ciné classique dimanche 19 mars à 18h10: Indochine

Dimanche 19 mars à 18h10

Ciné classique

Indochine ( Régis Wargnier) (1992) ( 2h35)







L'histoire : En Indochine, en 1930, Eliane Devries dirige l'une des plus importantes plantations d'hévéas du pays. Elle ne s'est jamais mariée et vit avec Camille, sa fille adoptive. Alors que les révolutionnaires communistes multiplient les attentats, Eliane succombe au charme d 'un jeune officier de marine arrivé depuis peu à Saigon. Elle, d'ordinaire si froide, devient la maîtresse passionnée de ce jeune homme sûr de lui, prêt à conquérir le monde. Mais il lui échappe....

Notre avis :




Film à grand spectacle, "Indochine" est une superbe réalisation. L'histoire est pourtant fictive, et imaginée spécialement pour le film par trois écrivains bien inspirés Eric Orsenna, Louis Gardel et Catherine Cohen

En 1993, Indochine a remporté de nombreuses récompenses à travers le monde parmi lesquelles cinq César - meilleure actrice ( Catherine Deneuve), meilleur second rôle féminin, meilleure photographie, meilleurs décors et meilleur son , l'Oscar du meilleur film étranger ainsi que le Golden Globe du meilleur film étranger.

En jonglant habilement avec les conventions du romanesque, Régis Wargnier réalise son meilleur film et donne à Catherine Deneuve un de ses plus beaux rôles.

Le premier atout, le premier plaisir, c'est Catherine Deneuve... Quoi de plus mystérieux que ce visage, si pur, si parfait, si lisse ? On sent bien ce qu'il peut receler de pensées secrètes, de fêlures et d'inquiétudes, de troubles et d'emballements. . Elle a investi ce personnage avec une grâce, une délicatesse et une puissance confondantes, glissant littéralement d'une scène à l'autre, d'un sentiment à l'autre, aussi différents soient-ils. Elle est magique. C'est dans ces nuances, dans ces subtilités que se trouve le grand art. Le film n’a certes pas le souffle d’Autant en emporte le vent ou du Docteur Jivago dans sa dimension mélodramatique, mais Indochine excelle à dépeindre une petite communauté coloniale inconsciente des dégâts qu’elle commet et prise au piège d’une rébellion qui la dépasse.