Semaine du 19 au 25 novembre 2008



MENSONGES D’ETAT


De Ridley Scott

(USA 2008) (2h08)

Avec Leonardo DiCaprio,
Russell Crowe


Roger Ferris, agent de la CIA, infiltré au Moyen-Orient, traque un terroriste basé en Jordanie. Très adapté à sa mission, il collabore avec le chef de l’espionnage jordanien, tandis que son boss joue au golf à Washington. Dangers, courses-poursuites, mensonges, pièges divers, tortures : voici un formidable film d’action, captivant, fascinant qui nous propose une lecture pertinente des conflits modernes, tout en montrant sans complaisance le sale boulot de l’espion. Visuellement superbe !




LA VIE MODERNE

De Raymond Depardon

(France 2008)
( 1h30)

Depardon a suivi pendant 10 ans des paysans de moyenne montagne. Il nous fait entrer dans leurs fermes avec un naturel extraordinaire. C’est avec émotion que la voix du cinéaste ouvre et clôt ce superbe documentaire. Avec une infinie délicatesse, donnant une impression de naturel et de simplicité, Depardon plante sa caméra au cœur de ces familles et nous livre un chef d’œuvre passionnant, touchant et parfois drôle, qui parle de nos racines et de l’avenir des paysans. A ne pas manquer !!!!

W. - L'improbable Président

De Oliver Stone (USA 2008)
(2h)

Avec Josh Brolin, Elizabeth Banks,
Ellen Burstyn



Comment George W Bush est passé d’une jeunesse débridée à la présidence de la première puissance mondiale. « Le réalisateur des Doors et de Tueurs nés s'en tire cette fois plutôt bien : excellents dialogues et portrait assez réaliste du futur ex-président des Etats-Unis... Au final, Stone ne révèle aucun scoop mais réussit à brosser un portrait de Bush à charge sans surcharge, : superbement habité par Josh Brolin. »






MESRINE, L’INSTINCT DE MORT


De Jean-François Richet


(France 2008) (1h55)

Avec Vincent Cassel,
Cécile de France, Gérard Depardieu,

Premier volet de la légende de Mesrine : des années 60 à Paris au début des années 70 au Canada, le parcours d’un criminel hors norme. Mesrine n’est pas dépeint comme un héros mais comme un homme pétri de contradictions : violent, charmeur, habile rhéteur et surtout rebelle. Un film noir très réussi soutenu par la performance de Vincent Cassel !


HOME

De Ursula Meier

(France/ Belgique) (1h37)

Avec Isabelle Huppert,
Olivier Gourmet


Au milieu d’une campagne calme et désertique, une autoroute laissée à l’abandon et tout au bord une maison avec un petit jardin. Dans cette maison vit une famille. Un jour, les travaux reprennent et l’autoroute va être mise en circulation. Un film inventif, atypique, qui mélange comédie et drame, humour et malaise, psychodrame et méditation politiquement très incorrecte et nous révèle une talentueuse cinéaste !


LA FIÈVRE DE L’OR

De Olivier Weber
(France 2008) (1h35)

L’Amazonie est au cœur d’une nouvelle ruée vers l’or ; dans cette course, l’homme détruit la plus vaste forêt tropicale du monde ! L’or a amené les maladies, le mercure, les crimes, la prostitution, l’alcoolisme et a transformé les fleuves en poubelles. Au cœur de cette jungle sans frontières se joue le drame des amérindiens Wayanas, côté Guyane française, pollués par le mercure nécessaire à l’amalgame de l’or. Comment un Eldorado peut-il devenir un des pires théâtres de la mondialisation ? Un documentaire passionnant et nécessaire tourné au Surinam, en Guyane et au Brésil.

CINE GOUTER

MERCREDI 19 NOVEMBRE A 14H30

Tarif unique : 3.50€


PAS D'HISTOIRES

Durée (1h10) (France 2001)


Par l’association Dire, faire contre le racisme

12 regards sur le racisme au quotidien : à la suite d’un concours de scénario lancé auprès de jeunes de 16 à 26 ans, 12 histoires ont été retenues et mises en scène par des cinéastes professionnels. Des courts métrages efficaces qui susciteront sans nul doute le débat.



Dimanche 23novembre à 18h

L’ULTIME RAZZIA

De Stanley Kubrick

(USA 1956)
VO (1h23)

Avec Sterling Hayden, Coleen Gray,
Vince Edwards


A peine sorti de prison, Johnny Clay annonce qu’il va tenter son dernier et son meilleur coup : dérober les recettes des paris au champ de courses. Il constitue alors une équipe très éclectique : un vieil ivrogne, un caissier, un barman, un policier endetté et un tireur d’élite. Ce hold-up devrait rapporter deux millions de dollars et n’entraîner aucune violence. Sherry Peatty, la femme du caissier apprend l’existence de ce projet et s’empresse d’en parler à son amant. Le partage du magot donnera alors lieu à un terrible règlement de comptes.

« Dans un film policier, c’est presque comme dans une corrida : il y a un rituel, un schéma sous-jacent qui font que le criminel ne peut s’en tirer ; de telle sorte que, si vous pouvez suspendre un instant votre connaissance de ce fait, il reste tout au fond de votre esprit, une petite certitude qui connaît et vous prépare à accepter le fait que le héros ne réussira pas. Ce type de fin est aisément admis. »