout contact avec la lumière du jour. Un jour, David obtient une mutation inattendue ; mais comment annoncer à Romain son départ ? Ce film sensible et beau, pudique, profond, joué avec justesse et humanité, reste à fleur d'émotion, sans jamais verser dans le pathos : il nous touche en plein cœur !




LE VOLEUR DE LUMIERE


de Aktan Arym Kubat


(Kirghizistan 2010) (1h25) VO


avec Aktan Arym Kubat,

Taalaïkan Abazova


Pour ce village perdu dans les steppes, l'arrivée de l'électricité est un grand espoir, vite déçu car le progrès coûte cher! Par chance, l' électricien local est un bricoleur de génie, capable de trafiquer les compteurs pour rendre l'électricité accessible à tous...Ce film joyeux et attachant brosse un portrait tout en subtilité de cet ancien état soviétique à la corruption galopante.




Rencontres d’Amérique Latine


L'HOMME D'A CÔTE (el hombre de al lado)


de Gaston Duprat, Mariano Cohn


(Argentine 2009) (1h50) VO


Avec Rafael Spregelburg,

Daniel Araoz


Leonardo, designer en vogue, vit avec sa famille dans une maison conçue par Le Corbusier. Un beau matin, réveillé par un bruit inhabituel, il constate que le voisin est en train d'ouvrir une fenêtre, vis à vis de sa maison. Leonardo va tenter de l'en dissuader. A travers la difficulté de cohabitation entre des personnages antagonistes, les réalisateurs abordent la comédie sociale. L'humour n'est jamais gratuit et le constat sous-jacent peut donner le vertige !




Ciné-goûter mercredi à 14h30


KERITY ET LA MAISON DES CONTES


De Dominique Monféry


(France/Italie 2009) (1h20)


Avec les voix de Jeanne Moreau,

Pierre Richard


Natanaël, 7 ans, ne sait toujours pas lire. Quand sa tante lui lègue sa bibliothèque, il est très déçu ! Et voilà que soudain, ce lieu sinistre s'anime : les héros des contes se glissent hors des pages et appellent Natanaël à l'aide ! Un film d'animation (superbement illustré par Rebecca Dautremer) convaincant et enchanteur ! Tarif unique 3.50€.




Ciné classique Dimanche à 18h


DU SILENCE ET DES OMBRES (To kill a mockingbird)


de Robert Mulligan


(USA 1962) (2h09) VO


avec Gregory Peck,

Mary Badham,

Phillip Alford…


Dans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d’office pour défendre un homme noir injustement accusé de viol… Récompensé par trois oscars, dont celui du meilleur acteur pour Gregory Peck, Du silence et des ombres est, avec Un été 42, l’un des films pour lesquels on se souvient le mieux de Robert Mulligan, réalisateur à la filmographie par ailleurs riche et éclectique. Sorti en 1963, ce film est l’adaptation du best-seller d’Harper Lee Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, qui effectue une plongée dans l’Amérique ségrégationniste des années 1930, vue à travers le regard des enfants. Film emblématique, il reste un peu méconnu en dehors du territoire nord-américain. On retrouve dans cette adaptation l’ambiance de La nuit du chasseur de Charles Laughton, soit un mélange de mythologie biblique et de littérature gothique sur fond de moiteur et de peur, commun aux écrivains du Sud.