Cycle Stanley Kubrick



Rétrospective

Stanley Kubrick

1928-1999
"Je ne pense pas que les écrivains, les peintres ou les cinéastes oeuvrent parce qu’il y a quelque chose qu’ils désirent particulièrement dire ; il y a quelque chose qu’ils ressentent. Et ils aiment la forme artistique : ils aiment les mots ; ou bien ils aiment l’odeur de la peinture ; ou encore ils aiment le celluloïd, les images photographiques et le travail avec les acteurs. Je ne pense pas qu’un acteur véritable n’ait jamais été orienté par quelque point de vue didactique, même quand il pensait que c’était le cas."


Dimanche 16 novembre à 18h



LE BAISER DU TUEUR
De Stanley Kubrick
(USA 1955) VO (1h07)


Avec Frank Silvera, Irene Kane,
Jamie Smith



Davy, boxeur en fin de parcours, vole un soir au secours de sa voisine, Gloria , hôtesse de dancing. Les circonstances vont contrarier le début de romance entre les deux. Le manager de Davy est battu à mort et Gloria est enlevée par son patron. Avec la police à ses trousses, Davy va affronter la mafia.Somptueux décors de docks déserts la nuit, séquence finale d’anthologie dans des entrepôts de mannequins, sécheresse et violence des scènes de bagarre pour ce film noir fulgurant !


« La critique américaine passa complètement à côté du film. Seul Gavin Lambert exprimait son intérêt dans la revue britannique « Sight and Sound » et surtout devinait qu’un auteur entrait dans la carrière. »


Dimanche 23novembre à 18h
L’ULTIME RAZZIA De Stanley Kubrick

(USA 1956)
VO (1h23)

Avec Sterling Hayden, Coleen Gray,
Vince Edwards


A peine sorti de prison, Johnny Clay annonce qu’il va tenter son dernier et son meilleur coup : dérober les recettes des paris au champ de courses. Il constitue alors une équipe très éclectique : un vieil ivrogne, un caissier, un barman, un policier endetté et un tireur d’élite. Ce hold-up devrait rapporter deux millions de dollars et n’entraîner aucune violence. Sherry Peatty, la femme du caissier apprend l’existence de ce projet et s’empresse d’en parler à son amant. Le partage du magot donnera alors lieu à un terrible règlement de comptes.

« Dans un film policier, c’est presque comme dans une corrida : il y a un rituel, un schéma sous-jacent qui font que le criminel ne peut s’en tirer ; de telle sorte que, si vous pouvez suspendre un instant votre connaissance de ce fait, il reste tout au fond de votre esprit, une petite certitude qui connaît et vous prépare à accepter le fait que le héros ne réussira pas. Ce type de fin est aisément admis. »


Dimanche 30 novembre à 18h

DOCTEUR FOLAMOUR


De Stanley Kubrick
(USA 1963)VO
(1h33)
Avec Peter Sellers, George C Scott,
Sterling Hayden, Keenan Wynn



Persuadé de l’existence d’un complot communiste, le général Ripper lance une attaque de bombardiers B-52 vers l’URSS et isole la base militaire du reste du monde. Le Président des Etats-Unis convoque son état-major, prévient les instances politiques soviétiques et donne l’ordre de neutraliser la base du général. Les avions sont rappelés mais l’un d’eux manque à l’appel et continue de voler vers ses objectifs. Le Président demande alors conseil au Dr Folamour, un ancien physicien nazi, pour connaître les chances de survie alors qu’une terrible bombe menace la planète.

« J'ai eu l'idée de cette comédie cauchemardesque, après avoir entendu le Président Kennedy dire que la guerre atomique, que l'on déclenche uniquement en pressant un bouton, a mille fois plus de chance d'avoir lieu à la suite d'une erreur ou d'un geste de folie, que de se déclarer sur l'ordre effectif des responsables.
L’image réelle ne pénètre ni ne transcende. Ce qui m’intéresse maintenant, c’est de prendre une histoire fantastique et invraisemblable et de tenter d’aller jusqu’au fond, faisant en sorte qu’elle paraisse non seulement vraie mais encore inévitable. »



Dimanche 7 décembre à
17h
BARRY LYNDON

De Stanley Kubrick

(USA 1975) VO
(3h07)

Avec Ryan O'Neal, Marisa Berenson,
Patrick Magee

Au XVIIIe siècle en Irlande, à la mort de son père, le jeune Redmond Barry ambitionne de monter dans l'échelle sociale. Il élimine en duel son rival,un officier britannique amoureux de sa cousine mais est ensuite contraint à l'exil. Il s'engage dans l'armée britannique et part combattre sur le continent européen. Il déserte bientôt et rejoint l'armée prussienne des soldats de Frederic II afin d'échapper à la peine de mort. Envoyé en mission, il doit espionner un noble joueur, mène un double-jeu et se retrouve sous la protection de ce dernier. Introduit dans la haute société européenne, il parvient à devenir l'amant d'une riche et magnifique jeune femme, Lady Lyndon. Prenant connaissance de l'adultère, son vieil époux sombre dans la dépression et meurt de dépit. Redmond Barry épouse Lady Lyndon et devient Barry Lyndon...




« Si vous dites que vous vous en fichez, il y a un énorme sentiment de démoralisation. Quand je suis sur un film, de a à z, les seules limitations que je respecte sont la somme dont je dispose et le sommeil qu'il me faut. Ou bien vous vous en fichez, ou bien pas, et alors je ne sais tout simplement pas où tracer la frontière entre les deux choses. »