Ciné Goûter du 13 décembre

Faute d'amour

Jeudi 14 décembre 

20h30
Au cinéma Véo-Muret

C'est Faute d'Amour qui est le choix 1 et 2 de la consultation. C'est donc ce film qui vous sera proposé jeudi 14 à 20h30

Venez nombreux voir ou revoir ce film bouleversant du réalisateur de Léviathan.






Ginger et Fred: ciné classique dimanche 3/12 à 18h20

Dimanche 3 décembre à 18h20
ciné-classique

Ginger et Fred ( 2h) de F. Fellini avec Giulietta Masina et Marcello Mastroianni(1985)



C'est l'histoire pathétique, de deux danseurs de claquettes, prénommés Fred et Ginger en hommage à Fred Astaire et Ginger Rogers, aux prises avec le monde hostile de la télévision. Ils sont tous les deux convoqués pour exécuter, trente ans plus tard, leur célèbre numéro de claquettes dans une gigantesque émission en direct le soir de Noël.

Critique du film

Pour cette fiction lumineuse, Fellini oublie l’outrance et l’exubérance de ses œuvres passées, pour accoucher d’une satire mélancolique, mais non sans humour, de la société de divertissement italienne des années 80, véritable royaume du nabab Berlusconi, gourou des médias qui contrôlait pas moins de trois réseaux télévisuels en Italie.

Fellini, en écrivant Ginger et Fred, a des comptes à régler, avec l’inculture du public, éventuellement, mais surtout avec le spectacle qui abreuve et abrutit ce public : la télévision. S’il faut donc revenir en arrière, c’est surtout pour tenter de définir plus en amont le rapport complexe entre attraction et répulsion, entretenu par Fellini avec le petit écran.

Et la magnifique bande-son est signée Nicola Piovani...






Marie-Pierre Lafargue, spécialiste du cinéma italien, auteur d'un dictionnaire du cinéma italien, présentera Ginger et Fred et échangera avec les spectateurs après projection.

Animation en partenariat avec l'ACREAMP

Le mystère Picasso: dimanche 26 novembre à 18h30

Le mystère Picasso (1h18)
Ciné classique
Henri-Georges Clouzot ( France 1956)
Dimanche 26 novembre à 18h30
présenté  par Frédéric Thibaut en collaboration avec l'ACREAMP et La Cinémathèque de Toulouse


Le Mystère Picasso, événement absolument unique dans l’histoire du cinéma, permet d’assister en direct au processus créatif d’un grand artiste Picasso. Clouzot , ami de très longue date du peintre, place  sa caméra derrière la toile pendant que Picasso dessine devant. Le dessin se forme ainsi sous nos yeux, ensuite, Picasso se met à l’huile, sur des toiles de grand format panoramique. Là, Clouzot place sa caméra devant la toile qu’il filme à intervalles réguliers.
 On entend Picasso dire : « On va croire que je l’ai fait en 10 minutes… alors qu’il m’a fallu 8 heures ! » Le peintre fait et refait sans cesse ses formes, ses courbes, ses motifs, tente de partir sur une voie, l’abandonne, en essaie une autre… C’est un véritable spectacle ! Si au début du film, le crissement du feutre sur le papier est l’unique environnement sonore, la musique se fait de plus en plus présente à mesure que le film avance. Le Mystère Picasso est un film passionnant, absolument indispensable à toute personne intéressée par la peinture ou par le processus créatif en général.

Frédéric Thibaut:
      Frédéric Thibaut de la Cinémathèque de Toulouse, présentera l'œuvre de Clouzot et en dira plus sur ce film très spécial dans l'œuvre du réalisateur. Frédéric Thibaut affiche ses penchants pour le film de genre et traque séries B, films d'auteur et bizarreries de toutes époques confondues. Dans le département collection film de la Cinémathèque de Toulouse, il travaille au sein du service programmation de la même institution tout en s'activant dans les pages de la revue «Mad Movies» qui se consacre au cinéma fantastique sous toutes ses formes.

Un goût de miel : dimanche 29 octobre à 18h20

 Ciné classique
Dimanche 29 octobre à 18h20
Un goût de miel
L'histoire: Jo, lycéenne un peu gauche, vit à Manchester avec sa mère Helen qui se soucie plus de trouver un nouvel amant que de s'occuper de sa fille. Un soir que sa mère l'a mise dehors pour vivre une nouvelle aventure amoureuse, Jo vit une brève idylle avec un marin noir. Enceinte,  abandonnée par sa mère qui s'est remariée, elle rencontre Geoffrey, un jeune homosexuel....


 Notre avis "L’œuvre frappe  par le courage avec lequel Tony Richardson aborde des thèmes sensibles à l’époque : les familles monoparentales, la cohabitation hors mariage, les mères célibataires, les unions interraciales et surtout l’homosexualité "
: "A Taste of Honey rencontrera une reconnaissance majeure - Prix d’interprétation pour Rita Tushingham et Murray Melvin à Cannes en 1962, meilleur film et scénario au BAFTA; il marquera durablement la culture anglaise"
  
  "Le charme aussi étrange que pétillant de Rita Tushingham, son interprétation sensible mais totalement dénuée de mièvrerie mérite à elle seule qu'on s'y arrête" 
 "La  superbe photo de Walter Lassally,  les cadres de Richardson   offrent aussi au spectateur de grands  moments de grâce". 

Samedi soir, dimanche matin: dimanche 22 octobre à 18h30

Ciné classique
Dimanche 22 octobre à 18h30
Samedi soir, dimanche matin ( Karel Reisz 1960) ( 1h29)
L'histoire


Ouvrier tourneur dans une usine de Notthingham, Arthur Seaton oublie son travail abrutissant quand arrive le week-end. Là, il partage son temps entre le pub où la bière coule à flots et sa  maîtresse Brenda,  épouse de l'un de ses collègues. Il fait la rencontre  d'une jeune femme  très attirante; c'est alors que Brenda lui annonce qu'elle est enceinte de lui.....



Critique du film:  
1960: Le Free Cinéma vient de naître avec "Saturday Night and Sunday Morning" de Karel Reisz  d'après un scénario d'Allan Sillitoe,  qui écrivit également l'année suivante "La solitude du coureur de fond", réalisé par Tony Richardson, 
Samedi soir, dimanche matin se distingue  par un traitement frontal, et d’un réalisme alors inhabituel, de la sexualité et de l’avortement – ce qui lui valut une interdiction aux moins de seize ans à sa sortie.
 Ce film n'a véritablement pas pris une ride et s'avère encore aujourd'hui terriblement contemporain.



 Albert Finney: 
Premiers pas au cinéma d'un immense acteur....
Albert Finney, dans le rôle d'un ouvrier grognon et anarchiste qui refuse de se plier totalement à sa condition, crève littéralement l'écran de son immense charisme et de son indéniable présence. Venu du théâtre, ce jeune comédien  de 24 ans, débutant au cinéma, fut comparé à Brando dans ce rôle.     
En 1962, il tourne  Tom Jones, entre l'alcôve et la potence, comédie  picaresque dirigée par Richardson sur un scénario d'Osborne.
Parti pour une carrière internationale, on le retrouve dans "l'usure du temps" d'Alan Parker, "Au-dessous du volcan" de John Huston , " Erin Brockovich", "Traffic" de Soderbergh etc.... et en 2012 dans "Skyfall" de Sam Mendes. Il est aujourd'hui âgé de 81 ans.

la solitude du coureur de fond


Ciné classique


Dimanche 15 octobre à 18h30





L'histoire

Par un soir d'hiver, à Notthingham, Colin Smith et son comparse cambriolent une boulangerie et s'enfuient avec la caisse. Le jeune Colin est arrêté et aussitôt envoyé en maison de redressement. Là, le directeur va vite découvrir ses talents de coureur de fond et penser à exploiter cette aptitude. C'est pendant ces longues courses solitaires que le jeune homme s'évade en rêveries, déroule le film de sa vie passée, avec ses douleurs familiales et ses joies amoureuses.

Point de vue critique :



"Ce film-culte, éloge de l'insoumission, est ancré dans le Free cinéma anglais, mouvement proche de la Nouvelle Vague française.

Modernité de la mise en scène.

Déconstruction intelligente des codes de la narration, caméra très mobile, comédien désarmant de naturel, ce film concentre le meilleur du Free cinéma"



"Une œuvre unique, forte et dénonciatrice de la violence sociale d'un pays aux profondes inégalités".

"Cousin anglais d’Antoine Doinel dans Les 400 Coups, il annonce les personnages déshérités des œuvres de Frears, Lee et Loach, bien avant les ravages sociaux du thatchérisme. Poétique par son écriture cinématographique et politique par sa rage dénonciatrice, La solitude du coureur de fond est donc bien une date clef dans l’histoire du cinéma anglais"

Journal d'une femme de chambre ( Bunuel) Ciné classique

Journal d'une femme de chambre 

(Bunuel) ( 1h38) avec Jeanne Moreau, Michel Piccoli

Dimanche 8 octobre à 18h30



A la fin des années 20. Célestine, la nouvelle bonne du vénérable monsieur Rabour, descend du train. Joseph la mène en carriole jusqu'à la propriété bourgeoise . Bientôt, Célestine n'ignore plus rien des travers de chacun. Elle se prête avec complaisance au fétichisme de Rabour, que les bottines féminines rendent fou, mais se refuse aux amours ancillaires que lui propose son gendre, monsieur Monteil.

Critique:

Le film suit le regard ironique et acéré de Célestine, souris malicieuse qui vit dans les couloirs et respire des bouffées d'air vicié à chaque porte qui s'ouvre.

La maison ressemble à une prison cossue, où Buñuel se réjouit d'avoir coffré tous les représentants d'une société qu'il exècre : les bourgeois, incapables de connaître le plaisir, les gens d'Eglise, mielleux et frustrés , et le petit peuple d'extrême droite, visqueux et cruel.



Le détachement cynique de Jeanne Moreau fait merveille. Le « Merde ! » qu'elle profère sans crier gare est un véritable régal.

Jeanne Moreau:


La comédienne, chanteuse, actrice et réalisatrice Jeanne Moreau est morte à l’âge de 89 ans, L’actrice à la beauté sensuelle et à l'inimitable voix grave a fasciné les plus grands réalisateurs. au cours d'une carrière de 65 ans




Elle, est aussi l’inoubliable interprète de la chanson Tourbillon dans Jules et Jim, de François Truffaut ; elle a tourné dans plus de 130 films.

Avant-première The square vendredi 22 septembre à 20h30

Avant-première: The square

vendredi 22 septembre à 20h30



The Square



Christian, séduisant quadragénaire, dirige avec sérieux et compétence un musée d'art moderne. Il prépare d'ailleurs sa prochaine exposition, intitulée "The Square", autour d'une installation incitant les visiteurs à l'altruisme. Un incident mineur, le vol de son téléphone portable suffit à enrayer cette belle mécanique qui régit sa vie privée et sa vie professionnelle.



Trop préoccupé par ses soucis personnels, il laisse l’agence de communication du musée lancer une campagne calamiteuse pour promouvoir The Square. Lors d'un grand dîner officiel de vernissage, le comédien engagé imite un singe et suscite la gêne des mécènes invités jusqu'à une violence incontrôlable . Ce sont là quelques exemples de séquences à la fois drôles, grinçantes, inattendues, dans lesquelles Rüben Ostlund démontre un vrai sens de la cocasserie dans le but d'égratigner l'hypocrisie bourgeoise



Rüben Ostlund
Nouvel espoir du cinéma suédois, Rüben Ostlund avait marqué les esprits avec "Snow Therapy", radioscopie mordante d’un couple en déliquescence, sur fond de vacances au ski dans les Alpes. 

Avis critique: 

  • "Doté d'une mise en scène impressionnante et d'un humour caustique, The Square , a bien mérité sa Palme d'Or "
  • "fable insolite et narquoise
  • "un vrai sens de la scène cocasse et grinçante, décapant le vernis bourgeois"
  • "Une cruauté, aussi dérangeante que chez Bunuel ou Lars von Trier."
  • " Satire grinçante sur le monde contemporain"

cinéma, mon amour


Cinéma, mon amour (1h10) d'Alexandru Belc

Dimanche 17 septembre à 18h









En 1989, il y avait plus de 400 cinémas en Roumanie. Aujourd'hui, il en reste moins de 30...

Victor, directeur de cinéma depuis plus de 40 ans et cinéphile militant est l'âme du ­cinéma Dacia Panoramic dans une petite ville de Roumanie. Il se bat au quotidien avec ses deux employées pour sauver sa salle, l’une des dernières de Roumanie. Si certains cinéastes locaux obtiennent une certaine reconnaissance internationale, paradoxalement les cinéphiles du pays sont à la peine.



Dans ce ­documentaire mélancolique aux airs de Cinema Paradiso, il se remémore le glorieux passé : le hall qui ne désemplissait pas, la foule qui l'attendait en héros quand il rapportait les précieuses bobines de la gare, les neuf cents entrées à la première de ­Titanic. Aujourd'hui, en hiver, le lieu est glacial. Tout en restant chaleureux : le patron et ses deux employées distribuent des couvertures et du thé aux quelques spectateurs.


Alexandru Belc naît en 1980, en Roumanie. Il sort diplômé de l’Ecole de cinéma de Bucarest en 2007 et obtient un master en sciences politiques en 2012. Il travaille ensuite en tant qu’assistant réalisateur pour Corneliu Porumboiu et Cristian Mungiu. Il est script sur le tournage de 4 mois, 3 semaines et 2 jours de Cristian Mungiu, Palme d’Or en 2007


Critiques de presse :

"L'excellent documentariste Alexandre Belc consacre à Victor un portrait admiratif et captivant."
"Un film modeste et chaleureux, une ode à la résistance et à la débrouille."
"Film très touchant ! Sur le combat d'un directeur de salle pour sauver son cinéma, et sauver la culture ! Un film nécessaire et engagé ! Un acte militant, c'est courir dans les salles le voir !"

Jeudis de VCM

Participez à la création de ces soirées !


Vous avez ci-après une liste de cinq films qui, nous le pensons, méritent d’être programmés.

Vous devrez, si vous voulez être acteur de ces soirées, cocher répondre aux questionnaire en faisant vos vos choix par ordre de préférence dans un délai de 15 jours.

Le film qui aura reçu la majorité des suffrages des adhérents participants, sera projeté le 12 octobre  dans la cadre des « JEUDI de VCM »

Pour que ces soirées soient une réussite et perdurent dans le temps, nous comptons sur vous pour un maximum de participation et nous vous proposons de diffuser ce questionnaire.


Des trésors plein ma poche

dimanche 18 juin à 18h: ciné classique Priscilla, folle du désert

Dimanche 18 juin à 18h

ciné classique

Priscilla, folle du désert





L'histoire : Felicia et Mitzi, deux travestis de Sydney, retrouvent leur amie transsexuelle Bernadette, et lui proposent de les accompagner à Alice Springs, de l'autre côté du désert, où les attendent un contrat de cabaret juteux. Quelques hésitations et le voyage peut enfin démarrer, à bord d'un bus appelé Priscilla, transformé en loge roulante. Lâché en brousse, le trio va faire l'expérience du road-movie et rencontrer l'Australie profonde.



Notre avis : Nous sommes en 1994 et ce road-movie fauché mettant en scène trois drag-queens obtint un succès inattendu qui contribua à ouvrir un pan de la culture homo au grand public. L’engouement est tel qu’une adaptation scénique voit le jour à Broadway, et aujourd’hui à Paris. À cette occasion, le film ressort en salles et fait souffler son esprit libertaire.

Stephan Elliot était loin de s’imaginer être présent à Cannes . De fait, la production reste modeste. et l’équipe doit redoubler de créativité pour pallier au manque de budget (le bus, par exemple, n’a été peint que d’un seul côté, on recycle du tissu pour faire les robes). Une économie de moyens qui s’appuie sur un casting extrêmement solide. Pour interpréter Bernadette, la transsexuelle, c’est finalement Terence Stamp ( Théorème, L'obsédé) qui s’empare à merveille de ce rôle à contre-emploi. À ses côtés, Guy Pearce (qui n’a pas encore la carrière hollywoodienne qu’on lui connaît) campe un coéquipier attachant. Quant à Hugo Weaving ( connu bien plus tard grâce à Matrix et au Seigneur des anneaux), il sait donner toute l’humanité nécessaire à son personnage.



Un film d’une rare qualité esthétique, soutenu par une photographie somptueuse et des décors naturels absolument grandioses. Des dialogues désopilants d’une grivoiserie revigorante, des numéros musicaux chatoyants, rythmés par les musiques d'ABBA et de Village People, une comédie musicale culte!

Une comédie très gay qui donne une pêche d’enfer !

dimanche 11 juin à 18h30 ciné classique : Infidèlement vôtre

Infidèlement vôtre 

(USA 1948, comédie de Preston Sturges)


L'histoire : Un célèbre chef d'orchestre, Sir Alfred, est persuadé que sa femme, la très jolie Daphné, le trompe avec son secrétaire, Tony. Au cours d'un concert, inspiré par Rossini, Wagner et Tchaïkovski, il imagine trois façons différentes de venger son honneur. Le concert s'achève devant une salle en délire. Insensible, Sir Alfred s'apprête à mettre en pratique ses fantasmes.

Notre avis : Le film accélère encore après le concert, quand Alfred va tenter de mettre en pratique les scénarios échafaudés mentalement. Evidemment, rien ne se passera comme il l’avait imaginé, ce sera un enchaînement de gaffes, de maladresses et de chutes clownesques, les trois scénarios se chevauchant et se mélangeant dans le désordre et la cacophonie la plus totale… Une comédie d’une drôlerie et d’une élégance irrésistibles, soutenue par des dialogues étincelants, des personnages secondaires savoureux, une rapidité d’exécution et un art consommé dans la montée de la mayonnaise narrative et du bordel nonsensique, bref, tout ce qui fait la perfection des grandes comédies de cette époque.

Rex Harrison, l’interprète inoubliable du fantôme de "L'Aventure de Mme Muir" et du professeur Henry Higgins de My Fair Lady éclabousse l’écran de son talent, se montrant aussi bien à l’aise dans les joutes oratoires que dans l’expression gestuelle (l’énergie qu’il déploie en dirigeant l’orchestre et dans la séquence burlesque finale impressionne). Son épouse, charmante et dévouée, est jouée par Linda Darnell, une immense star.
Donc si vous aimez les comédies qui sont aussi hilarantes qu'intelligentes, qui de plus sont d'une modernité qui les placent parmi les classiques intemporels, alors vous vous devez de voir absolument ce chef d'oeuvre absolu.
On pense, bien sûr, à Lubitsch et on écoute tour à tour avec plaisir, dirigés par le comédien-chef d'orchestre, l'ouverture de Sémiramis de Rossini, l'ouverture de Tannhaüser de Wagner, Francesca da Rimini de Tchaïkovski.

jeudi 22 juin à 20h 30 : Soirée Courts métrages

Jeudi 22 juin à 20h30

Soirée "courts métrages amateurs et professionnels" proposés par : l'Association Imag'In,

l'Agence du court métrage en présence des réalisateurs amateurs, en partenariat avec le cinéma Véo Muret et l'association Vive le cinéma à Muret

  • Pas golf, fiction de Bernard Cantagrel, Gérard Bénavent et Moïse Bendayan, (1 minute).
Il pleut, sa journée de golf est fichue, il râle...... Sa femme a une idée !

 


  • Le barde du Fousseret, documentaire de Michel Troubat et Bernard Tournois, (11 minutes).
Au milieu des bois, sans eau courante et sans électricité, le barde du Fousseret vit par et pour sa musique.

  • Taphophobie, fiction de Jacques Canet, (17 minutes).
 La peur d'être enterré vivant s'appelle la taphophobie. C'est le cas de Charles Edouard Ravignac... Mais on ne badine pas avec la mort.

  • Jour de chance, fiction de Gérard Bénavent, (1 minute).
Il faut profiter au maximum de ce jour là !

  • Les timbrés, reportage de Gérard Bénavent, (10 minutes).
Chaque année pendant une semaine autour du 14 Juillet, la fanfare "Les Timbrés" choisissent une ville dans le sud de la France. Ils se produiront sur les marchés ou devant les terrasses de café pour divertir les habitants ou touristes.


  • Un goût de parfum, fiction de Jean-Luc Laupèze, (1 minute).
Ce soir, Madame a décidé d'être belle et parfumée pour Monsieur, un homme de bon goût.

  • Frigomania, fiction de Emmanuel Dubois, (20 minutes).

Le réfrigérateur de René Auffret, retraité, tombe en panne en pleine canicule. L'achat d'un nouveau frigo le confronte à l'univers impitoyable de la consommation et du service après vente.
 

Courts métrages de l'Agence du court métrage : 

  • L'AVENIR EST À NOUS ( 19 minutes)


Maxime, jeune étudiant enthousiaste, cherche un appartement. À l'occasion d'une visite qui se présente plutôt mal, il rencontre Louis, un homme d'une soixantaine d'années dans le même cas. Tous deux ont besoin d'un garant. Ils partent alors à Noirmoutier retrouver Denis, le père de Louis... 



Réalisation, scénario : Benjamin Guillard (France, 2015) Distribution : Olivier Saladin (Louis), François Deblock (Maxime), Roger Dumas (Denis), Anna Gaylor (Jeanne), Olivier Broche (le docteur Richard) Genre : comédie

  • GARDEN PARTY ( 6 minutes 50)



De : Florian Babikian, Vincent Bayoux, Victor Caire, Théophile Dufresne, Gabriel Grapperon, Lucas Navarro

Dans une villa abandonnée, des amphibiens explorent les environs poussés par leurs instincts primaires. ( film d'animation)

La soirée se conclura par le pot de l'amitié offert par Imag'In et Vive le cinéma à Muret.







Dimanche 4 juin à 18h30: ciné classique : Un jour à New York

Dimanche 4 juin à 18h30

Ciné classique

Un jour à New York (1949 USA)

L'histoire : Trois marins ont une permission d’un jour sur le sol new-yorkais. A peine mis un pied à terre, ils se lancent à la découverte de la ville mais surtout de ses habitantes. Chacun des garçons va alors faire une rencontre inespérée et inattendue; ce sera une chauffeuse de taxi et une étudiante en anthropologie pour les 2 premiers. Malheureusement leur troisième copain est tombé amoureux d’une mannequin inaccessible. Les trois compagnons vont alors ratisser la ville de New-York afin de la retrouver ...

Notre avis : "Pour leur première réalisation, Stanley Donen et Gene Kelly signent un film très moderne, une comédie musicale qui innove sur deux plans : d’une part, ils portent le spectacle au grand air, une grande partie de l’action, y compris certains ballets, se déroule en extérieurs, dans la ville elle-même et, d’autre part, ils intègrent totalement les scènes de danse dans le récit . Une bonne humeur et un optimisme permanent portent le film et Gene Kelly est un danseur d'exception. Un jour à New York a apporté une vraie bouffée d’air pur à la comédie musicale américaine." 
L'influence du film sera d'ailleurs évidente 12 ans plus tard dans West Side Story. 

"Une comédie musicale pleine d’énergie, optimiste et colorée. Un pur bonheur." 

 "Pour le duo Gene Kelly, Stanley Donen, ce film est une formidable répétition générale trois ans avant la réussite éclatante de Chantons sous la pluie!" 

"Un véritable guide touristique de New-York que cette comédie musicale avec les 24 heures de permissions de ces trois marins qui vont nous faire découvrir cette ville a travers de somptueux numéros de danse"

Lumière, l'aventure commence

Vendredi 2 juin à 20h30

Lumière, l'aventure commence ! (film :1h30) 

La soirée à l'initiative conjointe de Vive le cinéma et de la compagnie "Le Bathyscaphe"est organisée en deux parties:
  • Qui êtes-vous Thierry Frémaux ? à partir de courts extraits de son livre"Sélection officielle", lecture d'anecdotes de Thierry Frémaux (responsable de la  "Sélection officielle" cannoise) par la compagnie Le Bathyscaphe.
  • Film Lumière, l'aventure commence 



Le sujet : En 1895, les frères Lumière inventent le Cinématographe et tournent parmi les tout-premiers films de l’histoire du cinéma. Mise en scène, travelling, trucage ou remake, ils inventent aussi l’art de filmer. Chefs-d’œuvre mondialement célèbres ou pépites méconnues, cette sélection de films restaurés offre un voyage aux origines du cinéma , guidé par la voix de Thierry Frémaux. Lumière, l’aventure du cinéma commence ! 



Notre avis : "Un complet ravissement." "Le spectacle est éblouissant. On a l'impression d'ouvrir une malle aux trésors pleine de surprises amusantes, émouvantes, captivantes." "Passionnant, émouvant, indispensable" "En voix off, posée à juste distance, tour à tour didactique, précis et drôle, Thierry Frémaux éclaire d’une intelligence accessible les images muettes, parlantes, au burlesque irrésistible, des premiers films" "Thierry Frémaux offre une œuvre de mémoire lumineuse et ludique, doublée d’une magnifique déclaration d’amour au cinéma." 


La cabane à histoire - 21 juin 2017

Ciné classique Tous en scène

Dimanche 28 mai 2017

Ciné classique

Tous en scène ( Minnelli 1953)





L'histoire: Oublié de tous, Tony Hunter, célèbre danseur d'avant guerre, débarque à la gare de New York. Surprise : une horde de journalistes attend sur le quai. Mais il s'agit d'une méprise. Tous sont venus pour la belle Ava Gardner. Désappointé, Tony retrouve deux de ses amis, qui forment son seul comité d'accueil ! Grâce à leur affection, il va reprendre le chemin du théâtre et connaître à nouveau le succès.....




Notre avis : "Après sa description personnelle et minutieuse du monde du 7ème Art dans le superbe et lyrique Les ensorcelés, Vincente Minnelli nous offre cette fois avec Tous en scène un touchant hommage au petit microcosme du théâtre et du spectacle à travers les enthousiasmes et les déceptions, les amours et les jalousies, les bonheurs et les malheurs, la camaraderie et les trahisons d’une troupe itinérante qui va de succès en échecs ou plutôt en l’occurrence d’échecs en succès.." 

"Produit par la MGM dans la foulée de cet immense classique avec Gene Kelly qu'est Chantons sous la pluie, Tous en scène partage avec ce dernier de nombreux points communs. Les deux films ont non seulement été produits par la fameuse Freed-Unity mais bénéficient aussi chacun du même duo de scénaristes. Les deux intrigues tournent plus ou moins autour de l’échec d’une production qu’il faudra tout faire pour relancer quitte à la revoir de fond en comble. "




"Avec humour, forte vitalité, humanité et poésie, Vincente Minnelli signe effectivement une véritable déclaration d’amour pour ce monde qu’il connait par cœur et nous fait cadeau d’un nombre étonnant de numéros musicaux tous plus réussis les uns que les autres."

"Chef d'oeuvre de légèreté porté par la grâce de Cyd Charisse et la classe de Fred Astaire, mais aussi par une somptueuse mise en scène de Minnelli et un scénario brillant, jouant intelligemment des mises en abîme, grand spectacle rafraîchissant, accompagné d'une remise en question du monde du spectacle et de l'art, ode à la comédie humble et honnête, Tous en scène est un véritable joyau."

dimanche 21 mai à 18h20: Sous le soleil de Satan(Palme d'or en 1987)

Dimanche 21 mai à 18h20
Ciné classique
Sous le soleil de Satan (  1h43) (Pialat)


L'histoire: La jeune Mouchette, 16 ans, tue son amant. Tout le monde pense que le défunt s'est suicidé. Mais l'adolescente ressent le besoin de confier son crime à l'abbé Donissan, le vicaire du village. Une relation étrange, malsaine se noue entre eux....






Notre avis:  "Ce film, âpre et austère, parle de Dieu et d'absolu aux antipodes de toute image sulpicienne.  Pialat adapte librement le livre éponyme de Georges Bernanos, roman lucide et mystique, sur la solitude de la foi. Cette pesanteur, qui écrase les êtres et les paysages, permet à Pialat d'instiller une violence plus sourde mais aussi dévastatrice que dans le reste de ses films. La campagne du Nord se transforme en chaos de glèbe et de chaux, en univers silencieux où s'affrontent le bien et le mal, la foi et le doute."
Auréolé par la Palme d’or en 1987, Sous le soleil de Satan est un film puissant et passionné qui ne peut laisser indifférent. Sa mise en scène est sublime"



"Les magnifiques séquences de Donissan déambulant dans les plaines répondent  à celles situées en intérieur qui baignent dans des clairs-obscurs remarquables. De même,  la bande-son accentue cette sensation étrange qui se dégage de nombreuses scènes, clairement fantastiques – le moment du miracle, les différentes morts, la rencontre avec le diable. Une telle maîtrise de la mise en scène - lumières, décors, cadrage - émerveille..."  
Une Palme d'Or à Cannes sous les sifflets pour une réponse  célèbre de Pialat:
 "Je ne vais pas faillir à ma réputation : je suis surtout content ce soir pour tous les cris et les sifflets que vous m'adressez. Et si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus. »